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 Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)

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MessageSujet: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Dim 13 Avr - 2:41:46

    4 Mars


Il me semble que Lean a reprit un peu de poids, temps pour enfiler ses pantalons : 11.5 secondes précisément. C'est environ 4 secondes de plus qu'hier. Les données ne sont pas vraiment significatives comparées à celle du début de la semaine. J'ai hâte de pouvoir lui refaire passer le test de la balance pour y voir un peu plus clair.

Ce type me regarde toujours aussi louche.



Il sait que c'est mal et pourtant il ne peut pas s'empêcher de pousser la porte de ce dortoir où il n'a rien à faire. Le territoire des êtres aquatiques. Tout ici était différent de son habitat habituel, mais il essaie d'ignorer le sentiment d'insécurité qui s'empare de sa poitrine. Il a l'impression de s'être aventuré dans les profondeurs de la mer. Il se mord la lèvre, personne le le verrait. Il avait bien regardé toutes les caméras de sécurité avant de s'aventurer aussi loin.

Il en a ras la casquette. Depuis qu'il est là, tout à changé autour de lui. C'est comme si la dynamique s'était inversée, comme si le chasseur devenait le gibier cette fois. Il se sentait épié, lui qui épiait. Au moins le dude ne semblait pas du tout en avoir après Lean, mais il devait se montrer plus prudent. Qu'est ce que ce con avait trouvé sur lui pour avoir toujours ce regard indescriptible à chaque fois qu'il le remarquait... Il fronçait les sourcils, pour lui montrer qu'il se sentait observé et que cela ne lui plaisait pas. Mais cela ne l'avait jamais arrêté.


    7 Mars


Le dude est en fait un des nouveaux gardiens. Aucune idée de ce qu'il a sur moi, mais c'est sûr qu'il a quelque chose. Son regard est trop insistant, son sourire trop persistant. J'espère juste qu'il n'a rien qui puisse compromettre mon poste, ou pire, ma relation avec Lean. Cela fait un moment que je n'ai pas pu être seul avec lui, depuis le labyrinthe, mais j'ai le feeling que le peu de contact que l'on a pu construire ce jour là est précieux pour toutes nos futures rencontres.


Il entre dans la chambre sans difficulté, remettant l'épingle dans ses cheveux. Il pousse la porte. Il ferme derrière lui silencieusement. Et la fouille commence. Il regarde dans tous les tiroirs, dans les placards, sur la table de chevet. Et finalement il voit son nom. Sur une feuille de papier, sur laquelle on peut voir l'écriture manuscrite du fameux Gardien au nom imprononçable. Il regarde les autres noms, ne comprends pas le lien entre eux... mais l'intitulé du papier lui glace le sang "Proies." Que voulait dire Hänsel par là ? Il repose le papier comme s'il avait peur de se faire surprendre, il cherche rapidement pour quelque chose contre lui. Il fallait qu'il trouve. N'importe quoi. La liste ne suffisait pas. Il regarda l'heure sur le réveil... Merde il était déjà là depuis plusieurs minutes, il fallait qu'il file, tant pis, il chercherait en ligne. Il se retourne vers la porte, mais avant qu'il ne puisse toucher la poignée, celle-ci tourne devant lui, le son paralysant chaque muscle comme une anesthésie pour ses sens. Merde, pris sur le fait.


Dernière édition par Thomas Jolicoeur le Dim 22 Juin - 22:09:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Mer 16 Avr - 1:58:21

      Ah, le coup de foudre ! Ce sujet a été utilisé, réutilisé et recyclé dans les romances, aussi bien que n’importe quel genre. Avec ou sans subtilité. Mais si l’expression était utilisée différemment ? Et si elle était revisitée ?

      Parfois, certaines personnes décidaient de marquer d’autres d’une large biffure rouge, ou noire, ou bleue— sans raison apparente. Ou celle-ci restait top secrète. Celle-ci les agaçant à un point tel qu’il faut s’assurer de temps à autre que la personne n’était pas obsédée par la dites biffure. Oui, le tout pouvait escalader rapidement, gravir les échelons d’agacement à rage compulsive en un clin d’œil. Sans cesse, c’est tel qui avait fait ceci ou cela. Hey, mais, n’était-ce pas le type que tu disais détester ?

      Où était le lien avec Thomas ? Le voici, le voilà : son coup de foudre haineux. Hänsel ne pouvait pas le voir sans crisper la mâchoire ou le poing. La réaction en soi n’était pas complètement infondée, mais le comment du pourquoi était classé dans un dossier étampé : Confidentiel. Ceux qui n’avaient pas accès à sa voûte crânienne ne saurait jamais, mais… un passage dans sa mémoire, en particulier, l’avait mis en rogne pour la première fois contre le blond.

