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 Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]

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MessageSujet: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Dim 31 Aoû - 18:39:56

“Sometimes glass glitters more than diamonds because it has more to prove.”
_Terry Pratchett.


Silence. Crissement. Objet qui se cogne.
Lent. Très lent va et viens d’une brosse sur le sol.
Doux son du parquet qui se fait frotter.
Rébarbatif mouvement de bras.

La poussière soulevée dans cette action plus que banale, semblait s’envoler dans les air, tournoyer gaiment, puis retomber lentement dans les reflets du jour déclinant qui laissait entrapercevoir ses rayons orangés par la fenêtre et qui striait le mur d’en face de raies de lumineuses.
Une ombre pourtant dansait dans ses rayons, ombre chinoise, fine et cassante qui se mouvait sur le mur, toujours, toujours, toujours coincée dans ce mouvement de balais comme si c’eut été la chose fondamentale qui faisait son existence : Balayer.
Isaac se le demandait parfois, Etait-ce bien utile les broutilles qu’on lui faisait faire ? Il n’en était pas certain, vraiment pas, du moins cette activité suffisait à le remplir de quelque chose. Lui qui se sentait si vide et seul. Maintenant il devait apprendre à se contenter de la satisfaction du travail accomplit, de la vitre propre, du couloir net.
Le balayement s’était arrêté. Le silence maintenant régnait dans ce couloir vide. Juste peut être cet incessant petit vent, insaisissable , qui courait toujours dans les couloirs, sifflant et mordant de sa fraicheur la peau à disposition, accompagné des petits craquements du parquet qui se gorgeait de la chaleur du soleil couchant. L’après-midi était calme, et pouvait vous entrainer dans ces petits accès de mélancolie qui parfois vous sautent à la gorge lorsque vous vous perdez dans la contemplation du de ses teintes orangées. Elle pourrait avoir un nom cette sensation, celle qui s’empare étrangement de vous : Vous vous dites qu’il est trop tard pour commencer n’importe qu’elle activité, car la tombée de la nuit arrive, vous vous dites qu’il est trop tôt pour vous plonger sous votre couette. Vous êtes dans cet état d’inaction, d’indécision, de solitude parfois, souvent. Vous êtes là tout seul, avec aucun autre loisirs que de penser, seul avec vos souvenir. Et ainsi né en ce milieu fort favorable dame mélancolie. Oui, on pourrait l’appeler la mélancolie orangée, car tout au dehors prend les teintes d’une vieille photo, et tout en votre être raisonne à son appel.

Le petit brun laissait , au travers du verre de ses épaisses lunettes, filtrer cette lumière et perdre son regard aqueux dans de l’image du dehors. De l’herbe qui se couchait sous le vent, le même vent qui lui remontait doucement le long de l’échine, des arbres aux tronc sinueux et marqué par l’âge, les saisons, les tailles et les gens.
Ils avaient dû en voir des choses ces arbres. S’il pouvaient parler peut être enfin des secrets sombre, gonflant depuis des années déjà comme des abcès purulents, seraient enfin crevés, révélés. Le pus qui en découlerait serait surement acide, corrosif et causerait milles souffrance à tous. Mais au fond c’est une peine nécessaires à la guérison.
Oui, les arbres étaient témoins de bien de choses, bien des actes. Ils avaient dû voir passer bon nombre de patients ici. Ils avaient dû voir bien des choses horribles. Ce n’était pas un secret, ici ils étaient tous malades. On les avaient surement enfermer ici pour éviter qu’ils se baladent au dehors comme des monstres de foire. L’humain avait une technique très étrange pour se protéger, ou régler certains problème.
La technique du bocal, ou du couvercle. Comme il convient de mettre de la poussière sous un tapis lorsqu’on fait le ménage, il convient de mettre un couvercle, de masquer nos problèmes pour en nier l’existence. Des gens malades qui pourraient effrayer la population ? Enfermons les dans un institut aux allures de prison : Problèmes réglés. Tant pis pour leur avis sur la chose.
Oui, c’était de la détention pure et dure.
Peut-être qu’un patient aurait crié au scandale, si aucun d’entre eux n’était pas aussi mal en point pour le faire. Peut les choses auraient-elles étaient différente s’il n’y avait pas eu ces… Choses étranges.
Par choses étranges Isaac parlait bien évidement des mutations. En observant les gens parfois, il avait pu en avoir un aperçu. Aperçu d’une chose qui allait surement lui arriver. Chose qui l’angoissait au plus haut point. ( cette phrase n’a pas vraiment de sens, car la liste des choses qui angoisse Isaac est beaucoup trop longue pour qu’il puisse y en avoir une au-dessus des autres).
Chaque matin, chaque fois qu’il se douchait ou qu’il avait accès à un miroir il vérifiait chaque partie de son corps, priant pour ne pas devenir un monstre.
Pas que les gens ici soient des monstres, c’était juste des gens comme lui, des gens malades. Mais c’est au regard des autres, des gens de l’extérieur que se décide la chose.
Et à cette angoisse profonde qui vint lui mordre le ventre, à cette mélancolie qui lui broyait le cœur, vint se mêler l’inquiétude. Un inquiétude viscérale qu’il sentait naitre dans chaque monceau de sa chaire : Elif.

« Alors ? tu as peur. Hein ? tu es mort de trouille. T’as peur de savoir dans quel état tu vas la retrouver. Non… Ce n’est même pas ça. C’est plus minable encore… »

La voix l’électrifia sur place, et d’instinct ses mains vinrent se poser sur ses oreilles non sans une certaines violence. Un réflexe aussi humain qu’inutile, cela n’arrêterai pas les voix. Jamais rien ne les arrêtaient.

