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 L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]

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MessageSujet: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Dim 9 Mar - 23:10:43

Personne ? Parfait.
Le temps de faire le tour de la salle pour s’en assurer, ouaip, pas un chat.

C’était absolument génial, Chris pouvait à présent réaménager cette bibliothèque. Il récupéra un à un tous les coussins qui trainaient. C’était une brillante idée d’avoir foutu ce genre de choses ici. Une fois qu’ils étaient tous empilés, le blond pouvait passer à l’étape suivante, trouver d’énormes bouquins. Pas très compliqué en fin de compte, des Atlas, des dictionnaires, des bouquins bien spécialisés, et bientôt il avait de bonnes bases pour commencer sa construction. Sérieux, vous pensiez qu’il allait faire quoi ? Les lires ? Ca s’était pour plus tard, quand il n’aurait vraiment plus rien à faire. Faut pas abuser, un lexique d’espagnol, c’est pas de la lecture.
Il s’installa non loin des fenêtres, histoire d’avoir de la lumière en masse, derrière une large étagère, pour ne pas être trop visible et commença à poser les bouquins. Il lui fallait une bonne marge, deux mètres de longueur devraient suffire, un peu plus d’un mètre de large… quoique, ça devrait être suffisant. Bon, il allait faire ça un peu au pif, s’il commençait à voir les choses en grand, il ne finirait jamais son fort. Surtout qu’il devait se dépêcher un peu, si un mec du personnel venait le chopper, il allait se faire engueuler… une seconde… qu’est-ce qu’il pouvait bien en avoir à foutre ? Il n’était pas un gosse qui avait peur qu’on appelle ses parents. On allait pas le priver de télé, il n’y en avait même pas dans ce foutu hôpital. Ils ne pouvaient rien faire contre lui, et c’était précisément pour cette raison qu’il pouvait se permettre de s’amuser un peu.

Bon, Christian avait réussi à poser les fondations sa construction, il était temps de s’y mettre. Empiler des bouquins, c’était pas plus dur que des legos. Ca prenait du temps par contre, vraiment beaucoup de temps. Une heure peut-être, avec ses allez-retours incessants pour trouver de nouveaux livres suffisamment épais pour que la structure tienne, mais après tout ce travail, le blond pouvait admirer son fort. Formé de livres, il atteignait bien un mètre de hauteur. Sa création était idéale. Bon, il fallait remplir tout ça maintenant. Une entrée avait été laissée, histoire de ne pas risquer de détruire sa forteresse de bouquins par maladresse, ce serait con quand même.
Récupérer les oreillers un à un, les poser sur le sol, parfait, il avait de quoi être à l’aise, un vrai matelas. Maintenant coussiniser les parois, au final c’était pas très stable tout ça. Bon, encore des livres à aller chercher. Encore une petite heure de boulot, tous les murs étaient doublés, bon par contre, il ne restait quasiment aucun gros bouquins, il avait été forcé de compléter avec des romans, mais au moins, ça allait tenir. Il était temps d’aller chercher son bonheur, il finit par attraper un comics sur Dead pool, parfait.

Le blond entra alors dans son antre, après avoir enlevé ses chaussures, il n’allait quand même pas souiller son petit paradis ! Il se vautra comme un gros tas dans les coussins, c’était le paradis. Il commença à lire, les conneries ça a du bon.
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Jeu 3 Avr - 19:53:20

« Jour 2

Ma journée commence à peine, et j’ai déjà en tête des images qui me hanteront toute la journée. Je le sens. Cette nuit encore mes rêves furent des plus troublants. Du peu que je m’en souviens, il faisait un noir profond, et la seule chose que je voyais était la lignée de braser dans lesquels je sautais, les uns après les autres. Je me suis encore réveillé en sueur…
Enfin ! Mieux vaut que je pense à autre chose. C’est une nouvelle journée qui s’annonce, il faut être optimiste. D’autant que ma série d’examen est terminé. Je crois que je vais finalement pouvoir sortir de ma chambre sans avoir peur de voir un membre du personnel me courir après pour je ne sais quelle raison. Je dois avouer que je suis malgré tout intimidé. Je ne connais encore personne, mis à part quelques membres du personnel. Peut-être que si j’avais un colocataire ce serait plus facile ? Je me demande ce qu’on les autres patients pour être ici ? »