      Quelque part durant la semaine de son arrivée, le gardien faisait une ronde comme inscrit dans sa description de boulot. Entrait ensuite sur la scène le diététicien. Celui-ci était entouré d’un état mal à l’aise constant, comme si c’eut été un miasme. Déjà, cela débutait mal les avant-goûts d’une rencontre surtout que le jeune Naarajärvi se basait sur son jugement sans apprendre à connaître son vis-à-vis. Clair comme de l’eau de roche, ce type cachait quelque chose. Son regard fuyant, son léger tremblement de la main lorsqu’il eut ouvert la porte de… son bureau ? Il s’était avancé jusqu’à sa position, et avant de pouvoir ouvrir la bouche, avait vu l’expression sur le visage de Thomas. Un vrai livre ouvert. Visiblement, sa présence était indésirable, une plaie béante dans son estomac. Pratiquement un ulcère. Peu à peu, leur relation souffrait de cet échange silencieux… mais avec quelques présentations polies, en forçant sa main, il était entré. Les détails n’échappaient pas à son regard acier. Il eut tôt fait de remarquer les dossiers négligés ; un patient apparaissait souvent, les dates sur les suivis des autres laissaient croire qu’ils n’étaient pas suivis…

      Un scientifique qui ne remplissait pas sa fonction ? Cela avait le don de tatouer une partie de son cerveau ; Thomas était une proie. Un morceau de viande qui, au moindre soupçon d’un faux pas, finirait dans son assiette. Ou même celle de quelqu’un d’autre.

      Avant même que la semaine ne finisse, le nom Thomas Jolicœur avait été inscrit, d’une calligraphie soignée, sur sa liste intitulée Proies. Certes, si quelqu’un venait à tomber dessus ce serait rigolo d’expliquer…

      Ou pas ? Aucune substance illicite n’avait été ingérée, donc ce n’était pas une illusion, là, devant lui. Son cœur se serra, normal quand l’un voyait son coup de foudre, et sa bouche se tordit en une imitation de sourire. Le jeu commençait… et qui gagnerait ?

      « Que faites-vous dans ma chambre, Dr Jolicœur ? J’ignorais que vous en aviez la permission, ou… » son ton feignait l’amusement. « Vous vous prépariez pour moi ? Je ne peux accepter vos sentiments… » Oui, il n’était pas con ; il avait vu la liste. Il avait vu son nom. Et il se posait encore des questions.

      Hänsel avait refermé la porte en terminant sa phrase, s’était avancé d’un pas dans sa direction. Niveau taille, il gagnait. Avaient-ils besoin d’en arriver là ? « Je suppose que l’un se sent seul, entouré de fous. Vous cherchiez la compagnie d’un être sain, et dans ce cas-ci, moi… »

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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Ven 18 Avr - 4:42:17

La seule fois où il avait ressenti le même style de pression, c'était face à Mr Daw. Il avait l'impression que le regard du gardien allait complètement le geler jusqu'au bout de la colonne vertébrale. Il transperçait chacune des couches de chair, chaque muscle, il était sûr qu'il pouvait même voir la couleur de son ADN dans sa moelle épinière. Merde. Il était dans le gros caca. Que faire ? rentrer dans son jeu ? Il était sûr qu'Hänsel ne serait pas dupe et savait déjà qu'il avait vu la liste. Il déglutit, reculant naturellement vers le petit bureau pour ne pas se laisser écraser par son inquiétante présence.

"...Oui tout à fait..."

Non. Hänsel était loin d'être sain d'esprit. C'était même tout le contraire. C'était un gros fou, un taré qui gardait une liste de proies sur laquelle figurait son nom. Qui voudrait se retrouver avec quelqu'un comme ça ? Surtout qu'en combat rapproché il ne tiendrait pas dix minutes. Hänsel était bien plus bâti, il était bien plus athlétique et il avait en plus l'avantage du terrain. Il allait devoir ruser si cela tournait mal. Utiliser ses neurones pour se sortir du piège qui se refermerait. Il lui fit un petit sourire, histoire d'appuyer ses paroles même s'il était sûr que cela ne servait à rien.

"Étant donné que vous semblez plutôt intéressé par moi ? cela fait quelques jours que vous ne faites que me dévorer des yeux... cela en devient intimidant, je me disais qu'il valait mieux que l'on fasse connaissance un peu plus en profondeur."