« … T’as peur de devenir une chose horrible, de muter. T’as peur que le jour où tu la reverras enfin, elle ne te reconnaisse pas ou pire… Te fuis. »

Isaac enfonça ses doigts dans son crâne, et soupira longuement. La voix s’était tut. Il avait la bouche pâteuse, et les yeux un peu humides. Il pleurait ? non, mais presque, il sentait cette barre sous ses yeux, comme deux piscines menaçant de déborder. La voix avait touché juste, trop juste. Elle était criante d’une vérité douloureuse.
Le polonais leva la tête, peut être ainsi ses yeux ne s’épancheraient-il pas. Ce fut, le cas. Il se contenta de contenir cette boule de douleur. Il aurait peut être pu se plaindre, il aurait peut-être pu crier.
Contenir.
Mais autour de lui il n’y avait que je vide, le silence. Voilà bien la seule chose qui ne le quittait jamais depuis son arrivée : la solitude.
Contenir.
A cette pensée, son visage se fendit d’un sourire plus qu’amer, fixant toujours le plafond. Ses jambes qui commençaient à avoir du mal à le porter le firent s’écraser contre le mur dans son dos, puis glisser jusqu’à sol.
Contenir.
Il ramena ses genoux contres son torse et croisa ses bras dessus, pour y plonger sa tête.
Contenir.
Son corps tressautait maintenant, agité par des petits spasmes.
Mais pas de sanglots, rien, il se contentait d’essayer de contenir tout ça douloureusement. Il se sentait fatigué, si fatigué. Il se sentait misérable. Invisible. Ramassé comme il l’était dans son petit coin d’ombre.
Contenir. Jusqu’à l’implosion.

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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Dim 31 Aoû - 20:39:57

Klaus revenait d'une visite de routine chez le médecin: pas de problème, tout était sous contrôle, d'après lui. Ben oui, mon oeil! Parlant d'yeux...

Il sortit une paire de lunettes noires de sa poche et les mit sur son nez. Il ne voulait pas effrayer les gens avec ses mirettes d'un noir d'encre, déjà que lui, ça le terrorisait... Au moins le docteur lui avait affirmé qu'il ne deviendrait pas aveugle et que cela n'affecterait pas sa vue, mais hé, qu'y connaissait-il au fond? Personne n'avait jamais vu ce genre de phénomène avant... Rien que de penser aux conséquences possibles de tout ceci, il frissonna. En plus, en très peu de temps il avait perdu énormément de poids. D'ici peu, il n'aurait que la peau sur les os.Il ferait peur à sa famille quand il rentrerait...S'il rentrait.

Il soupira et s'arrêta au tournant d'un couloir pour se remettre les idées en place. Il n'aimait pas être négatif. Ça n'était pas comme ça qu'il avait été élevé de toute façon. Allez, Klaus, ressaisis-toi! Il y a plein de gens malades ici comme toi, et certains ont des mutations pires que toi. Et puis, vous êtes ici pour être soignés, ils ne vous enfermeront quand-même pas ici toute votre vie, bon sang! Tu exagères.

C'était ce qu'il se disait, et comme d'habitude cela marchait: il n'était pas quelqu'un de négatif par nature. Il inspira profondément et secoua les mauvaises pensées de sa tête. Allez! Même si tout cela restait, il n'aurait qu'à porter des lentilles de contact au-dehors quand il sortirait, voilà tout. Ce n'était qu'une mauvaise période de sa vie à passer!

Fort de cette pensée, il reprit sa marche de meilleure humeur. Oui, toujours, la pensée que ça aurait pu être pire ou que d'autres l'avaient pire que lui l'aidait à remettre les choses en perspectives. Il était reconnaissant dans la vie.

Tandis qu'il marchait dans le long couloir vide en cette fin d'après-midi, il perçu, après un tournant, un jeune garçon par terre. Il s'arrêta, figé de surprise. L'autre ne l'avait visiblement pas entendu. Il s'apprêtait à lui demander s'il allait bien ( après tout, il était par terre, il aurait pu faire un malaise) quand il remarqua que sa poitrine se soulevait à un rythme irrégulier. Oh.

Il pleurait.


Klaus était une personne extrêmement ouverte et sociable. Il aimait les gens, aimait connaître des gens, aimait le contact humain. De ce fait, il était naturellement très emphatique. Il sentit son coeur se serrer pour ce pauvre garçon qui pleurait tout seul, recroquevillé sur le sol. Il DEVAIT faire quelque chose, juste s'en aller n'était vraiment pas dans sa nature.

Il vérifia que ses lunettes de soleil étaient bien en place ( heureusement, cela passait bien en cette fin d'après-midi où le Soleil dardait encore ses rayons orangés) et s'approcha tout doucement de l'autre. Il s'accroupit près de lui et posa délicatement une main sur son épaule.


- Hé, qu'est-ce qui ne va pas?

Demanda-t-il en prenant la voix la plus douce et la plus gentille qu'il avait. Il savait que les gens dans ce genre d'état étaient très fragiles émotionnellement et qu'il fallait les traiter avec beaucoup de délicatesse. On ne savait jamais s'ils allaient sourire, se fâcher, pleurer, crier, repousser, cacher...

