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 « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]

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MessageSujet: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Lun 1 Sep - 10:15:32

« La folie, c'est la loi de la majorité »
_Terry Gilliam

Isaac fixait le plafond. Il le fixait depuis si longtemps déjà que ses yeux aurait pu user la surface boisée de celui-ci. Ses yeux d’ailleurs étaient piqués de rouge, sanglant, douloureux pour cause d’être resté si longtemps ouvert. Longtemps. Longtemps. Voilà un mot bien dérisoire, aussi changeant que le jour. Mais oui, cela faisait effectivement longtemps qu’il n’avait pas fermé l’œil pour ainsi dire. Des nuits déjà. Mais cette nuit-là était spéciale. Elle était peut être spéciale en cette fièvre qui parcourait son corps, ses petites perles de sueur qui glissaient lentement sur sa peau, peu désireuse surement de sauter de son visage elles semblaient enfoncer leurs pattes griffues dans son derme, se retenir de tout leur force aux poils de sa barbe. Elle était peut être spéciale en cette force avec laquelle il serrait ses couvertures, faisant blanchir les jointures de ses doigts et trembler tous ses membres. Tout son corps était raidit par la douleur. Mais qu’elle douleur ? Celle de l’esprit.

Il entendait les voix plus fortes que jamais. Il entendait tous ces cris, horribles, déchirants. Il les sentaient rebondir dans sa tête comme de beaux diables sans même faire vibrer la membrane de ses tympans. Oh c’était une sensation étrange qui pouvait rendre fou n’importe quel être humain : Le fait de sentir une voix naître et mourir à l’intérieur de son crâne, comme un microcosme.
Et ces voix qui hurlaient dans le silence de la pièce, le silence de cette chambre à peine troublée par la respiration erratique d’Isaac et celle plus calme de son colocataire, ses voix l’aveuglaient avec force : non il ne voyait rien, plus rien. Tout étais noir dans la pénombre de la nuit. La nuit. Etait-ce toujours la nuit ? Ou est-ce que le matin avait déjà commencé à faire briller la rosée, à chasser les étoiles et la lune.
Il ne pouvait le dire, puisqu’il était aveugle. Puisque la brume noire produite par ces voix venait masquer toute lumière devant ses yeux. Il était enfermé dans le noir. Et ça le terrifiait.
S’il fixait le plafond, les yeux grands ouverts, Il ne le voyait pas. Mais s’efforçait de garder les yeux ouvert devant lui, de peur que le noir s’enferme dans sa tête s’il fermait ses paupières, lui permettait de garder une once de raison.
Après bien des minutes, peut-être des heures, qui lui semblaient des jours de souffrance. Les voix se calmèrent. Ne se turent pas. Non. C’aurait été bien trop beau. Elles restaient toujours là quand elles décidaient de le rendre fou, elles étaient tapies dans un recoin de sa tête et restaient une longue litanie, un souffle, un murmure grondant que rien ne pouvait étouffer.
Recouvrant peu à peu la vue, les brumes s’effaçant quelques peu, ne devenant que plus transparentes et fantomatiques, il décida de se lever. L’effort fut surhumain pendant les premiers instants, tout son corps était encore raidit de souffrance et brulant de fièvre. Mais il fallait qu’il se lève. Qu’il fasse quelque chose. Il n’avait plus de force mais ne pouvait pas accepter l’idée de rester allongé en attendant que les voix reviennent le hanter. Alors, il se leva, chancelant, tremblant, mais se leva.

Plash. L’eau gelée contrasta si fort avec son visage qu’il pouvait sentir comme des pics invisibles lui trouer la peau, mais cela eut aussi l’effet d’achever de le réveiller. Enfin, réveillé, ce n’était peut-être pas le cas.