Ta phrase terminée, tu glissas ton stylo dans la spirale de ton cahier, et le dissimulas sous ton oreiller. Tu t’étiras de tout ton long, et regarda à travers la fenêtre. La luminosité t’annonçait déjà une heure de la matinée avancée. Il te faudrait surement du temps pour reprendre tes habitudes matinales. Ce n’était pas bien grave. Migrant dans la salle de bain, tu te rinças le visage et noua tes cheveux d’un simple élastique. La longueur actuelle te chatouillait le cou. Peut-être devrais-tu penser à les couper ? Pourquoi pas, mais tu te déciderais un autre jour. Pour l’heure tu devais vite te préparer et aller manger un bout, avant que le réfectoire soit vide, ou fermé. Tu enfilas donc un jean, un tee-shirt sans manche, avec un pull à fermeture éclair par-dessus. Une fois tes baskets aux pieds, tu filas jusqu’à réfectoire avaler un petit dej’. C’était primordial. Si tu ne mangeais pas, tu étais bon à rien.
Dans la salle, il y avait bien quelques personnes, mais tu avais l’esprit encore trop embrouillé pour aller à leur rencontre. Ce n’est qu’une fois le ventre plein, que ton radar social se réactiva enfin. Maintenant que tu étais rassasié, tu pouvais penser à ce que tu allais faire. Le personnel ne t’avait pas donné de tâches particulières. Tu pouvais donc faire ce que tu voulais. Et ton choix fut rapide et pragmatique : Explorer le bâtiment ! Parce qu’à part l’escalier entre ta chambre et le rez-de-chaussée pour aller manger, tu n’avais vu que quelques bureaux dont tu ne te souvenais même plus l’emplacement. Quels étaient-ils ces bureaux d’ailleurs ? Tu fouillas dans ta mémoire, tandis que tes pas te menaient machinalement dans l’escalier. Absorbé par tes pensées, tu manquas de percuter quelqu’un en blouse blanche, et relevas soudain la tête. Tu étais arrivé au premier étage. Même en y réfléchissant durement, tu ne te souvenais pas de ce couloir. Casse c’la ne tienne ! Tu allais donc le découvrir !

Avançant d’un pas lent et discret, tu parcours le couloir des yeux. Il est long, mais il y a peu de portes. Chaque pièce devait être conséquente. Bientôt, tu atteignis la première porte, et t’étonnas de la trouver ouverte. À l’aide de l’écriteau, tu compris. « Bibliothèque ». En voilà une bonne nouvelle ! Rien ne valait un bon roman avant d’aller dormir. Intriguée par ce qu’elle pouvait contenir tu y passas le seuil. Le parquet grinçait légèrement, mais ce n’était pas pour te déplaire. En dehors de cela tout était très silencieux. On aurait dit qu’il n’y avait personne… Les mains dans les poches, tu te mis déambuler dans les rayons, un sourire confiant sur les lèvres. Tu avais le sentiment que toute la pièce t’était entièrement destinée. Mais ta joie s’amoindrit légèrement, quand tu découvris que des pans entiers des étagères étaient vides. C’était quoi cette bibliothèque ? À quoi ça servait d’avoir autant d’étagères si elles ne contenaient rien ? Ce n’est qu’au bout de quelques pas supplémentaires que la réponse t’apparut. Dans un espace plus ouvert de la bibliothèque, se profilait un amoncellement pour le moins singulier, d’une partie de la bibliothèque. À cette vue tes yeux s’écarquillèrent :

« C’est pas vrai… » mumuras-tu surpris.