Il n'était pas non plus adepte du '' est-ce que ça va''. Lui, poser des questions aux réponses évidentes juste pour une question de convention, ça n'était pas son genre...
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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Ven 5 Sep - 16:51:56

Le cœur est constitué d’une matière bien étrange. Elle semble élastique, s’étendant, se tordant à chaque battements, capable de se serrer pour ne pas s’épancher de peine, elle semble extensible à l’infini pour contenir tout l’amour que vous êtes capable de porter, comme se dessécher à l’extrême pour ceux que l’on accuse d’avoir un cœur de pierre. Peut-être que l’amour est une eau qui apporte substance à ces cœurs déshydratés ?  Les empêchant de ressembler pour toujours à de vieux raisins secs coincés au fond d’une cage d’os enrobée de chair, enrubannée de peau. Mais Il y avait de ces cœur d’une matière si fragile, des cœurs comme ceux d’Isaac. Des cœurs d’une matière friable et qui pourtant sont soumis à la torture, condamnés à toujours être érodés par les vices de l’âme humaine. Ce sont ces cœurs qui quand vous les prenez dans vos mains parfois se détachent à gros morceau, des cœur réparés de briques et de broques qui se meurent et vous restent à moitié entre les doigts. Oui, ces cœurs qui s’attachent un peu trop vites à vosphalanges pour essayer de reprendre contenance, ceux qu’on brise bien souvent facilement et sans faire attention.

Et voilà, Isaac, les jambes ramenées contre le torse avait l’impression que son cœur se détachait ainsi par lambeaux dans sa cage thoracique. Cage thoracique, en voilà un drôle de nom pour une partie du corps. Comme si le cœur avait toujours été condamné par l’homme à vivre comme un prisonnier. Délivrance suprême que celui du cœur qui se libère de ses chaines ? Pour peu qu’il soit encore en état ? Car le cœur de l’homme, le cœur d’Isaac, était un combattant, un cul-de-jatte, un manchot un mutilé. Un être revenant d’une guerre sans foi ni morale, ou seule règne la raison et son cortège de vices.

Malheur. Quelle pauvre vie que celle d’un cœur humain. Mieux valait être une éponge. Les éponges étaient molles, passives et peu concernées par ce genre de problème métaphysiques. La question ultime résidant en la connaissance de la vie des éponges et de savoir si oui ou non elles étaient bien vivantes.

« Mais oui, tente Isaac. Tente de te changer les idées, vois-tu ? tu n’y arrive pas. Parce que tu es trop enfoncée dans ta petite tristesse, toi imbécile avec ton petit cœur tout mou »

Enfonçant ses doigts dans ses genoux au point de s’en faire blanchir les jointures, Isaac continuait de tressauter. Dans cet état ou l’humain essaye de contenir une tristesse un peu trop grosse de peur de se retrouver submerger, par un déluge de larme peut être ? Ou il par finir de se liquéfier et de se confondre avec ce liquide salée.

Oui, il y avait un mélange ce mal-être qu’il ressentait bien souvent, ce dégout de lui qui ne le quittait jamais. Il y avait d’une autre part ce vide si profond si creux qui semblait, comme un trou noir à l’appétit gargantuesque, attirer en son centre tout ce de quoi Isaac pouvait se remplir. Il se sentait fade et sans saveur, invisible et malingre. Pour peu qu’il se soit cogné quelque part on aurait eu deux frayeur : De l’une qu’il se brise en un amas de morceaux de verre, de l’autre qu’il tienne bon, mais qu’il résonne, qu’il sonne vide tant sa carcasse ne semblait n’être qu’une coquille.
Et c’était peut être cet étau de tristesse qui lui tordait le ventre et l’esprit qui l’empêcha d’entendre le pas léger dans le couloir si vide. Oui vide, se remplissant seulement de ce nouveau son régulier, le faisant enfler et grossir à mesure que sa source approchait du petit polonais.

Non, il était trop occupé à essayer de contenir ce flot de désespoir qui s’emparait de lui, se refusant à s’abandonner à la libération des larmes, se mordant la lèvre inférieure avec force, laissant son corps tressauter douloureusement. Pourquoi ? Par un courage borné ? un orgueil mal placé ?
Le connaissant c’était surement dans un pur masochisme. Mais oui, souffrir pour se prouver que l’on est toujours en vie.

Et d’un coup, le choc. L’inattendu contact, l’insensé réveil. La chaleur solaire, la brulure du contact humain qui depuis l’arrivée en cette terre hostile semblait oublié. Une main. Humaine, chaude, vivante.  Instantanément le choc l’ébranla comme si on lui avait lancé à la figure un grand seau d’eau gelée. Il chercha du regard cette source de chaleur et tomba nez à nez avec un visage près de lui. Ne comprenant pas un instant  d’où sortait ce visage : rêve ou réalité.

Puis la phrase vint en suivant. La phrase sortie de la bouche. La bouche qui s’agitait produisant du son, des mots. Elle était tintée de vert. Un vert pâle et doux tirant sur l’anis. Un vert qui transpire l’inquiétude. Mais celle qui s’ouvre vers les autres, l’inquiétude qu’on a pour les autres, l’altruisme peut être. Mais faisant à nouveau s’actionner les rouages de son cerveau, Isaac s’attacha à la question. Enfin une bonne question, quelqu’un ne s’embarrassant pas de la convenance. «  Qu’est ce qui ne va pas. » parce que oui, il n’était pas difficile de voir que quelque chose n’allait pas, et c’était le fardeau des inutiles que d’énoncer l’évidence. «  ça va ? » question inutile. Il n’y a que ceux qui espère ne pas avoir à vous aider qui vous pose ce genre de questions. Car au fond ils prient pour que vous leur répondiez par la négative «  non, tout va bien, merci. »

Mais Isaac restait bloqué, bloqué sur le décryptage de ce visage, de cette voix. Un garçon blond et fin, le visage marqué par l’inquiétude pourtant voilée par la barrière opaque d’une paire de lunette. Il ne pouvait pas aller plus loin dans son analyse, il semblait bloqué, sursautant encore un peu de temps à autre, sévices de ses sanglots étouffés. Puis soudain un gout. Un gout dans la bouche : Du fer, Du sang.  Il sursauta passa sa langue sur ses lèvres : elles étaient en sang. Rouges. Ecarlates. Il avait trop forcé dessus, sans s’en rendre compte. Il les avait mordu jusqu’au sang.
Ce gout nouveau dans sa bouche et cette toute petite douleur acheva son réveil. Et enfin après quelques longues minutes il pris conscience de la personne en face de lui. Il pris conscience que peut être celle-ci attendait une réponse de sa part, puisqu’il semblait s’inquiéter. Mais pourquoi s’inquiétait-il pour lui qu’il ne connaissait ni d’Eve di d’Adam ? Que devait il lui répondre ? La vérité ? Un mensonge ? Un mensonge bien piteux dans ce cas.

