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 Tes synapses sur du papier

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Celebren : 24
Avatar : Vaas Montenegro


Dossier médical
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MessageSujet: Tes synapses sur du papier   Jeu 3 Juil - 19:35:37

Dans le bordel ambiant d'une chambre du dortoir Est, sous un matelas en vrac, des papiers noircis par une gueule de fouine qui a tendance à se faire chier dans le coin.





La prochaine fois que tu te regarderas dans le miroir, Invité, fais gaffe à ne pas me voir dans ton reflet.


J’ai toujours détesté les humains.
A entendre les gens parler, c’est monnaie courante.
Tout le monde est un sociopathe et se doit donc de le gueuler à la face de leur entourage, comme une fierté.

Moi c’est leur odeur que je peux pas blairer.
Ils puent, ils font du bruit.
C’est une infection, ils pullulent, comme une invasion. Ils envahissent mon espace vital, ils ont pas l’air de comprendre quand je parle. Ils ont juste l’air d’abrutis, tous autant qu’ils sont.
Y en a quelques-uns que je supporte, parce qu’ils sont utiles. Mais je les compte sur les doigts d’une main, tous les autres font partie de cette même masse informe de vermine qui me colle la gerbe.


Je me rappelle de cette fois, ces deux gosses. Ils voulaient jouer aux grands, ils faisaient les malins. Ils voulaient bosser pour les frères Khaled les cons. Ils s’étaient trouvés des flingues alors ils se prenaient pour des caïds. Fallait les entendre, ils se sentaient plus d’avoir violé une gonzesse.
Je suis pas mère Thérésa et ils avaient besoin de comprendre la vie.
J’ai posé mon joint, j’me suis levé, j’en ai juste regardé un.

Toi, tu bouges pas.  

Je me suis tourné vers l’autre, l’ai maté de haut en bas et je me suis jeté sur lui. Ses yeux sortaient presque de leurs orbites alors que je serais sur sa gorge. Je l’ai éclaté au sol comme ça, et puis j’ai commencé à le tabasser. Ca pissait le sang sur le béton, son flingue lui a pas servi à grand-chose. J’ai passé tout ma rage sur sa gueule. Il avait quasiment plus de dents, plus beaucoup d’os dans la crâne, et le sang qui sortait de sa bouche faisait des bulles.
J’ai juste reposé mon cul et reprit mon joint.

Maintenant tu te casses.

Il s’est enfuit comme la petite merde qu’il était. J’étais plié.
Il avait eu deux minutes. Les deux plus longues minutes de sa vie pour prendre son flingue et m’en coller une. Au lieu de ça il m’a simplement regardé buter son pote sans bouger un orteil, peut-être qu’il avait trop peur, la pauvre bichette, et qu’il est rentré pleurer chez sa mère.
J’ai aucune idée d’à quoi ressemblait ces deux gosses. Je me souviens même pas de leur couleur de cheveux, mais je sais que ce gamin-là n’oublieras jamais ma face. Je sais qu’aussi longtemps qu’il vivra, il se demandera pourquoi il n’a pas sorti son flingue, pourquoi ce jour-là a existé, pourquoi il en sont pas restés à fumer des joints dans leur chambre. Il n’aura jamais de réponse, il regrettera chaque jour de pas avoir été celui que savatais pendant que son pote avait regard de poisson mort.

C’était tellement mythique que j’en rigole encore tout seul.

Après tout, je suis fou.
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