Mais le pire était encore à venir. Au centre des livres se distinguait une silhouette dont la tête avait disparue sous une vieille BD. Ce serait lui, l’auteur de cette… construction ? Mais qu’est-ce qui lui était passé par la tête ? Qui était-il pour faire une telle chose ? Il y avait tellement de bouquins autour de lui, qu’il avait quasiment disparu derrière. Tu ne voyais que ces chaussettes presque trouées qui dépassaient de ce grotesque amas d’ouvrages. Et en plus, ce type se croyait chez lui ! Sur un ton quelque peu désapprobateur tu demandas :

« Excusez-moi… Vous n’êtes pas le bibliothécaire, n’est-ce pas ? »

[HRP : Désolé du retard ><, si ça ne va pas, dis le moi surtout.]
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Jeu 3 Avr - 23:39:00

Le soleil était cool, les rayons perçaient les vitres pour réchauffer le blond. Dans son royaume molletonné, il aurait facilement pu s’endormir comme un gros tas. Il ne lui manquait plus qu’un pack de bière pour être au sommet de sa forme, malheureusement, les médecins ne semblaient pas très enclins à le laisser vivre sa vie. Tant pis, même sans leur aide, il comptait bien se démerder pour reconstruire un semblant d’habitat. Comme un gosse qui va se construire une cabane dans les arbres, l’ours avait forgé son petit coin, confortable et rien qu’à lui. Pour la première fois il avait presque la sensation d’avoir un espace personnel, qu’on ne l’avait pas forcé à intégrer.  Ca faisait du bien.
Un bruit de porte, et merde. Deux heures pour construire ce fort et moins d’une heure à en profiter. Le ratio n’était pas terrible. Tant pis, au moins ça aura eu le mérite de l’occuper une matinée, dans ce trou paumé, c’était déjà pas mal.
Un murmure, quelqu’un semblait l’avoir remarqué. Flemme de bouger. Il n’allait quand même pas jouer à cache-cache dans les rayons pour planquer sa connerie. Et puis la place était trop plaisante pour l’abandonner comme ça. Le temps de finir sa page, on lui parlait. Bibliothécaire ? Ça serait une idée brillante tiens. Le blond abaissa le comics, avec un petit sourire confiant, pour dévisager le type. Oh, même pas un médecin, cool, ça lui éviterait surement des embrouilles, quoique, à sa tête, il n’avait pas l’air ravi.

J’ai une tête à lire des bouquins ?

Son sourire s’étira, franchement, pas besoin d‘être brillant pour capter à sa gueule que Chris n’était pas une lumière. S’il était venu se caler ici, c’est juste parce qu’il était quasiment sûr que c’était un des endroits les moins fréquentés de l’Institut. Non franchement, qui viendrait de son plein grès s’ensevelir sous des livres ? La culture, il en avait entendu parler, une fois, et franchement ça ne lui avait pas dit grand-chose.  
Se redressant, il déposa sa BD encore ouverte sur un des murs littéraires avant de prendre un air grave, un peu dépité.

Bravo Sherlock, tu m’as démasqué. Navré pour toi, tout était calculé.

Il sorti son téléphone portable de sa poche, posant son pouce sur le bouton principal en plantant son regard dans celui de son interlocuteur.

Je ne peux me permettre de te laisser sortir vivant d’ici, la pièce est pétée d’explosifs. Au moins nous partirons ensemble.

Ses lèvres s’étirèrent dans un sourire triste alors qu’il appuyait sur le bouton. L’écran s’alluma, trois secondes de flottement, le téléphone repassa en veille. Haussement d’épaules, sourire de crétin fier de lui.

Bah non en fait.