Se sentant tanguer, il s’accrocha avec force au rebord de la céramique blanche du lavabo de la salle de douche. Lentement, très lentement, il remonta son visage en face du miroir accroché sur le mur, miroir qu’il évitait jusqu’alors de peur de croiser son reflet, de peur de voir ce qu’il n’avait pas envie de voir.
Il avait l’air…. Pitoyable. C’est le seul constat qu’il put tirer de l’image de ce garçon, aux joues creuses, au front et aux joues rougies par la fièvre et aux yeux d’un bleu tendant sur le verre qui semblaient vitreux, absent comme happés loin de la réalité. Il ne se sentait pas bien. La tout de suite, il avait l’impression que la fatigue physique et psychique accumulée durant ces quelques jours pourrait lui retomber dessus à tout moment.

Et c’est comme une âme en peine, dénuée de tous buts qu’il se mit à errer dans les couloirs, marchant comme un robot, ou une autre créature du genre. Il se contentait de marcher le regard dans le vide. Il ne pensait à rien, ne sentait rien. Entendait juste les voix, les gémissement qui recommençaient leur cirque.  Il était trop fatigué pour essayer de faire face et se laissait submerger, il les laissait passer sur son cerveau, son esprit comme les vagues roulent sur le sable. C’était une mauvaise chose, c’était dangereux, il le savait. Mais tant-pis, il se sentait las, si las.

Puis,  au fil de sa marche de somnambule, son pied buta contre un mur. Relevant la tête il se vit arriver devant le réfectoire. Il passa une main sur sa gorge, c’est vrai qu’il avait soif, il avait la gorge aride comme un désert, peut être à cause de la transpiration causée par la fièvre. Il essuya une nouvelle fois son front humide et entra.
L’endroit était désert en cette heure si matinale, et c’était surement mieux ainsi, l’idée de croiser un autre être humain l’angoissait : en son état il ne savait pas comment réagir autrement que par une fuite.
Ne sachant trop que faire, il se dirigea vers la cuisine. Il savait bien que le cuisinier détestait qu’on s’approche de cet endroit sans sa permission, mais loin d’Isaac l’idée de voler de la nourriture ou de toucher à l’organisation parfaite de ses ustensiles. Depuis quelques temps, il avait perdu du poids – si c’était encore possible- et l’envie de manger, remplacée par cette lassitude, ce vide qu’il ressentait.
Arrivé devant la porte, il s’arrêta. Non. Ce n’était pas la peine de rentrer ici. Il ne voulait pas avoir d’ennuis il ne voulait pas qu’on le remarque.
Il préféra donc se diriger vers un buffet d’où il sortit un verre, puis changea de direction pour s’approcher d’un robinet, dans un coin du réfectoire. Celui-là même qui servait à tous les pensionnaire désireux d’étancher leur soif.
Isaac se plaça devant, ouvrit le robinet qui déversa un flot d’eau cristalline dans le conteneur de verre, seul bruit dans le silence de la pièce. Et en écho à ce flot libéré,  ses maux de tête revinrent, accompagnés qui plus est de ces voix. Plus forte. Plus hurlante que jamais.
Il se crispa une nouvelle fois au bord du lavabo, ses jambes manquant de se dérober.
Il serra la mâchoire, aussi fort qu’il le pu, il sentait ses membres se raidir, ses dents grincer. Dans un gémissement étouffé, il lâcha un «  stop… pitié » assez misérable. Mais ce ne fut que le silence, ou plutôt le monstrueux bruit dans sa tête qui lui répondit, car quand bien même on aurait parlé à côté de lui, il n’aurait rien entendu.
Et les cris encore redoublèrent, d’un coup il ferma les yeux et approcha les mains de sa tête dans l’espoir vain d’estomper ce bruit. Il tremblait, son corps agité de spasmes, ouvrant à nouveau les yeux, il fut face à l’horreur. L’horreur de l’obscurité car les brumes noires causées par tous ces sons revenaient masquer ses yeux. Il était aveugle à nouveau.