« Tout. Rien. Je ne sais pas. C’est vide, trop vide….c’est effrayant. »

Cette phrase énoncée du bout des lèvres dans un murmure, alors que ses yeux bleu-vert essayaient désespérément de chercher du réconfort à travers l’opacité de ces lunettes, ne voulait pas dire grand-chose. Et pourtant en elle résidait l’essence même de son mal-être. Le doute , l’incertitude, ce creux qu’il ressentait et cette mélancolie si vicieuse, qui bien vite c’était transformée en tristesse.
Il semblait perdu, frigorifié et en même temps si fébrile, dans la transe de celui qui s’offre tout juste à l’éveil. Seule une chose le confortait : la main. La main du blond qui dans une chaleur étrange irradiait dans son épaule, semblait transcender son être et s’infiltrer en lui, rebondir contre sa peau et enfin combler un peu le vide qu’il sentait en lui. Etrange, douce, addictive chaleur. Il ne savait que dire, il ne savait pas pourquoi mais, ses lèvres à nouveau s’articulèrent, alors que ses yeux fixaient toujours le visage et pourtant semblaient si lointain.

«  Ta main.. Tu peux.. La laisser encore un peu ? juste un peu… »

C’était une supplique tremblante qui sortit à moitié étouffée de sa gorge. C’était une lamentation, un désir silencieux, faible et pourtant si fort.

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Dernière édition par Isaac Cavendish le Ven 26 Sep - 18:59:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Ven 5 Sep - 19:24:32

Si Klaus avait pu saisir en cet instant la détresse profonde qui envahissait l'être devant lequel il se trouvait, il est sûr et certain qu'il en aurait été bouleversé. S'il avait été plus éduqué ( que ses parents en avaient eu les moyens, en fait) il aurait probablement été dans le domaine social car il aimait beaucoup aider les gens, on pouvait même dire que c'était une vocation chez lui. Bien sûr il n'avait pas beaucoup d'expérience; dans le petit village d'où il venait il n'avait pas fait grand-chose d'autres que de consoler les coeurs brisés de ses amis ou bien aider les sans-abris qu'il pouvait croiser. Mais il avait, sans le savoir, ce talent inné au fond de lui qui lui permettait d'apporter soutien et support aux gens dans le besoin sans pour autant se rendre malade. Car c'est ce qu'on enseigne dans ce genre de domaine: aider sans se couler soi-même, mettre une distance, faire la différence entre empathie et sympathie. Se sentir mal pour quelqu'un qui souffre? Absolument. Se mettre à pleurer avec lui? Ça ne servait à rien et n'aidait personne. Bref.

Mais bien entendu, Klaus ne faisait rien de tout cela de façon consciente, comme dit précédemment c'était juste inné chez lui, chose qui était plutôt rare chez quelqu'un qui avait à peine fini le lycée.

Il regrettait de ne pas pouvoir enlever ses lunettes pour avoir un contact visuel direct avec le jeune homme, après tout cela aidait à mettre à confiance et à transmettre un peu de chaleur via le regard. Mais bon, il craignait que cela ne fasse qu'effrayer le jeune homme, et il ne serait pas plus avancé s'il se sauvait en hurlant.

Soudain, il sursauta: un ruisseau de sang commença à s'écouler des lèvres de l'inconnu. Visiblement, il s'était mordu au sang. Dans le silence qui suivit sa question, il sortit un mouchoir de sa poche et le lui tendit sans un mot, attendant simplement que l'autre trouve l'envie et/ou la force de lui répondre. Il ne le pressait pas, respectant son rythme.

Quand la réponse vint enfin, il lui fut évident que le jeune homme était vraiment confus. Il était clair qu'il n'allait pas bien, d'ailleurs il n'essaya même pas de cacher sa peine en disant '' Non non, il n'y a rien'' comme le faisaient beaucoup de gens lorsqu'on les découvrait dans une situation de faiblesse. Celui-là allait trop mal pour ne pas s'assumer pleinement. Il était content quelque part, il serait plus facile de l'aider comme ça, s'il était consentant.

C'est surtout la suite qui porta un coup au jeune Allemand. Il se sentit atteint en plein coeur. Pauvre petit... Pour demander cela à un inconnu, il fallait vraiment être au fond du baril, être en plein coeur du désespoir le plus profond et le plus triste.... En être à un point où on avait plus aucun orgueil, aucun désir sinon celui de simplement arrêter de souffrir peu importe le moyen. Bref, être prêt à tout.

C'est seulement là qu'il comprit vraiment la profondeur de la détresse de cet inconnu effondré sur le plancher.

Alors il s'agenouilla, simplement pour être dans une position plus confortable car il sentait qu'il allait rester là un moment. Puis, il s'avança vers lui et doucement, gentiment, le prit tout simplement dans ses bras. Il le serra contre sa poitrine en l'entourant de ses bras, conscient que c'était l'un de ces moments où l'on a simplement besoin de chaleur humaine, d'un peu de sympathie et de gentillesse, chose qui devait lui faire cruellement défaut dans cet endroit où l'on arrivait seul avec un passé de malheur. C'était le cas de tout le monde ici, non? La raison de leur présence en fait.