Il ne se rendait pas compte d'à quel point ses métaphores n'étaient pas que des images. S'il savait que le gardien avait des tendances à vouloir retrouver ses "proies" dans son assiette, il n'aurait sans doute pas poussé la provocation jusque là. Il aurait sans doute tenté de fuir de toutes ses forces. Mais au lieu de cela, il voulait faire son malin, essayer de prêcher le faux pour savoir le vrai. Un bluff, évidemment. Si cela prenait, il pourrait sans doute pouvoir jouer la carte du chantage et peut-être découvrir ce qu'il y avait derrière cette fameuse liste mais s'il découvrait que ses paroles étaient basées sur du vent, il serait sans doute furieux... ? Le tout pour le tout.

"...Bien que... Je pense déjà en savoir trop... Je ne comprends juste pas ce que fait mon nom sur cette liste ? Serait-ce un privilège ?"

Espiègle, il s'assit sur le lit, croisant les jambes comme s'il était tout à fait à l'aise bien qu'il tremblotait intérieurement. Il espérait ne pas avoir à rester là trop longtemps. Il en voulait juste assez pour que le gars arrête de le surveiller sans cesse, juste aussi savoir ce qu'il avait sur lui, après cela il partirait. Il ne s'attarderait pas. L'air était vicié dans cette chambre. Il voulait la quitter le plus vite possible. Ses muscles étaient tous crispés, il fallait qu'il se détende. Agir comme s'il était celui qui menait la danse.
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Sam 19 Avr - 5:17:35

      Cellule par cellule, doigt par doigt ; la main se détacha enfin de la poignée. Un second pas avait été prit. Ils n’allaient pas s’en tenir là très longtemps. Une tension presque tangible voir visible planait dans la pièce, alourdissait l’air qui entrait et venait de leurs poumons. Clignement d’œil, ou de yeux pour ceux qui en auraient deux, soulèvement d’un torse. En une seconde, tant de mouvements imperceptibles se produisaient.

      Un privilège ? Si les métaphores étaient délaissées, à utiliser plus tard dans le paragraphe, c’était bel et bien un privilège. N’était-ce pas poétique de mourir et disparaitre dans le ventre d’une autre personne ? L’un ne puis être plus proche d’un autre qu’ainsi, ou du moins, tel était la croyance d’Hänsel. Ce dernier ne jurait que par cela en question de relations… humaines. Nul ne pourrait expliquer la raison exacte, mais s’il saurait un tant soit peu son passé, ferait fort probablement le lien immédiat. Étant né avec un autre entité, la moitié du sien, n’était-ce pas normal de la rechercher toute sa vie ? Certes, celle-ci ne pouvait être remplacée ou retrouvée, considérant qu’elle n’existait plus du tout. Si nous en revenions à la métaphore de « proies », la connotation pouvait être utilisée sur un plan tout autre. Sexuel, évidemment.

      Ce qui, en soi, ne représentait pas un si mauvais choix de mots. Autant jouer un jeu avec son masque et ses beaux habits, non ? Son arrivée datait d’à peine deux semaines, mieux valait ne pas écourter sa présence en ces lieux. Thomas ne se laisserait pas faire, ou jugerait plus sage d’être docile, mais croirait-il en ce leurre ? En cette comédie ? À moins d’avoir fait la connaissance d’un cannibale, ou d’y repenser dans ses temps libres, personne ne sauterait à la conclusion que Proies signifieraient Futur Repas.

      Non, Thomas devait croire qu’il fantasmait sur sa mort et que sur cet aspect.

      Quelques secondes suffirent à produire autant de pensées ; deux pas. Un sourire plus inquiétant, carnassier. La masque tombait, doucement, mais ne dévoilait qu’une partie du faciès.

      « Je désire vous connaître plus en profondeur, en effet… » Quel jeu de mot horrifiant, de mauvais goût. « Si vous permettiez,… » Ou pas, pensa-t-il. Son odeur lui emplit les narines, sa peur s’insinuant en lui. Si appétissante, si délicieuse. La mort ne viendrait pas— pas pour le moment.

      Cela ne signifiait pas, par contre, qu’un supplice n’aurait pas lieu. « Vous m’en voyez flatté d’avoir la capacité de vous intimider, » murmura le Finlandais, un bras se détachant de sa silhouette lentement.

      On aurait dit un lapin sur ses gardes en présence d’un prédateur, prêt à bondir ou lui sauter à la figure au moindre faux pas. Ce devait être épuisant… mieux valait le calmer. Bien-sûr, il était bel et bien un prédateur, guettant, enfin, qui allait attaquer sa proie. Mais le plaisir vaudrait la souffrance.