Il sentit quelque chose de chaud couler sur son visage, une chaleur écho à sa fièvre.  La chose coulait de sa tempe ou était accrochée avec violence son poing droit, et glissait sur son visage jusqu’à la commissure de ses lèvres. Fer. Ça avait le gout de fer. Du sang.
Il laissa échapper un cri, tout en reculant ses mains avec violence, se cognant contre le mur dos à lui. Il ne l’avait pas senti jusqu’alors, cette douleur dans sa main droite, main dans laquelle il tenait un verre auparavant, verre maintenant éclaté dans sa chaire et sur le sol.
Son corps s’étant raidi avec violence, il avait fait exploser le verre dans sa main ouverte maintenant, coulante de sang aussi fluide que l’eau sortant du robinet.
Et sa respiration se faisait plus rapide, plus paniqué, il ne voyait pas ce que sa main avait, il ne voyait pas l’eau qui coulait toujours se mêlant au rouge dans l’évier,  sa tête était douloureuse, une cacophonie sans nom. Il essaya de sa main libre de ferme le robinet, mais ses mouvement étaient faussés par la panique, et il ne réussit qu’a l’ouvrir plus, augmentant le débit de l’eau qui l’éclaboussa.

A bout il se laissa tomber contre le mur par terre, se balançant d’avant en arrière ses vêtements humides et glacé collant à sa peau brulante, sa main libre sur la bouche pour éviter de crier. Mince, mince mince il avait dû faire du bruit. Il n’avait pas envie qu’on le trouve comme ça, il n’avait pas envie qu’on l’enferme. Mais il avait peur, vraiment peur. Sa main lui faisait mal, sa tête lui faisait mal, et les cris continuaient. Il y avait-il un massacre dans sa tête pour qu’autant de gens crient ? Et ses yeux écarquillés fixaient l’invisible, le noir, puisqu’il ne voyait plus.

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MessageSujet: Re: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Ven 5 Sep - 12:12:17

Maël gardait dans la tête ses observations, ce qui l'empêchait pas de tout noter et d'étendre ses recherches sur son bureau et fermait sa chambre aux inconnus, pas qu'il ne faisait pas confiance, mais une rumeur hantait les couloirs, il n'avait pas envie qu'on lui vole tout ce qu'il avait écrit avec soin, il ne manquerait plus que ça. Il lâcha un soupir avant de tourner à droite, puis un bruit, mais quel bruit, un vacarme tout a fait innommable, un cri, des trucs qui semblaient voler dans tous les sens. Il souleva un sourcil, il n'avait pas l'habitude d'entendre ce genre de choses. Il s'y dirigea en vérifiant qu'il avait des calmants dans ses poches. Il devait être prudents dès à présent, il était assez prudent pour en avoir dans ses poches, il était médecin, bien sa spécialisation ne faisait pas donner des médicaments, plutôt des psychotropes qui permettaient aux humains de se détendre un peu dans ce monde de dingue. Il marchait prudemment, si c'était un voleur, il n'aurait pas grand chose à faire contre  lui, sa force physique était limité, il le savait bien plus que n'importe qui. Il arriva à la cafétéria, il vit un homme, ses cheveux bruns frisées intriguait un peu le scientifique. Il arriva près de lui et pris sa température, il était brûlant. Il grimaça un peu et lui donnait un peu de médicament pour luter contre sa fièvre. Il regardait le jeune homme, un patient qu'il n'avait pas vu ou un médecin tombant malade dans cet endroit enfermé.

-Je suis là pour vous aider monsieur, détendez-vous un peu.