Il était heureux de pouvoir l'aider au moins pour ça, par sa présence. Il lui dit tout aussi gentiment avec ce vague accent allemand qui le caractérisait:

- Ça va, prends tout le temps qu'il te faut. Nous ne sommes pas pressés, si? Je suis sûr que ça va aller mieux bientôt. Quoi que ce soit, ça ne peut pas être si terrible! Nous allons regarder ça ensemble et trouver une solution, d'accord? Il y a sûrement quelque chose que nous pouvons faire pour que ça aille mieux. Alors décompresse...
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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Ven 26 Sep - 19:13:46


C’était une scène irréelle pour le polonais. Peut-être était-ce pour cela qu’il se sentait aussi totalement déconnecté. Dans la lumière diurne déclinante qui emplissait ses yeux bleu, son vis-à-vis apparaissait comme mystifié. Les tons orangés et la douceur de son visage ( malgré le fait qu’il porte ces lunettes froides et métalliques ), les ombres et les reflets dorés de ses cheveux lui conféraient l’allure des icônes ayant bercé son enfance. Il resta immobile, fixant l’être devant lui, à peine soulevé par ses tressauts  malheureux . Il revoyait dans un flash la Pologne, ces contrées vertes et ses hivers glacés. Il se revoyait chez sa grand-mère a l’abris du froid de l’hiver alors qu’elle lui contait mythes et légendes slaves, tribulations des enfants de Jérusalem. Elle avait de ces vieux livres à l’encre dorée qui sentaient la poussière et dont les pages se désagrégeaient sous vos doigts, et sur ces pages noircies par le temps ces figures apparaissaient : Calmes et douces toute enluminée de dorures. Des figures religieuse certes, mais enfant il n’en avait pas conscience. Pour lui ces visu miséricordieux n’étaient que personnages de fables, de contes. Comme tout enfant de son quartier il se rêvait David, s’improvisant des frondes, et pourtant restait terrifié par Goliath.
Fixant toujours le visage devant lui, un mouvement de ce corps nouveau venu le fit sortir de ces souvenirs. Qu’il était facile pour eux, souvenirs, de s’échapper des malles poussiéreuses de sa tête par cette fin de jour mélancolique.
Le blanc détonna avec les dorures, le blanc d’un mouchoir qu’on lui tendit. D’une main tremblante il l’attrapa du bout des doigts, le caressant du pouce avant de se souvenirs du fer dans sa bouche, du sang. D’un geste lent, comme perdu toujours inconscient de son corps, il s’essuya les lèvres colorant le tissu vierge d’un rouge écarlate et brillant. Ses lèvres rouges étaient tout aussi carmin, elles semblait décorée, elle ressemblaient à celle des petites garçon qui par curiosité un jour fouillent les affaire de leur mère et décident de se maquiller juste comme elle. Isaac aussi avait joué à faire comme cet femme qu’il appelait jadis maman, lui aussi avait joué avec du rouge à lèvre, comme tous les petits garçons. Petits garçons qui se faisaient ensuite gronder par leur père pour avoir entacher le symbole virile d’un peu de carmin.
Et Isaac avait l’impression de redevenir ce petit garçon tremblant de larmes contenues, qui refusent obstinément ( comme peuvent l’être les enfants ) de couler devant ce père, et qui essuie en tremblant ses lèvres de son méfait.
Et ce rouge si vif, si éclatant semblait lui bruler les yeux, l’hypnotiser, tant et si bien qu’il ne pouvait pas en détacher son regard oubliant presque la présence a ses côtes. Oubliant le misérable de sa supplique, le pathétique de son état, le tragique de ses sentiments. Sachant juste pertinemment que non, il n’avait plus d’orgueil dans ses états de détresse, de mélancolie. Qu’il était prêt à supplier le premier inconnu pour un peu de chaleur et de réconfort. Sans même se douter que peut-être il pouvait mal tomber abandonnant la méfiance par désir de ne plus souffrir.
Mais non, il n’était visiblement pas mal tombé, il était en face d’une de ces personnes qui savent user d’une colle spéciale, de scotch. Des réparateurs d’un genre très spécifiques. Des joaillier, des orfèvre dont le travail certes ingrat permettait de révéler de vrai joyaux : des réparateur de cœur pourrions-nous les appeler.

C’est un geste pourtant simple qui ébranla Isaac au plus haut point. Son corps habitué à la solitude sentit soudain une présence autour de lui, il se sentait enserrer entre deux bras l’instant d’après son visage touchait une poitrine chaude, vivante .Si vivante, si humaine. Il tremblait, de tout son être, surpris par ce contact inespéré, contact humain qui était devenu pour lui une chimère. Ne sachant comment réagir il commença à paniquer :  Quel genre d’étreinte était-ce là ? était-elle fourbe ? voulait ont lui porter un coup dans le dos ou obtenir quelque chose de lui ?
L’idée du pur altruisme, de l’acte gratuit et désintéressé ( sauf peut-être du bienêtre d’autrui ) ne lui venait pas à l’esprit.
Ce qui suivit, cette explication formulée d’une voix calme, il ne l’attendait pas non plus.

« - Ça va, prends tout le temps qu'il te faut. Nous ne sommes pas pressés, si? Je suis sûr que ça va aller mieux bientôt. Quoi que ce soit, ça ne peut pas être si terrible! Nous allons regarder ça ensemble et trouver une solution, d'accord? Il y a sûrement quelque chose que nous pouvons faire pour que ça aille mieux. Alors décompresse...»