      Hänsel était si proche que son souffle chaud caressait le visage du blond, complice avec le dos de sa main qui frôla sa joue. Elle descendit jusque dans son cou, sentit son pouls et vint se poser  contre sa nuque. Sa température lui paraissait pratiquement fiévreuse, c’en était presque inquiétant s’il n’avait pas été aussi excité… Ce qui s’ensuivit s’enchaîna si rapidement ; il le plaqua contre la table de chevet, l’y montant en poussant la lampe contre un des lits. Les détails se perdaient un peu, et sa bouche aussi. Celle-ci avait trouvée sa jumelle, du diététicien. Placé entre ses jambes, le maintenant contre le meuble si étroit, avait sa victime dans une position… compromettante. Il était piégé.  
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Sam 19 Avr - 15:51:34

Oh non, il n'était pas sûr de le permettre. Tout d'un coup les mots raisonnaient comme s'ils étaient la promesse d'un moment beaucoup trop intime pour Thomas. Dans quoi s'était-il fourré encore ? C'était la merde là. Lorsque les mots avaient franchi ses lèvres il voulait bien sûr parler d'une connaissance intellectuelle. Il voulait parler de la découverte de ses secrets. De l'intimité de sa tête, de celle de ses dossiers, de celle de ses fichiers informatiques... pas celle qu'il avait entre les jambes. Il se mordit les lèvres, comprenant soudain qu'il avait eut raison de rester sur ses gardes.

Il n'osait plus répondre. Il était évident qu'il était intimidé... malgré tous les efforts qu'il avait fait pour pouvoir le cacher. Il eut un soupir, laissant les dernières façades se détruire petit à petit. Non. Il devait lutter. Il ne pouvait pas se laisser faire. Il était venu ici pour en apprendre plus sur cet homme, pas pour lui sacrifier son corps. Et si "proies" voulaient tout simplement dire qu'il voulait coucher avec les personnes de la liste ? Et si il n'y avait rien d'autre dans le regard inquiétant du gardien qu'une passion malsaine et des envies perverses. Mais non. Il était sûr d'y avoir vu une lueur de haine, ou peut-être une nuance de mépris. Son cœur bondissait dans sa poitrine, martelant violemment contre sa cage thoracique. Il fallait qu'il s'échappe, qu'il roule à terre, passe entre ses jambes et file vers la porte. Mais son corps refusait de bouger. Le souffle chaud contre sa joue le paralysait. Sa main lui arrachait des frissons d'effroi.

"...Q..."

Il n'eut pas le temps de protester plus, qu'il était soulevé poussé sur la table de chevet. Qu'est-ce qu'il se passait ?! Pourquoi ça ? Pourquoi sa bouche contre la sienne, pourquoi sa langue caressant la sienne... ? Le bois de la table de chevet n'appuyait qu'une petite partie de ses fesses. Il était dans un équilibre précaire, difficile à comprendre et son cerveau embrumé par le baiser ne l'aidait plus. Il avait chaud, bien trop chaud. Son corps, resté trop longtemps intouché, réagissait déjà au corps de l'homme contre lui, rendant son pantalon de plus en plus étroit. Il s'y agrippa, ses doigts se refermant avec force sur ses vêtements. C'était ça où il allait perdre l'équilibre et se retrouver au sol. Le baiser se faisait long, le privant d'oxygène et lorsqu'il libéra enfin ses lèvres, il reprit une profonde inspiration, rouvrant les yeux pour l'interroger du regard. Il déglutit. Depuis combien de temps n'avait-il pas été embrassé ? Depuis Lith, certainement. Sauf que c'était pas Lith. Ce dude là ne voulait pas juste lui donner un peu de plaisir pour le fun, non. Ce dude là lui voulait du mal, il en était certain, autant qu'un lapin était certain que le renard finirait par le dévorer.

Il voulait parler, gagner du temps ou peut-être le dissuader d'aller plus loin. Un frisson lui parcouru la nuque alors qu'il croisa son regard, sous les cheveux qui cachaient l'un de ses yeux il pouvait voir quelque chose. Il n'était pas sûr que ce soit l'ombre naturelle des cheveux... peut-être était-ce une cicatrice ? Il n'osait pas bouger ses mains pour aller écarter les cheveux. Il avait le pressentiment que s'il trouvait quelque chose, cela serait bien pire. A la place, il demanda, simplement, sans peur dans la voix, juste de la curiosité. Cette question était assez ouverte pour référer à n'importe quoi et il espérait qu'Hänsel mordrait à l'hameçon.

"Qu'est-ce qu'il s'est passé ?"
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Ven 2 Mai - 0:40:22

      Passé ? Auraient-ils été plus proches, au niveau de leur relation, l’homme aurait pu évoquer la source de ses cicatrices. Celles-ci étant bel et bien l’objet de sa curiosité, non ? Hänsel esquissa l’ombre d’un sourire et s’efforça d’en repasser les traits au feutre noir sans gommer la mine en-dessous. Son regard gris se plongea dans les iris ambrés de son interlocuteur, cherchant à comprendre ce qui se passait derrière ces derniers. Une ruse ? Le lapin a donc plus d’un tour dans son sac à part celui de se mettre à genoux et supplier ? Mais là était la scène qu’il désirait voir ! Bordel, aller à l’encontre de ses désirs, en plus d’avoir fouiller dans ses affaires ?