Le blond se recoucha confortablement, reprenant sa lecture là où il en était. Franchement, vous vous attendiez réellement à ce qu’il y ait le moindre sens à tout cela ? Bande de petits joueurs, on parle de Christian là. Il se fait chier, et quand il s’emmerde, il fait en sorte que le monde entier bascule dans le même agacement.  Et puis sérieux, c’était pas un gosse qui allait lui faire la morale. Sa petite moue désapprobatrice ne l’incitait guère à se montrer spécialement courtois. Et puis au pire, il s’en branlait, merde quoi, c’était un gamin qui venait lui faire chier. C’pas comme si le blond avait vidé tout la bibliothèque de son contenu, il n’avait choppé que les trucs chiants comme des dictionnaires et autres lexiques. Même les bouquins devraient lui en être reconnaissant, pour une fois qu’ils bougeaient de leur place.
L’ours, tout bourru et mal léché qu’il soit, lisait paisiblement, attendant que le gêneur disparaisse de son espace vital ou réplique quelque chose.
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Dim 13 Avr - 19:41:05

Les bras croisés sur ton torse, tu lorgnas la tête blonde par-dessus son comic. Bien sûr que non, tu n’espérais pas que ce type soit le bibliothécaire. Néanmoins tu étais curieux de savoir quelle mine il allait afficher, après avoir été pris en faute. Tu t’attendais à ce qu’il se sente un minimum coupable, mais au lieu de ça, il se mit à sourire. Pire, à la place de la culpabilité, il était on ne peut plus fier de lui. Tout son visage avait l’air de dire « ouais, je m’suis autoproclamé roi ici et ça me plait ! ». Du moins, c’est comme ça que tu l’interprétais. Ce mec n’était pas sérieux ? Il venait foutre le bazar et en plus il s’en fichait ?
Finalement, il déposa sa BD dans un coin et se redressa de sorte que sa tête dépassait au-dessus des murs de livres. Tu posas ton regard toujours réprimander sur son visage. Il était bien plus vieux que toi, et il s’amusait à de tels enfantillages ? Son sourire s’effaça, et ses sourcils se froncèrent d’un air sombre. Peut-être revenait-il enfin à la raison ?
« Bravo Sherlock, tu m’as démasqué. Navré pour toi, tout était calculé. » dit-il alors.
Hein ? Mais de quoi parlait-il ? Tu ne faisais que passer toi… calculé ? Il savait que tu allais venir ? Impossible, même toi tu ne l’avais pas prévu. Tandis qu’une flopée de questions traversait ton esprit, tu le vis sortir son téléphone. Qu’est-ce qu’il allait faire encore ? Ses yeux s’ancrèrent dans les tiens, et tu n’osas les détourner, autant par défi que par crainte.
Des quoi ? Des explosifs dans la pièce ? Non mais il était taré celui-là ! Il mentait c’était obligé ? L’inquiétude s’empara tout de même de toi, et ton cœur s’emballa. Tu regardas alternativement le portable, et le grand blond. Il n’allait pas tout déclencher avec son truc, si ? Par réflexes tes pieds reculèrent d’un mètre tandis que tu lui disais précipitamment :

« Quoi ? Nan mais attendez je… »

Pas le temps de finir ta phrase, que le portable s’alluma sur l’écran d’accueil. Il affichait un symbole étrange, que dans la panique tu ne reconnus pas. Tu guettas alors le bruit d’une éventuelle explosion… mais rien. Le portable repassa en veille, et la tension redescendit aussi vite qu’elle était monté. L’autre idiot haussa juste les épaules, et te regardas comme un gamin qui avait seulement raté la poubelle en jetant sa boulette de papier : « Ben non en fait ». Tu le regardas complètement abasourdi avant de comprendre. En vérité, il se foutait royalement de toi ! Son sourire crétin ne fit que confirmer tes pensées, et accentua ton sentiment d’humiliation. Cerise sur le gâteau, il se recoucha sur ses coussins, et repris sa lecture comme si tu n’avais même pas existé !