Maël se mit à sa hauteur et regardait si situation changeait. Il n'était pas au bout de ses surprise dans cet endroit, les assiettes étaient brisées, il fallait ramassé avant que quelqu'un se blesse avec. Il laissa un peu le pauvre homme et récupéra les morceaux d'assiettes. Il les mit dans le vide-ordure et sourit doucement, personne ne se blesserait pour le moment. Il prit une serviette et l’humidifiait. Il la posait sur le front du jeune homme, prit sûrement dans une crise. Un autre phénomène qui n'arrivait qu'entre ces murs, comme une certitude qui était en lui. Il s'occupait de ce pauvre homme, il attendait et observait ses gestes, même infimes. Il était comme ça, malgré tout, il ferai son travail. Laissant sa passion pour le comportement des gens le guider à chaque moment. Il n'était pas véritablement méchant. Il passa un moment à se dire qu'il pourrait essayer autre choses pour voir, mais la fièvre devait tomber, au moins un peu. Il passa une main dans ses cheveux sombres. Il vérifia la température encore une fois. Il était toujours aussi brûlant, le médicament n'agissait donc pas. Il changea la serviette sur le front du jeune homme. Il faisait de son mieux pour faire baisser cette fièvre.

-Tenez bon, je suis là monsieur. Je vais m'occuper de vous.

Maël se demandait vraiment dans ces cas là où était le médecin généraliste. Il posa un regard sur la pièce, vide, il était tard, combien de temps, il avait veillé ?
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MessageSujet: Re: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Dim 21 Sep - 11:44:57


Il y avait-il de plus grande angoisse que celle d’être enfermé dans le noir ? sans pouvoir ne serait-ce qu’apercevoir l’once d’un rayon de lumière ? Enfermé seul comme dans un cauchemar opaque et hurlant, sans la possibilité de se réveiller. Un rêve éveillé qui virait sur l’horrible cauchemar. Isaac avait les yeux ouvert, toujours crispé comme il l’était ramassé dans son coin d’ombre, il ne faisait plus attention à ce qui l’entourait. Non, il était trop perdu pour ça.
Perdu dans cette peur qui prend naissance dès l’enfance, la peur de l’obscurité, des bruits trop forts et effrayant, des cris que l’imagination fertile des bambins transforme en râles de monstres sortis de leurs pires cauchemars. Sauf que pour Isaac, ces voix semblaient si réelles…
Il avait l’impression que sa tête à tout moment pouvait exploser, en un instant prendre la dimension de l’univers, il semblait cassant au point de se réduire en un tas de poussière.
Et toujours le liquide chaud et poisseux, le fluide de vie se rependait entre ses doigts.

Quelqu’un entra dans la pièce maintenant silencieuse, à peine troublée par les gémissements étouffés du brun. Mais celui-ci ne le remarqua nullement, perdu dans les brumes obscures qui lui entachaient les yeux, dans sa folie, petite bête timorée vivant au creux de sa tête. Drôle de petit parasite qui semblait vouloir s’échapper de sa boite crânienne en en griffant les parois de ses ongles sales. C’est à peine s’il sentit qu’on lui administrait quelque chose, à peine s’il entendit la voix du nouveau venu. Elle n’était qu’un bruit en plus. Ça tête prenait les dimensions de Babel, et cette nouvelle voix n’en était qu’une autre, faible et perdue au milieux des cris.
Sans savoir pourquoi, un moment les voix se calmèrent, se firent moins fortes, peut-être la crise commençait à s’estomper ? mais lui qui été alors fermé comme une huitre commença à reprendre conscience du monde extérieur. Enfin, par de simples sensations puisque sa vue et son ouïe ne lui étaient pas encore accessible.
Doucement, très doucement il ressentit le froid. La fraicheur qui avec violence contrastait avec son front brulant, comme s’il n’était plus qu’un brasier ardent, tremblant, claquant des dents.
D’où sortait elle cette fraicheur qui éveilla ses sens ? Il sursauta violement, tournant la tête, cherchant pourquoi d’un coup il pouvait sentir l’humidité d’un linge sur son front. Essayant de se calmer il se mit à souffler très fort, mais sa respiration était irrégulière, hachée par les claquements de dents. Et bientôt la douceur offerte par le linge s’estompa ; celui-ci avait fini par se réchauffer au contact de sa peau.
Mais, là survint l’étrange : il sentit qu’on changea ce linge. Il entendit, oui, il entendit par-dessus le vacarme de sa tête une voix, puisque celle-ci semblait plus proche.