      Décidé par vote unanime, cela fut décrété inacceptable. Par contre, ne rien dire n’était pas une solution ; une suite acceptable.

      « Un feu, voilà ce qui s’est passé. Dans le passé, » répondit le gardien d’un ton sec et cassant, ce qui changeait du tac au tac l’ambiance qui s’était installée dans la pièce.

      Mais ne tenant pas à s’avancer dans un monologue dramatique qui userait sa mémoire, le Finlandais entreprit de continuer ses activités précédentes. Avant d’avoir été abruptement interrompu par le blond à sa merci. Ce dernier n’allait pas pouvoir s’en tirer sans une patte cassée, de cela il pouvait en être certain.

      Absolument convaincu.

      « Mais vous donc… expliquez-moi la situation… » Le baiser semblait avoir fait naitre des braises dans l’estomac de sa proie, intensifiant l’odeur qui émanait et qui emplissait ses narines. C’était un pur délice. L’excitation et la peur, mélangée, ainsi que sa fausse curiosité— un festin pour ses sens.

      Hänsel le poussa davantage, jusqu’à le plaquer contre le mur sans l’enlever de la table de chevet. Oui, dit comme si le diététicien eut été une chose. C’en était une, en quelque sorte, du moins à l’instant. Un outil qui lui permettrait de se défouler un tant soi peut, cela faisait longtemps et ainsi retrouver son calme habituel.

      « Je vous fais tant envie ? Ou manque de pratique peut-être… ? » Sourire carnassier, disparu puisque ses lèvres se posèrent aussitôt contre son cou brûlant. Le derme couvert de frissons agréables de ressentir, les dents vinrent caresser l’idée de muscles et de veines sous la peau.

      Mordillant sans percer la chair, sans faire couler le jus chaud et rouge vif, le brun affairait ses mains à tout autre chose. Il déboutonnait le pantalon de la personne, de Thomas, frôlant l’organe qui n’attendait que cela et de gestes plus précis encore.

      À voir la tête de Jolicœur, ce dernier ne manquait pas seulement de pratique, mais d’expérience en soi. Quel sentiment jouissif que de le dérober d’un tel moment. Ah, fallait rester loin de sa chambre et ainsi garder son nez propre. Certes, c e n’était pas chacun qui finirait sous sa forme athlétique pour avoir fouiné, mais puisque cela était mieux qu’un bon coup dans la gueule, il était preneur. Optant pour l’option la plus divertissante et qui obtiendrait les meilleurs résultats. Ce qui était, évidemment, complètement logique. Normal.

      « Fallait venir me voir plus tôt… »
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Mar 6 Mai - 12:58:34

Il eut un frisson. Le changement de ton était trop soudain pour être agréable. Il avait été trop curieux, encore une fois, mais au moins, l'autre avait répondu. Réponse courte, concise et sèche, mais il ne lui avait pas sorti un fameux "ça ne te regarde pas." Thomas ne savait pas comment assimiler l'information. Non pas qu'il aurait beaucoup de temps pour s'en occuper. A peine quelques minutes plus tard il reprenait ses caresses trop perverses, faisant rougir le blond de honte. Il avait honte de ce corps dégoûtant qui réagissait à quelqu'un d'autre qu'à celui qu'il aimait. Il avait honte de son manque d'expérience. Il avait honte de s'être jeté lui même dans la gueule du loup et de ne rien pouvoir faire pour s'en sortir. Il avait honte de sa faiblesse. Il avait honte de trouver ça agréable. Il ne devait pas trouver ça agréable. Il serra ses poings, gardant le cou droit malgré les lèvres inquisitrices, les dents avides. Il refusait de le lui offrir.

Il fallait qu'il trouve autre chose, qu'il continue à le faire parler, qu'il continue sur la lancée de l'incendie en espérant que cela calme ses ardeurs, qu'il arrête ses gestes bien trop embarrassants. Il n'était pas capable de dire non. Il voulait se débattre. Il voulait lui échapper, mais son corps restait immobile, scotché dans une fascination, dans un désir qu'il ne s'expliquait pas. Il prit une profonde inspiration, lui arrêtant la main en serrant le poignet. S'il descendait aussi bas... Thomas ne voulait pas. Il voulait perdre sa virginité avec Lean. Surtout qu'il était si proche de l'avoir, ils se parlaient plus, et il était certain que ça aiderait. Abandonner si proche de réaliser l'un de ses rêves ne lui semblait pas réalisable... Et en même temps son corps était plus que prêt et il le faisait savoir. Il se torturait tout seul en l'empêchant d'accéder à son entrejambe et une partie de lui espérait qu'il n'arrêterait pas. Qu'il serait plus fort et qu'il continuerait de toutes façons, lui enlevant la responsabilité pour désirer aussi fort, pour avoir un corps aussi faible. Une perle de sueur descendit le long de sa tempe, il avait chaud, et il était stressé. Sa main tremblait.