Visiblement, il n’était pas du genre à prendre les choses au sérieux. Sans doute n’avais-tu pas encore compris qu’avec lui, aucun acte purement raisonnable ne porterait ses fruits. En faites, tu étais encore à l’exact opposé. Ce mec ne faisait que plaisanter, mais tu ne l’entendis pas de cette oreille. Non mais franchement, ça lui arrivait souvent de faire peur aux gens comme ça ? On lui avait jamais dit que… ça se faisait pas ? Que… que… ça pouvait être dangereux ?
Tu te cherchais encore mille et une justifications quand ton bras se saisit du premier coussin qui passa sous tes doigts. Puis, porté par ton élan, tu lui balanças en plein sur la tête en répliquant :

« Les… les livres c’est pas fait pour construire des châteaux de sable, ou des espèces… de barricades ! C’est fragile et ça coute cher en plus ! »

Oui, ton excuse était pourrie, mais c’était tout ce qui t’était venu à l’esprit. Ce n’est qu’une fois que tu eus finis ta phrase, que tu te rendis vraiment compte de ce que tu venais de faire. Mais qu’est ce qui t’es passé par la tête ? Cette brute était bien plus costaud que toi, et tu venais de lui balancer un truc à la figure ! Tu n’es pas de taille face à une montagne pareille ! En attendant sa réaction, tu fis un pas en arrière. Se battre, c’est parfois nécessaire, mais survivre c’est mieux.
Bien sûr, Tu ne cherchais pas vraiment à lui faire mal. Ce n’était qu’une pure vengeance enfantine. Mais le verrait-il aussi sous cet angle ?
Dire que tu voulais te faire des amis, c’était mal parti…
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Mar 15 Avr - 14:55:18

Vu la réaction du gamin, vu la tête qu’il tirait à cet instant, son effet était réussi. Il ne devait pas être prêt à l’emmerder de nouveau, vu le coup de flippe qu’il avait eu. Sérieux, est-ce que ce crétin de mécanicien avait de tels dons d’acteur ? Nan, quand même pas, ce devait être ce type qui était méchamment crédule. Il avait reculé de quasi un mètre à la simple vu d’un téléphone, c’était assez impressionnant quand même. Il avait même réussi à surprendre l’illettré sur le coup, c’pas tous les jours qu’on croise un mec aussi naïf, alors qu’il tente de vous faire la leçon en plus. Autant dire que sa crédibilité avait chuté violemment.

Un coussin. Le blond venait de se prendre un coussin dans la gueule. Suivit d’un sermon. Ce mec était vraiment incroyable. Il ne doutait de rien pour perturber ainsi le repos de Chris. Pour une fois qu’il faisait l’effort de jouer dans le calme, comme un gentil gamin, on venait lui casser les couilles. Bon, d’accord, il faisait de la merde, mais bon. La réplique ne se fit pas attendre, le brun se prit lui aussi un oreiller en pleine poire. Non mais, y a plus de respect ces temps-ci. Surtout de la part du blond le manque de respect d’ailleurs, m’enfin.
Il se redressa pour observer l’emmerdeur.

Non mais, je ne te permets pas. Je ne fais pas de simples barricades, ou châteaux de sables. Je créé un espace entier dédié à la sieste.

Il se leva finalement, sortant de son fort pour chopper le gamin par l’épaule et le pousser sur le matelas de coussins. Autant qu’il comprenne par lui-même. L’emplacement était idéal, le soleil chaud, les oreillers moelleux, c’était le sens de la vie ce fort, personne ne pouvait le dénigrer comme ça. Okay, en fait il s’en foutait totalement, il avait prévu de l’abandonner à la fin de son comics. Mais quand même, il était cool ce truc. Et puis ce gosse était vraiment trop sérieux, il fallait vraiment qu’il décompresse ou il allait finir par exploser. C’était pas bon de se prendre la tête comme ça à cet âge.
Debout, Christian observait le petit corps du brun étalé dans les coussins, avec un sourire toujours aussi fier, pendu à ses lèvres.

Découvre le bonheur avant de râler. Fais pas ta mégère.