--Tenez bon, je suis là monsieur. Je vais m'occuper de vous.

Isaac prit peur, à la façon d’un mulot blessé qui se tapis dans un coin désirant fuir n’importe qu’elle personne même celle voulant l’aider, il colla son dos contre le mur, cherchant à se reculer alors que ses yeux cherchaient frénétiquement dans l’air qui était là, et où était cette personne. Mais bien sûr, il était toujours aveugle et se contentait de chercher du regard sans rien trouver, les yeux écarquillé.
Bien sûr qu’Isaac avait peur. Il était mort de peur. Il avait peur qu’on l’attache, qu’on le pique avec une seringue pour lui injecter des calmants, qu’on l’enferme dans cette pièce dont les gens parlaient à voix basse. Et il avait peur qu’on s’en prenne à lui, c’est vrai, il était totalement vulnérable.
Il agita sa main blessée devant lui, elle était couverte de sang à peine coagulé et brillait dans la pénombre à cause des éclats de verre.

« N-ne.. L-laissez m-moi… aaah.. »

Pitoyable geste de défense, tentative d’impression raté. Il n’en semblait que plus faiblard.
Puis soudain, la crise revint : plus violente encore il se recroquevilla sur lui-même en gémissant enfonçant ses doigts dans ses genoux. Il ne put retenir, malgré tous ses effort un gémissement étouffé de douleur. Cela dura quelques minutes, longue et intense souffrance, avant que tout ne lâche et que la crise se termine, d’un coup. Comme stoppé en plein élan. Tout le corps d’Isaac se relâcha et s’affaissa en avant, encore plus couvert de sueur qu’avant, il tremblait mais cette fois de fatigue physique, tentant de reprendre sa respiration alors que tout son corps penchait dangereusement vers l’avant. Manquant de s’effondrer, il fit rouler sa tête vers le côté, le regard perdu. Doucement, les brumes noirs s’effaçaient et il pouvait de nouveau distinguer malgré la pénombre les formes et les objets l’entourant.
Il tourna la tête vers celui qui était à côté de lui. Il ne dit rien, resta silencieux et, désireux surement de savoir si celui-ci était bien réel et non une hallucination du à la fièvre qui lui collait toujours au corps, il voulut toucher cette personne. Il leva doucement sa main, et toucha du bout des doigts le visage de son vis-a-vis, y laissant une marque rouge, du sang qu’il avait sur sa main meurtrie. Même s’il distinguait encore mal le visage, celui-ci n’avait pas l’air méchant. Mais soudain, comme si ce simple geste lui avait couté toute son énergie, il s’effondra sur le sol dans un bruit sonore.
Combien de temps il resta inconscient ? Mystère. Mais lorsqu’il se réveilla, l’homme était toujours à ses côtés.

« q-quoi ?... qu’est-ce qui se passe ?..aaah ma tête.. »
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MessageSujet: Re: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Mar 21 Oct - 5:23:03

Maël n'était pas un grand paniqueur, mais ce type l'inquiétait au moins un peu. Il était brûlant. Il était pris par une panique qui ne semblait pas s'arrêter, il respira à fond. Il devait l'aider, car après tout c'était son boulot de faire cela. Aider ces pauvres personnes blessées, meurties par ces phénomènes des plus étranges, c'était la deuxième fois qu'il assistait à un changement de la part de ces hommes. D'ailleurs cela l'étonnait qu'il n'y avait aucune femme. Mais cela l'arrengeait un peu, il préférait la compagnie des hommes. Il se savait homosexuel, bien que le mariage pour tous était à présent légal, il était loin d'avoir trouver la personne qui lui faut. De toute façon, il avait d'autres chats a fouetter pour le moment. Comme cet homme qui finit par s'effondrer. Alors le comportementaliste se leva et fit de son mieux pour faire baisser la température du patient. Tout cela en restant relativement calme, il s'inquiétait au moins un peu pour ce pauvre homme qu'il avait devant lui. Il passa une main dans ses cheveux bouclés en se mordillant les lèvres. Il n'avait pas le temps de s'extasier sur la chevelure si particulière du jeune homme. Il respira à fond, vérifiant que son système fonctionnait au moins un peu.