"Je n'ai jamais rien fait... "

Heu peut-être n'aurait-il pas du le dire comme ça, cela sonnait... mal. Mais il fallait qu'il parle, qu'il garde un contact visuel, qu'il l'occupe pour gagner du temps. Et ensuite quoi ? A quoi cela servait de gagner du temps ? A repousser l'issue fatale ? Peut-être se tannerait-il ? Peut-être qu'il serait encore plus énervé et qu'il ferait pire encore ? Les joues chaudes, la bouche à demi entre ouverte, peut-être devrait-il le surprendre et prendre les devants pour garder un peu de contrôle et fuir au meilleur moment ? Et si une fois dans le jeu il n'était plus capable de fuir ? Et si c'était trop plaisant... C'était déjà trop plaisant.

"Vous êtes spécial... sinon vous ne seriez pas ici... Vous êtes pyromane ?"

Tenta-t-il essayant de deviner mais surtout continuant sur le sujet de l'incendie. Peut-être ramènerait-il le froid comme la première fois.
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Sam 17 Mai - 16:14:54

      « Pyromane ? » Avant de se sentir offenser, le cerveau envoya plutôt une réaction nerveuse purement impulsive, d’où le rire qui sortit de sa gorge. Un fou rire qui sombra jusqu’à devenir un ricanement de prédateur. Victime d’un incendie, oui, mais ce n’était pas lui qui avait inspiré les flammes.

      Hänsel reprit le contrôle de ses mains, amusé et agacé à la fois. La poigne de sa victime était trop molle, sans conviction et facile à briser ; leur étreinte l’était beaucoup moins. Et encore, deux options s’offraient à eux. Soit il faisait durer la rigolade et usait de la peur qui nouait les entrailles du blond. Soit il prenait bel et bien son pied. Les offres étaient difficiles à refuser.

      « Je n’ai pas causé le feu qui a léché mon visage, si cela était impliqué. » Dévoilant ses dents, laissant une étincelle sauvage allumer son regard, il l’observa de haut. Croyait-il vraiment pouvoir l’attraper une seconde fois dans le même piège ? Ce ne serait pas si facile, ou du moins, tenterait par tous les moyens d’éviter les revers de ses mots. Et si, par tout hasard, un bâillon arrangerait la situation ? Aucune parole pourrait alors briser la myriade de baisers… de sensations délicieuses.

      Et oh, Thomas… tu ne sais pas à quel point je suis spécial.

      De lourds soupirs entrecoupés de baisers fougueux résonnèrent dans la pièce, achevant tout espoir du diététicien que la scène ne termine. Elle était loin de l’être. Mais avant de poursuivre, de dévêtir et mettre à nu, il échangea la position de la lampe sur le lit avec celle de Thomas sur la table de chevet. tout était ainsi où il devrait être. « Vous ne pourrez plus dire cela quand j’en aurais fini avec vous… »

      Sa peur, son angoisse ; ceux-ci étaient poignants et transparaissait dans chaque tremblement de ses membres. La sueur sur son front en étant également un indicateur. Il ne semblait pas reprendre le contrôle, se laissant dévorer par ces sensations qui se multipliaient et qui offraient un amuse-gueule léger. Et là était tout ce qui était nécessaire pour manipuler le cœur du jeune homme. Il croyait avec ferveur ce qu’il avait dit et rien ne trahissait ses intentions. Qui étaient…

      De s’asseoir sur son pelvis, attrapant ses poignets pour les maintenir au-dessus de sa tête et pencher le visage au-dessus du sien. Respirant doucement, esquissant un rictus. Aucun mot ne franchit le seuil de ses lèvres, certains en suspens comme des couteaux affûtés flottant autour d’eux. Un baiser volé, puis un autre, trois, quatre, dans le cou, sur la gorge et jusqu’à la clavicule. Il ne voulait pas le traiter avec tant de douceur. Il voulait briser ses os et l’entendre hurler.

      Mais cela pouvait attendre, après tout, la patience restait une vertu. Peut-être la seule qu’il possédait.