Il s’adossa au mur pour l’observer tranquillement. Il allait lui apprendre à emmerder les gens qui tentent de faire leur vie. Non, il n'allait pas le tabasser. Déjà parce qu'aujourd'hui il avait envie de se reposer et de se la toucher, et ensuite parce que vu le physique ce mec, un bras suffirait, et Chris n'était pas du genre à voler une sucette à un gosse sans défense.
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Sam 26 Avr - 21:08:51

Est-ce que tu étais un peureux ? Non pas vraiment mais… intimidé ça oui. Cela ne faisait pas très longtemps que tu étais arrivé à l’Institut. Tu ne connaissais que les lieux fondamentaux et encore. Tu n’étais jamais à l’aise dans un lieu que tu ne connaissais pas. Est-ce que ça te rendait craintif ? Oui un peu. En plus, rien ne semblait vraiment normal ici ! Et puisque ça n’était pas normal, et bien toi non plus tu n’agissais pas vraiment comme d’habitude. Tu engageais une bataille de polochon avec grand blond costaud, et pas forcément aimable. Quelle idée !
Mais il n’était plus l’heure d’avoir peur ! Quand on fait un choix il faut l’assumer complètement. Alors même si tu n’étais pas très rassuré, tu ne bougeas plus après ta petite réprimande. Quitte à faire une bêtise, autant la faire jusqu’au bout. Et en guise de réponse, tu reçu toi aussi un coussin en pleine tête. Même pas le temps de l’esquiver. Paf ! En plein sur le pif ! Heureusement que c’était mou. Ça ne faisait pas mal comme ça…
Cette réaction ne t’étonna pas, et tu attendis la suite, comme si cette discussion par oreiller interposé n’était qu’un prélude. Le blond se leva finalement, et tu l’observas avec un sentiment partagé. D’un côté, tu te demandas s’il ça n’était pas dangereux pour toi, de le voir réagir ainsi. De l’autre, tu étais plutôt fier de l’avoir fait bouger, plutôt que d’être ignoré comme au début. En outre, la justification de sa construction te fit rire intérieurement. Ce mec te prenait vraiment pour un idiot en fait ! Un espace pour la sieste ? Et depuis quand une bibliothèque servait à dormir ? Y’avait pas des chambres pour ça plutôt ?

Tu t’apprêtais à lui rétorquer une remarque de choix, mais avant que tu n’aies pu dire le moindre mot, le géant étais sorti de son fort et s’approchait de toi. Si le faire quitter son antre pouvait être en soi une victoire, de le voir s’approcher si près n’était peut-être pas de bon augure pour toi. Il te saisit alors par l’épaule et avant que tu n’aies pu te débattre, il te poussa entre les livres. Tu perdis l’équilibre et atterris la tête la première dans le matelas. Le temps de te retourner, tu aperçus le grand blond s’installer dans un coin. « goûter au bonheur » qu’il dit. Facile à dire ! Tu sentais son regard t’épier derrière toi. Pendant trois secondes, tu n’osas pas vraiment bouger. Tu voulais être sûr qu’il ne te sauterait pas dessus par surprise. Mais rien. Alors, tu te détendis peu à peu et observas l’architecture de livre de l’intérieur. Tu fus plutôt impressionné. A l’œil nu, ça avait l’air plutôt solide, mais mieux encore, tu avais l’impression le monde des savoirs, à porter de tes doigts. Cette impression était pour le moins plaisante pour toi, et te redonna confiance. Tu te retournas et aperçu la BD retournée. Sans te poser de question, tu la saisis et repris la lecture là où elle avait été laissée. Est-ce que ça gênerait l’autre gaillard ? Peut-être, mais il fallait croire que tu étais d’humeur à jouer avec le feu aujourd’hui. Tu feuilletas rapidement une ou deux pages et t’exclamas :

« Houa ! ça fait longtemps que je l’avais pas vu celui-là ! je regardais ça quand j’étais gosse le dimanche ! »
Tu reposas ensuite le livre, et ajoutas :
« Mais je pense que ce serait mieux avec un bon roman malgré tout !