Peut-être dans un autre état où son esprit plus reposé, plus sain ( pour tant est que ce fut possible ) il aurait pu paraitre amer, acerbe, il aurait pu dénigrer ces paroles si douce s’il avait été quelqu’un avec ce genre de caractère. Il aurait pu égoïstement cracher sa souffrance à la figure du premier venu, ne se lassant pas de rétorquer que, non il était impossible de lui rendre une chose qu’il n’avait jamais connu : la paix. Qu’il était impossible de lui rendre ce qui comblait sa personne vide : sa sœur.
Mais Isaac n’était pas ce genre de personne. Il était comme une éponge acceptant et chérissant n’importe qu’elle marque de tendresse qui pouvait, comme un baume sur une blessure, le soulager un instant.
Il ferma les yeux, il avait le nez et la peau de son visage qui frottaient contre le textile de la chemise de son vis-à-vis, et de cette chemise transparaissait la chaleur amicale de son corps. Son oreille étant collée à ce torse il pouvait aisément entendre les battements de cœur, les respirations calmes qui au fur et à mesure devinrent un refrain, une berceuse.
Il se laissa aller, comme l’autre le-lui demanda. Il ne sut pas combien de temps d’ailleurs, ne voulant pas rompre ce contact, ces mains chaudes et bienveillantes dans son dos. C’était trop rare, trop précieux comme instant de bonheur.

Il finit néanmoins par se détacher, ne voulant pas gêner peut être ou même abuser de la gentillesse de cette personne inconnue et qui pourtant lui offrait plus beau réconfort que n’importe quel médicament.
Il tiraillait ses doigts, mal à l’aise voire très nerveux ne sachant trop que dire. Baissant la tête il se contentait de fixer le bout élimé de ses chaussures. Il hésitait entre rester en silence ou partir se cacher quelque part dans un coin sombre, comme il savait si bien le faire mais il ne s’en sentait pas la force dans l’immédiat.
Gêné par le silence il laissa à nouveau entendre sa voix.

« Je… M-Merci.. J-je suis desolé »

S’excuser, encore, toujours, parce qu’il ne savait rien faire d’autre. Parce qu’il avait toujours l’impression d’être inutile, de ne servir a rien, puisqu’on l’avait toujours éduqué dans cette idée.
« Un fardeau Isaac. Tu es un fardeau. »

Il serra des poings contre son pantalon, et pris un autre inspiration.

« J suis d-désolé de te déranger... Tu n’a-avais pas à… à f-faire ça… Mais .. »
La suite des mots ne voulut pas sortir. « Mais…. Merci, j’en avais tellement besoin, merci d’avoir été la main tendue qui échappe à la noyade » Voilà ce qu’il pensait, ce qu’il aurait voulu dire mais ce qui comme d’habitude ne voulait pas franchir la barrière de ses lèvres.
Il se fit violence pour ne pas se gifler tant il se trouvait pitoyable à ne jamais pouvoir exprimer ce qu’il ressentait. Toute cette colère, cette violence contenue qu’il avait en lui n’était dirigée qu’envers lui-même et personne d’autre.
Ses poings étaient toujours si serrés que le sang commençait à ne plus y affluer, lentement et douloureusement il les desserra.
Une fois les mains libres, il retira ses lunettes et laissa pendre sa main à côté de lui, rejetant sa tête en arrière yeux clos.
Il tourna lentement la tête vers la fenêtre, les couleurs de la fin d’après-midi se teintaient de leurs habits de soirée, le jour déclinait et bientôt l’obscurité referai surface, cette obscurité qui terrorisait sans remords bon nombre des patients de l’institut qui était la source de tous les cauchemars.

«  Il fait de plus en plus sombre… La nuit va bientôt tomber. » Il jeta un regard a son balais et soupira  «  Et je vais devoir laisser ce couloir tout …sale. »

Aaah, Isaac qui essayait de changer de sujet pour ne pas avoir à parler de lui, parler de banalités plutôt qu’affronter sa peine et ses démons, c’était sa spécialité.
hors jeu:
 

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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Dim 28 Sep - 2:09:16

Immobilité.

Klaus ne devait pas bouger, il le sentait pertinemment en cet instant précis. Dans ses bras, le jeune homme tremblait tel un arbrisseau sous l'assaut de la tempête. C'était une bonne analogie, car son interlocuteur semblait sur le point de s'effondrer à tout moment sur lui-même, croulant sans doute sous le poids des problèmes et de la souffrance. La vie n'était pas douce avec certaines personnes, il le savait bien, et parfois il était dur de tout avoir sur ses épaules et on craquait. Ça n'était pas grave, c'était humain... Mais peu de personnes comprenaient cela, et beaucoup ridiculisaient la faiblesse des autres alors qu'elle faisait pourtant tout autant partie d'eux. Ah, les humains...

Bref. Quoi qu'il arrive à ce jeune homme, il n'en pouvait plus et avait besoin d'un peu de répit, et il comptait bien le lui donner. Pauvre garçon! Si un simple câlin pouvait lui faire du bien, il serait heureux de le lui offrir. Qu'est-ce que cela lui coûtait au final? Et puis au fond ça lui faisait plaisir, il aimait aider les autres. Un bon gars, Klaus, en fait. Selon la définition même du ''bon gars''.

Ils restèrent ainsi un bon moment, et pas une seule fois il ne s'impatienta. Il ne bougea pas d'un poil même quand ses jambes commencèrent à s'engourdir. Il y avait des priorités dans la vie, il n'allait pas faire sa chochotte. L'autre se séparerait de lui uniquement quand il serait prêt, et si cela prenait une heure et bien cela prendrait une heure, voilà. Pas comme s'il allait faire quelque chose de pertinent et qu'il était pressé de toute façon hein...

Finalement, l'autre se détacha de lui et nettoya ses lèvres en silence. Il n'avait que faire de voir le mouchoir blanc taché, cela partait très bien à la machine et puis quand-bien même faudrait-il le jeter il en prendrait un autre, voilà tout.