      Et il l’infligerait aussi à sa proie, languissante sous lui. Il n’attendait que de se faire dévorer ! Certes, cela était probablement que l’effet des caresses sur son derme qui avait été si peu priorisé auparavant. Pauvre type, tout de même. De ne pas connaître les plaisirs de la chair qu’à si tard dans son existence. Plutôt que de le caresser explicitement aux parties qui se pressaient contre les siennes ; le gardien se pencha jusqu’à son oreille, mordillant. « Vous allez devoir me supplier… »
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Mer 21 Mai - 12:49:20

Tout ceux approchés par Mr Daw avaient probablement quelque chose à se reprocher. Ils n'étaient qu'une bande de freaks. Et en comptant que lui était là parce que Lean était là... Il n'osait même pas imaginer ce que les autres avait fait. Mais son regard, ou plutôt cet unique oeil, cette moitié de face complètement brûlée. Il était quasiment sûr, persuadé, que c'était un psychopathe. D'ailleurs, personne de normal ne l'aurait mit sur la table de chevet pour le toucher de façon inappropriée. Personne de normal ne se serait introduit dans la pièce en premier lieu pour essayer de trouver des indices sur ce regard un peu trop insistant. C'était vrai. Pourtant il tombait à côté de la plaque. Visiblement le feu n'avait rien à voir là dedans, et tant mieux, il aurait eu peur qu'il sorte un briquet et qu'il s'amuse à marquer sa peau avec. Pourquoi ce genre d'image lui venaient en tête ? Aucune idée, les pyromanes doivent bien avoir leur propre définition de violer quelqu'un.


Le faux diététicien était troublé. Il n'était même pas sûr que c'était un viol. Le lit était confortable, lui soupirait dans l'oreille qu'il fallait qu'il se détende. Et le pire c'est que cela marchait. Il sentait ses muscles se ramollir, devenir plus lourds, il était incapable de le repousser dans cet état. Il n'avait plus aucun bouclier et ne faisait rien pour l'arrêter. Peut-être s'il lui demandait d'arrêter ? Il entrouvrit les lèvres pour protester, puis Hänsel parla le premier, n'arrangeant rien à sa paralysie. Sa prédiction, ou sa menace, tout dépendait comment on voulait le voir, avait envoyé un nouveau rush d'adrénaline dans le corps du blond. Les grands yeux de Lean apparaissaient devant les siens, un regard triste, comme il imaginait qu'il aurait si jamais il lui avouait qu'il l'avait fait avec le gardien. Ses joues rougirent d'un coup et il se redressa dans le lit, fronçant les sourcils. Ses rêves éveillés dans lesquels il avait une relation avec l'amour de sa vie venaient peut-être de sauver sa virginité. Comment pouvait-il se sentir coupable de trahison alors que Lean ne savait même pas ses sentiments pour lui ? Aucune idée. Mais ça l'arrangeait.


Pas pour longtemps, parce que sans qu'il ne puisse rien faire, l'homme était sur lui, et il ne pouvait plus bouger rien du tout. Avant même de réaliser ce que cela impliquait il était noyé sous une mare de baisers trop doux pour être repoussés, avant même de réaliser que ses lèvres étaient entrouvertes, il entendit un soupir de plaisir, surement sa propre voix, son propre bassin qui se soulevait pour frotter contre les fesses d'Hänsel. Son corps ne demandait qu'à être complètement noyé dans ce plaisir, ne plus penser à rien, et on verrait bien comment dealer avec le lendemain matin. Mais merde, il n'était pas une pute, et l'autre le manipulait complètement, usait le sexe pour avoir une emprise sur lui et cela le faisait chier, mais rien n'y faisait. Il gémit en le sentant mordiller son oreilles, envoyant des frissons agréables dans tout son corps, jusqu'au bout de ses doigts. Il voulait obéir, lui demander de lui faire quelque chose, lui demander d'arrêter, supplier pour les deux. Son cerveau c'était la merde. Et sa bouche ne voulait que gémir pour montrer son contentement, laissant vaguement échapper quelque chose qui ressemblait à un "Steuplay" alors qu'il essayait enfin de se défaire de sa poigne, se balançant de gauche à droite, sentant les frottements sur son entrejambe s'intensifier, son visage lui picoter tellement il rougissait.
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Jeu 5 Juin - 2:33:45

      Détachant l’espace d’une milliseconde son faciès de la peau de sa victime, l’œil valide qui y était situé put voir la réaction de la dites victime. Que ce soit de l’embarras ou une preuve de la chaleur qu’il ressentait, Thomas était rouge comme un homard cuit à point. L’effet escompté, était compté et visiblement chaque mouvement esquissé ne le faisait redouter que davantage. Ce pouvoir faisait jouir le bourreau d’une sensation inexplicable ; comment les humains pouvaient-ils être si manipulables ? Comment pouvaient-ils être simples à ce point ? Il ne comprenait pas. Ce qui était physique, restait ainsi et avoir chaud restait compréhensible, mais si c’était bel et bien de la gêne ?