Sur ces mots, tu te retournas à nouveau, et regardas musclor. Il n’avait pas l’air si méchant en fin de compte. Rejetant temporairement ta morale dans un coin de ta tête, tu te décidas à une autre approche. La tête posée sur tes coudes, tu demandas plus calmement :

« C’est normal qu’il n’y ait personne ? Ça fait longtemps que vous êtes à l’institut ? »
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Dim 27 Avr - 17:40:11

Le gamin semblait se détendre un peu, cool.
Le blond l’observait paisiblement, assez fier d’avoir réussi à lui enlever son foutu balai dans le cul. Nan mais sérieusement, c’était quoi ces jeunes ? Ils avaient tout juste vingt piges et il se voulaient sérieux et chiant comme des papys. Encore une raison pour laquelle Chris aimait sa campagne, à cinquante ans, on rattrape encore ses collègues bourrés dans les poubelles. Au moins les paysans savent s’amuser et ne pas trop se faire chier. Il était quasi sûr que c’était meilleur pour la santé que de se coller des ulcères pour un rien.

Il se décolla du mur pour se rapprocher du brun, un petit sourire aux lèvres. Il était naïvement tout content de le voir de meilleure humeur. Mieux avec un roman ? Chacun ses gouts après tout. Le mécanicien posa ses fesses au sol, adossé au mur, à côté de son fort littéraire. Il dépassait largement la hauteur des murs, n’ayant aucun mal à regarder le plus jeune.
A ses paroles, il releva la tête, c’est vrai qu’en quelques heures il n’avait pas croisé âme qui vive. Sans doute que c’était étrange, à vrai dire, il n’avait pas trainé dans suffisamment de librairies et autres bibliothèques… en fait tout lieu de connaissances et savoirs, pour s’en faire une réelle idée. Pour lui c’était normal de ne croiser que des vieux geeks boutonneux dans ce genre d’endroits. Mouais, même lui avait quelques doutes quant à cette croyance. Il reposa les yeux sur le brun, haussant vaguement les épaules.

C’fait quoi… trois semaines ? Peut-être un mois à tout péter que j’suis là.

Déjà, à force de faire le con, il en perdait la notion du temps, mais c’est vrai qu’il avait déjà eu de bonnes vacances. Ça faisait longtemps qu’il ne se l’était pas touché aussi longtemps.

C’est la première fois que j’fous les pieds ici, je t’avoues j’connais pas les coutumes de l’endroit. Hum, et toi, longtemps qu’t’es coincé ici ?

C’était cool aussi de parler au final. Cette rencontre douteuse et aussi accidentelle fut-elle tournait plutôt bien pour l’instant. Restait à espérer que Christian n’allait pas avoir à jeter des coussins à la gueule de tous les nouveaux visages qu’il croisait pour les calmer. Dis en passant, il faudrait qu’il pense à faire breveter cette technique de vieux paysan bourru. Si ça avait calmé ce gamin ça devait bien marcher avec deux ou trois autres gens… peut-être même les bêtes sauvages qui sait.
Il s’étira tranquillement, souriant à ses propres idées improbables, sérieux, c’était quoi le problème avec sa tête ? Le vide entre ses deux oreilles ne servait qu’à se remplir de conneries décidément. Faisant craquer sa nuque il reposa son regard sur le comics. Dire que c’est ce qui avait réussi à faire tourner le gosse en sa faveur, on aura tout vu.
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Lun 28 Avr - 18:43:49