Le Soleil tombait doucement tandis que l'autre, davantage calmé mais l'air toujours aussi fragile, ouvrait enfin la bouche pour lui parler un peu. Klaus l'écoutait en silence, analysant la situation du mieux qu'il le pouvait. Il était clair que ce garçon n'allait toujours pas bien et avait encore besoin d'aide en cet instant précis. Cependant, il était tout aussi clair qu'il était gêné et mal-à-l'aise, voir culpabilisé d'avoir pris son temps. Bref, les conventions sociales l'avaient rattrapé... Qui était l'imbécile qui avait décrété que les hommes n'avaient pas besoins de câlins et que les étrangers ne devaient pas se parler, je vous le demande. Enfin.

Il sourit. Mieux valait détendre l'atmosphère pour aider cet étranger à aller mieux. Et ça, il savait faire d'habitude, en tout cas il avait l'impression!

D'une voix claire et remplie de bonne humeur, il répondit:


- Ah, mais ça ça n'est pas grave! C'est le boulot du concierge, si? T'occupes! Et ne m'embêtes pas avec tes excuses allez, c'est pas comme si j'avais jamais eu besoin d'un câlin moi aussi hein! On est qu'humains après tout!


Il se leva.

- Viens, je t'invite dans ma chambre si tu veux! J'ai des boissons gazeuses et des bonbons, bon ça n'est pas très classe mais c'est bon quand-même, ha ah... Tu me raconteras ce qui t'arrives, ou pas si tu le sens pas, et on fera connaissance! Okay?

Il n'avait vraiment pas envie de le laisser tout seul. Il ne semblait pas en état et il s'inquiétait.

HRP: Allons c'est très bien : )
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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Mer 22 Oct - 16:53:29


Isaac s’en voulait.
Il s’en voulait d’avoir faire attendre ce pauvre garçon au point qu’il s’en engourdisse les jambes, qu’il perde son temps. Il s’en voulait d’être toujours un poids pour tout le monde. Il s’en voulait de ne pas avoir… ce … cette force mentale qui lui faisait tant défaut. Non il avait eu des souffrances dans sa vie. Mais comme bien d’autres. Lui était juste… juste trop faible mentalement et physiquement. Lui n’était pas un roseau ou un chêne qui résiste à la tempête. Non il était juste une fine plaque de verre fissurée, recollée grossièrement et toujours re-brisée devant supporter les intempéries.
Peut-être. Peut-être que s’il avait eu cette force mentale, les choses auraient été différentes pour lui ? Et surtout pour sa sœur ? Peut-être aurait il put lui offrir cet avenir radieux qu’il lui avait toujours souhaité ?
Peut-être n’avait-il pas travaillé assez ? peut-être aurait-il dû faire plus attention lorsqu’il travaillait avec Dean.
« Peut-être, peut-être, peut-être »
Ce mot tournait en boucle dans sa tête, comme pour le narguer et lui faire miroiter ce passé qu’il aurait voulu changer : on ne refait pas le monde avec des si, il en est de même avec les peut-être.
Le polonais était un être irrémédiablement tourné vers le passé, il ne pouvait pas s’empêcher d’y penser, et ce même s’il lui remettait en mémoire des souvenirs douloureux.
Elif. Bien sûr comme toujours son cœur se déchirait en pensant à elle.
Dean. Il songeait parfois à lui aussi et même s’il savait que leur idylle n’était pas faite pour durer, son abandon l’avait marqué au fer rouge. C’est bête d’aimer en se disant de ne pas s’attacher, que ça ne va pas durer. C’est pas possible. On finit toujours par s’attacher à quelqu’un et l’abandon est la mise à mort des liens qui vous retiennent d’une irrémédiable chute.
Elif qu’on lui avait prise . Puis Dean qui l’avait laissé. Et voilà où il finissait. Enfermé comme un fou. Il n’était pas malade bon dieu. Il n’était pas fou !
Si surement. Ça devait être ça le problème. Les fous on ne les aiment pas, on les laisse souffrir en silence dans leur coin. C’est ça. Et le plus grand fou de tous les fous avait dû avoir l’idée de tous les enfermer dans cet endroit. Un asile, voilà où il était.
Alors que ses sombres pensée revenaient le hanter, il coula son regard sur son vis-à-vis aux lunettes de soleil.
Mais ce type en face de lui. Cette personne si gentille qui lui parlait avec tant de douceur, comme si sa voix elle-même avait mis des gants de velours pour manipuler le verre brisé qu’il était. Cette personne là décidément ne pouvait pas être folle à lier. Cette personne avait de la force, avait du cœur. Et cet endroit. Cet institut, ce n’était pas fait pour les gens comme ça. Ces gens étaient comme des petites étoiles, qui tentaient de percer dans le noir. Tentaient de briller, de réchauffer les autres corps mort, comme celui d’Isaac, mais cet endroit était tellement sombre qu’au final il étouffait toutes les petites étoiles. Et un jour il finirait par les étouffer juste avant qu’elles ne naissent.
Il fixait maintenant Le blond de tout le bleu algue de ses yeux, il le fixait intensément sans sourcilier, tremblant un peu. Il essayait peut être de s’imprégner d’ un des seuls visages amical qu’il avait pu croiser pour l’instant.
L’autre se mit à sourire, a lui parler. Des volutes rosées et jaunes et paroles amicales, douce. Il n’en comprit pas tout de suite le sens, mais plutôt la portée. C’est le plus important non ?
Et son sourire, son sourire qui ne flanchait pas. A ce moment-là Isaac aurait pu lui offrir n’importe quoi pour le remercier de ce sourire amical : comme un point d’ancrage comme un phare brillant dans la nuit et empêchait les bateaux de s’échouer, de se déchirer la panse contre les récifs aiguisés.