-Pauvre garçon, cela doit être horrible pour vous, cette crise.

Maël resta à ses côtés, faisant de son mieux pour l'aider, mais inconscient comme était ce pauvre homme était, il pouvait le déplacer, jusqu'à sa chambre, mais il s'était promis d'y faire rentrer qu'une seule personne, le cœur un peu lourd, il sera ses poings contre son propre romantisme à deux francs six sous. Le sang sur son visage, cela lui donnait un air d'un fou sans vraiment l'être, franchement l'homme avait plutôt l'air d'une personne qui venait de trouver une personne et pleurait sur le sort de la victime, pourtant aucune larme vint apparaître sur le visage du comportementaliste. Il devait rester toujours calme et cela malgré tout ce qui pouvait lui arriver. Il posa une main sur son front avec une douceur infinie. Il était un peu chaud. Il se réveillait d'ailleurs en sursaut. Il vit son visage paniqué, c'était peut-être du au sang qu'il avait sur le visage. Il lui demandait simplement ce qui s'était passer.

-Prenez cet aspirine, cela ne peut que vous faire du bien.

Maël tendait un verre et une aspirine avec un sourire aimable sur le visage.

-Vous avez eu beaucoup de fièvre, j'ai fait de mieux pour vous aider. Je pense que vous avez été victime de ce qu'on appelle ici, une crise. J'espère que c'est passé, car les votre semble être assez sévères. Prenez le temps pour vous reprendre.

Maël sourit un peu. Il avait réussi, pourtant son boulot c'était d'aider les gens en observant leur comportement. Mais là, il avait retrouvé ses réflexes de médecins généraliste. Ce qui était drôle c'est que ses profs lui avait dit d'éviter de faire cela. Ils devaient avoir eu leurs raisons, là pour le moment, il avait un homme qui avait besoin de son aide avant toute chose.

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MessageSujet: Re: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Mer 29 Oct - 11:18:16

Il avait eu mal, terriblement mal. Une douleur fulgurante qui l’avait traversé de part en part et avait fini par l’assommer, le laissant tomber sur le sol comme une poupée de chiffon, sans âme, sans vie. Il avait eu l’impression que toute son énergie avait été aspirée par l’ombre, comme si toute son essence vitale avait disparue en un claquement de doigts. Et puis, il avait eu l’impression qu’un poison s’insinuait dans ses veines, qu’elles explosaient de l’intérieur, que son sang n’en était plus, mais juste une lave brulante et poisseuse qui le brulait dans chaque recoin de son être : une douleur aussi fulgurante qu’abominable.
Le flou total, le néant absolument. Mais aussi le calme. Ô jouissif calme, toi si désiré et pourtant si rarement atteint. Pas le calme au dehors non, celui-là était bien trop souvent là, mais plutôt le calme en dedans, le calme dans sa tête.
Si ce genre de crises de folie épuisaient et faisaient souffrir Isaac elles avaient quand même le luxe de lui offrir un repos d’une courte période après leur passage. Les bruit dans sa tête n’étaient plus que bourdonnement et celle-ci le lançait un peu moins. Il se concentra un instant sur les sensations autour de lui. Une chose fraiche sur son front chaud… Une main ? Le sol dur et froid avait été remplacé par quelque chose de plus mou et agréable, en se concentrant il pouvait sentir sous ses doigts la douceur d’un drap, le tissus rêche et frais qui contrastait avec la chaleur de sa peau, même si celle-ci était nettement redescendue. Les pensées se mirent à filer dans le brouillard de sa tête.
Où était-il ? Qui l’avait trouvé ? On l’avait déplacé ? Depuis combien de temps était-il là ? était-il à l’infirmerie de l’institut ?
La panique grandissante fini par le réveiller aussitôt, un vieil instinct de survie. Il ne reconnaissait pas les murs autour de lui : ce n’était pas l’infirmerie. Ils étaient d’un bleu plus clair que le dortoir des eaux et devant lui se tenait toujours le même type quelques gouttes de sang sur le visage. A qui était ce sang, il regarda sa main maintenant bandée. A lui ?
Il s’était relevé très vite et en sursaut, réveillant le mal de tête qui avait élu domicile dans sa boite crânienne. Tout ce qu’il put demander fut un misérable :