      « Qu’est-ce qui vous embarrasse, dites-moi ? » demanda le fauve avec ses lèvres à nouveau positionnées près d’une oreille. Laquelle, la même qui avait été mordillée.

      Cela avait été prononcé d’une voix mielleuse et basse, tout ce que lui n’était pas. Ses méthodes, peut-être. Et surtout celle-ci… le jeune diététicien ne semblait avoir aucune expérience, une fleur délicate qui s’ouvrait doucement au soleil du plaisir. Quelle métaphore merdique. Mais rien n’aurait mieux suffit à expliquer la situation ; l’expression sur le visage de l’autre. L’autre qui n’en redemandait , plaignant une mot de supplication tout bête qui ne suffirait certes pas à une bête de s’arrêter. Si telle était son désir, de continuer.

      Était-ce réellement son désir ? Non. Pourquoi offrir un cadeau si intime et délicat à une personne qu’il daignait inférieure à une fourmi ? Et de loin. Ces créatures savaient être utiles et faire progresser la vie, tandis que… Le Jolicœur n’avait rien pour appuyer l’argument de son existence. Pitoyable, mais au point qu’il ne puisse daigner le prendre en pitié. Ce serait s’abaisser trop bas et donc hors de ses moyens. Briser l’enchantement si terrible et menaçant l’était, par contre. Détachant, tout en lenteur pour faire durer la torture, Hänsel put admirer son œuvre ; des nerfs à vif, toute ses sensations en éveil. C’en était presque cruel de le faire languir sans même lui offrir un suçon en prime.

      Presque.

      Sans violence inutile ou énergie en vain, le gardien glissa une main sous sa tête et agrippa sa nuque brûlante pour le soulever. D’abord pour faire adopter au pantin une position assise, puis avec plus de fermeté et de force, le sortir du lit. Un sourire fade s’eut glissé alors au coin de ses lèvres, une ombre, presqu’une pensée ou une illusion d’un amusement quelconque. « Je n’ai aucune utilité pour un puceau de votre calibre. Mes excuses, et merci de ne plus entrer sans ma permission. »

      Approchant de la porte, un pas, puis trois et hop, le fouineur ne fouine plus. Il a été mis à la porte et celle-ci se referma derrière lui. Pas un regard, ni un regret ou un mot de plus.
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MessageSujet: Re: Proies - PV HÄNSEL (sujet terminé)   Dim 22 Juin - 22:08:52

Tout était allé si vite que Thomas commençait à peine à réaliser ce qui venait de se passer. Il était sur le point de se faire violer, son corps avait été amené jusqu'à la dernière pointe du désir pour que finalement il se fasse dire non, en face, comme s'il était indigne de voir le gardien s'abaisser à s'occuper de son corps. Les jambes encore tremblantes il s'était appuyé sur le mur pour se laisser glisser au sol et reprendre ses esprits. Il s'était rhabillé d'un geste assez maladroit, soupirant pour ne pas laisser les insultes pleuvoir alors qu'il était encore de l'autre côté de la porte. Il savait que cela aurait donné au psychopathe une trop grande satisfaction. Il ne voulait pas le satisfaire, pas quand lui devait rentrer avec une méga érection. Mais bon. Cela avait des bons côtés, au moins il pourrait se soulager sainement devant l'une des vidéos de Lean qui se change... par exemple.


Il titubait dans le couloir, plongé dans un inconfort certain du à la bosse qui déformait son pantalon, les joues encore plus cramoisies encore. Il espérait ne croiser personne durant sa route jusqu'à son bureau. Trouvant le chemin trop long, il se décida finalement pour sa chambre et se cacha le visage dans les coussins dès qu'il y fut. Le petit voyage dans le couloir n'avait pas du tout arrangé ses sentiments d'humiliations. Comment pourrait-il un jour recroiser le gardien ? Et pire encore il avait vécu tout cela pour rien parce qu'il savait maintenant que les "proies" de la liste n'étaient définitivement pas des proies sexuelles et que Hänsel l'avait complètement manipulé dans le seul but de l'humilier et de lui coller les chocotes.


Bref il s'était fait avoir comme un débutant.


Non pas qu'il soit très expérimenté.


Il se mordit la lèvre, encore hanté par l'épisode, et incapable de penser à Lean dans ses conditions comme il l'aurait souhaité et il se finit à la main. Mordant son oreiller pour ne pas faire de bruit. Définitivement sa pire expérience depuis qu'il était à l'institut.
Les quelques jours qui suivirent, le Nutritionniste fit profil bas.
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