Puis, une main tendue l’invita à se relever. Accompagnée de mots. C’était mieux ainsi.

« Viens, je t'invite dans ma chambre si tu veux! J'ai des boissons gazeuses et des bonbons, bon ça n'est pas très classe mais c'est bon quand-même, ha ah... Tu me raconteras ce qui t'arrives, ou pas si tu le sens pas, et on fera connaissance! Okay?»

L’accent du nord toujours rendait les phrases amusante. Pourtant, analysant la situation Isaac se mit à rougir. Embarrassé, timide, prude ? Que sais-je ? Isaac tout simplement.
Aller dans la chambre de quelqu’un ? Parler de lui ? encore embêter cet inconnu avec ses petits malheurs ? Non.. c’était une mauvaise idée. Et puis, et puis malgré tout il avait un peu peur.
Mais… d’un autre coté la perspective de s’épancher complètement, de faire le vide dans sa tête et d’entretenir un dialogue avec une personne réelle et non les voix dans sa tête était très tentante.
Mais…

« N’y va pas ! enfuis-toi, c’est tout ce que tu sais faire. Arrête un peu d’être un fardeau pour les gens ! Ce pauvre Garçon a déjà assez perdu son temps avec toi.. »

Non. Il secoua la tête. Pour une fois il ne les écouterait pas ces voix. Pour une fois il ferait un choix seul.

Il se mordit les lèvres, se les lécha deux fois et puis… Et puis les mots finirent par sortir maladroitement tandis qu’il attrapait la main.

[color:51fc=#566D7E ] « D-d’accord…. Je te suis ! » Baissant les yeux il ajouta un autre [color:51fc=#566D7E ] « merci » plus bas.

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MessageSujet: Re: Sometimes glass glitters more than diamonds [ Klaus ]   Mer 22 Oct - 18:40:51

Peu pressé, Klaus attendait sans broncher que l'autre prenne une décision. Les mots semblaient mettre du temps à l'atteindre, comme s'il était décalé avec le reste de l'univers. Mais cela ne le dérangeait pas. Il attendait, patiemment, calmement, sereinement, sans le pousser, sans le presser. Il allait prendre une décision quand il serait prêt et puis c'est tout.

Vu son naturel et son calme, on aurait pu penser que ça n'était pas la première fois qu'il tombait sur une personne en pleine crise de désespoir. Pourtant, à part les peines d'amour de ses copains et les décès malheureux dont il fallait consoler les endeuillés, il n'avait pas grand expérience avec le désespoir. Même personnellement il lui était étranger, Klaus était ce genre de personne trop optimiste pour réellement se laisser plonger. Cependant, il avait cette force et ce positivisme en lui qui pouvait servir aux autres, et surtout la volonté de le faire. S'il avait pu continuer ses études, il aurait certainement été dans le domaine social car là était son talent. Il aimait aider les autres et avait l'énergie pour le faire sans se fatiguer lui-même émotionellement. Tout cela n'était pas conscient, il le faisait simplement et naturellement, sans se poser de question. Il aimait les gens, voilà tout, le contact humain, et avait cet amour inconditionnel qu'ont ces personnes qui apportent des repas aux sans-abris, fournissent des couvertures aux junkies et des câlins aux prostituées dépressives. C'était peut-être bien son seul talent, Klaus n'était pas particulièrement intelligent, beau ou cultivé. Mais il avait ça.

Il faut bien quelques bonnes personnes pour agrémenter ce monde pourri, non?

Finalement, le jeune garçon au regard perdu prit une décision. Le jeune allemand en fut un peu soulagé. Il avait peur qu'il refuse. Là, il ne savait pas ce qu'il aurait fait. Insister quitte à avoir l'air d'un harceler? Accepter même s'il était inquiet? Dilemme... Qui ne se poserait pas, heureusement. Vu la façon dont il le regardait, il était clair qu'il était au plus bas et qu'il avait besoin d'aide. Personne ne l'avait jamais regardé comme ça auparavant, ça le troublait. Ce regard transpirait d'une telle douleur! On ne voyait pas ça tous les jours. C'était une chance qu'il soit passé par là en cet instant précis, sinon ce pauvre jeune homme serait resté tout seul, prostré dans sa souffrance. À cette pensée il se sentit mal et remercia sa bonne étoile - et celle de l'inconnu.

Son sourire s'élargit. Encore une fois, il espérait ne pas avoir l'air froid avec ses lunettes! Il lui en parlerait plus tard, quand ils auraient fait connaissance un peu mieux.

Il attrapa fermement sa main et le hissa sur ses pieds, prenant garde à ce qu'il ne tombe pas - après tout, vu son état mental, il n'aurait pas été étonnant qu'il chancèle un peu. Puis, il posa sa main sur son épaule. Il avait l'impression vague, sans trop pouvoir mettre de mots là-dessus, qu'il ne devait pas le lâcher. Il ne VOULAIT pas le lâcher en tout cas, le contact physique lui semblait important. Comme s'il avait peur qu'en cessant de le toucher l'autre s'effrite comme de la poussière.

Ils se mirent en marche dans les longs couleurs vides et blancs.


-Y'a pas de quoi, allons, on a tous déjà été au plus bas! On va te remonter le moral tu vas voir. Je te lâche pas tant que j'ai pas vu au moins un vrai sourire de ta part, même si ça doit prendre jusqu'à mes trente ans! Je m'appelle Klaus, en passant. Et toi?

( HRP:Je fais un peu traîner dans les couloirs, personne m'a attribué de chambre encore et je sais pas combien de temps ça va prendre parce que ça fait un moment déjà @_@)
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