« q-quoi ?... qu’est-ce qui se passe ?..aaah ma tête.. »

Inébranlable, le brun qui lui faisait face s’autorisa un sourire avant de lui tendre un verre dans lequel un mélange grisâtre perdu entre solide et liquide essayait de se dissoudre.

« Prenez cet aspirine, cela ne peut que vous faire du bien. »

Il porta une main à son front et se massa les tempes, lâchant un « Merci … » . Effectivement une aspirine ne serait pas de refus. De sa main valide mais non moins tremblante il attrapa le verre et se contenta pendant un instant de remettre ses pensées en place en fixant le liquide grisâtre. Ce type, s’il lui donnait des médicaments était surement un médecin. Mais Isaac ne l’avait jamais vu auparavant, en même temps il ne pouvait s’en prendre qu’à lui même, il fuyait totalement les gens. Mais bon, une grande partie des médecins étaient louche ici. D’ailleurs, rien que pour venir travailler ici il fallait être louche. Le polonais eu un frisson dans le dos et fit une moue interloquée… Allons bois cette aspirine Isaac, ce n’est pas du GHB, oh non, non, ne te mets pas à penser des truc pareils pitié. Se souffla-t-il à lui-même.
Il finit par prendre une grande inspiration et avala d’une traite le liquide opaque. Amère et brulant il lui coula dans la gorge, laissant quelques cristaux mal fondu de sa bouche le faisant tousser et grimacer. Il avait toujours trouvé l’aspirine étrange : c’était un liquide qui vous asséchait la bouche, mais d’ailleurs était-ce vraiment un liquide puisque jamais il ne se dissolvait complètement ? restant dans un état qui faisait pâlir même les plus aguerris des physiciens.
Mais il secoua la tête, arrêtant là ses divagations intérieures et relevant la tête vers le scientifique.

« Vous avez eu beaucoup de fièvre, j'ai fait de mieux pour vous aider. Je pense que vous avez été victime de ce qu'on appelle ici, une crise. J'espère que c'est passé, car les votre semble être assez sévères. Prenez le temps pour vous reprendre. »

Cette explication lui arracha un petit rire nerveux tant ces nerfs étaient encore à fleur de peau. Au moins cela le rassura un peu, il n’était pas le seul à faire ces « crises » donc. Il soupira, ramenant ses genoux contre son torse pour y poser sa tête quelques instant. Un petit silence s’installa et il le savoura. Oh, les instants de silence, de quiétude étaient tellement rare qu’ils devaient être chéris comme les plus rares perles de vie.
La proposition de l’homme était gentille, mais il n’avait pas envie d’abuser de son temps. Encore une fois il était un poids pour tout le monde, se dit-il en soupirant. Il avala sa salive avec difficulté et pour une fois essaya de faire entendre le son de sa voix :

« M-merci… Euh. Je ne voudrais pas abuser de votre temps et de votre gentillesse, surtout à cette heure-ci. Je… Je me sens mieux alors je vais peut-être y aller j’ai des…euh… des choses, oui voilà c’est ça, des … choses à faire… »

Le mensonge était pitoyablement bancal, presque aussi pitoyable que lui quand il essaya de se lever, et qu’il retomba faute de mieux sur le lit. Ses jambes n’étaient pas encore réveillées et refusaient déjà de le porter.
Il resta alors dans un silence gêné, ne sachant que faire, ou que dire. Au bout d’un moment il lâcha un :

« V-vous… Vous êtes scientifique ? Vous faites quoi ici ? » Again. Tentative pitoyable de chercher un sujet de conversation pour lui faire oublier sa nervosité.

Il se gratta l’intérieur du bras, comme à chaque fois qu’il était nerveux. Sauf qu’il n’avait pas remarqué quelque chose d’étrange : Au creux de son bras ses veines avaient pris une étrange teinte noire…

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MessageSujet: Re: « La folie, c'est la loi de la majorité » [ Maël ]   Sam 1 Nov - 7:59:43

Maël observait le tout, hagard, il semblait totalement perdu. Il ne pouvait que compatir à ce mal qui le rongeait à présent. Il devait rester à ces côtés quelques instants, bien sûr car curiosité scientifique, mais en allait aussi de son honneur de médecin, bien qu'il soit plus spécialisé que cela et donc ne pas se préoccuper de cela, mais Maël n'était pas comme ça, qu'importe ce qu'on pouvait lui dire. Il était quelqu'un prêt à tout pour que ces pauvre gens ai mieux, même si parfois, le directeur lui imposait de faire des choses qui lui faisait froid dans le dos. Poli, le jeune homme malade remerciait le docteur, le scientifique qui s'était occupé de lui. L'homme aux cheveux sombre eu un sourire, léger, mais un sourire tout de même, ce n'était pas tous les jours que c'est gestes étaient remerciés. Perdu, l'homme malade essaya de se débarrasser avec une excuse que le comportementaliste savait bidon. Il respira à fond, il mit une distance entre cet homme et lui, pour lui, mais aussi pour cette personne. Il tenta de se lever, il devait faible pour tomber avec tant de violence sur son postérieur. Il le regardait alarmé. Puis après un silence de mort, une question tout à fait ordinaire sortit de la bouche de ce jeune homme.

-Je suis un scientifique, oui, je suis ici parce que j'ai été engagé, je suis quelqu'un de curieux, mais je veux que votre bien. Je ne ferai pas de mal ou du moins si j'en fais cela serai intentionnellement. Vous devez vous reposez, oubliez ce que vous avez à faire, par contre, je peux vous aider pour rentrer dans votre chambre. Nous médecins, comme vous sommes coincés ici. C'est notre maison autant que votre.

Maël se mit à nerveusement épousseté sa chemise blanche recouverte de poussière imaginaire, il avait vu l'état du jeune homme. Des veines noire d’obsidienne. Il friponnait de tout son long, pourquoi le noir semblait être associé à ces crise, était-ce du à leur crise ou était-ce une chose qui arrivait à chaque patient ? En tout cas ces choses noires n’annonçait jamais quelques chose de bien, dans ces études il avait appris que c'était jamais bon le noir sur la peau, dans le corps, le seul noir qui se voulait un peu rassurant, c'est ceux des vêtement. Dans l'organisme, il n'était pas bon de trouver cette nuance. Il posa délicatement sa main sur le front du jeune homme.

-La fièvre est partie, espérons, qu'elle ne reviendra plus. Je me nomme Maël Tsubaki. Bien que les circonstance soit graves, je me dois de me présenter. Disons que c'est une obligation scientifique.

Maël disait surtout cela pour apaiser un peu la personne, il était faible, avait besoin de repos, donc voir une personne bienveillante allait le détendre. Il ne jouait pas la comédie, il était lui, il s’inquiétait vraiment. C'était louche tout cela, il ferai encore de long rapport, qu'il gardait jalousement dans sa chambre. Un endroit qu'il pourrait un jour partager.
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