Pourquoi continuer à s’énerver contre cet énergumène alors que de toute manière il ne t’écoutait pas ? En plus, tu risquais de te faire mal à vouloir t’entêter. Évidemment, tu n’avais pas envie d’abandonner la partie aussi facilement. Non mais, tu avais des principes et tu comptais t’y tenir ! Mais après avoir été si facilement balancé contre le matelas, tu préférais calmer un peu le jeu. Et tu étais bien forcer de constater que le cadre était plutôt agréable pour bouquiner, même si un simple fauteuil t’aurait suffi. En plus, ça faisait des semaines que tu n’avais pas ouvert un bouquin pour le plaisir. À part tes feuilles de cours, et quelques livres universitaires, tu n’avais rien lu d’intéressant en fait.
Mais passons. L’heure n’était pas tout à fait à la lecture. Avec le grand costaud qui t’épiait sans arrêt, tu ne te sentais pas des plus à l’aise pour lire. Il n’allait pas te bouffer tout cru, non mais… c’était comme sentir quelqu’un lire par-dessus son épaule. Techniquement ça gêne pas, mais t’aimais pas ça pour autant.

C’est pourquoi tu préféras discuter. Vu qu’il prenait ses aises dans la bibliothèque, c’était peut-être qu’il était un habitué ? De l’institut bien sûr ! Aucun habitué d’une bibliothèque ne s’amuserait à faire de telles choses. Il s’assit au sol, et te regarda le sourire jusqu’aux oreilles. Sa tête dépassait au dessus de la rangée de livre. Ce n’était pas plus mal que cette pile de pages vous sépare. On ne savait jamais, tu n’avais pas encore confiance…
Ce qui t’étonna légèrement c’est que même si tu lui avais piqué sa place, il ne semblait pas jaloux. Au contraire, il semblait heureux comme tout que tu aies arrêté de lui faire la morale. Bah… tu reviendrais à la charge plus tard c’est tout.

Apparemment, cela faisait à peu près un mois qu’il était arrivé. Son langage familier tiquait à tes oreilles. Non pas que tu trouves ça véritablement vulgaire ou autre, mais de la part d’un mec à la trentaine… tu n’arrivais pas à t’y faire. C’est vrai quoi ! Avait-il la moindre idée de ce que les mots « sérieux » ou « adulte » voulaient dire ? Parce qu’en tout cas, son comportement ne le reflétait pas du tout ! M’enfin, tu avais décidé de ne plus t’énerver pour les livres. Tu n’allais pas te mettre à critiquer son langage.  
Il t’avoua que c’était la première fois qu’il mettait venait ici. Non sans rire ? Il parlait de cette bibliothèque, ou de toutes en générales ? Nan, c’était impossible qu’il n’y soit jamais allé. Ses parents devaient bien l’y avoir emmené, ou à l’école sans doute. Tu trouvais cet homme de plus en plus surprenant. On dirait un vieux ours qui n’était jamais sorti de sa compagne que pour atterrir direct à l’institut…

Mais tes réflexions sur le bonhomme s’arrêtèrent là quand il te retourna la question. Comment avais-tu fais pour ne pas y penser plus tôt ? Bien sûr qu’il voudrait lui aussi savoir. C’était toujours comme ça dans une conversation. Quand tu demandes quelque chose sur quelqu’un il faut toujours s’attendre à ce qu’on te demande la même chose en retour. Même cette fois-ci, tu étais embarrassé. Précipitamment tu te redressas et vins t’adosser au mur de livre. Ainsi tu n’étais plus face au regard du grand blond. Par réflexes, tu replias tes jambes sur toi, et tripotas les pages d’un livres à porter de mains. Tu avais presque honte de dire que tu venais d’arriver. Comme si montrer ton ignorance sur les lieux allait t’attirer des moqueries. Tu pouvais aussi esquiver sa demande ou lui mentir, mais le mensonge ne faisait pas parti de tes habitudes, bien au contraire. D’une voix timide tu laissas alors entendre :

« Moi… et bien je… je viens d’arriver… je… je comptais faire le tour des étages, quand je suis arrivé ici. Ça a l’air assez grand comme bâtiment… »

Naicelea ne te faisait pas peur (ou du moins pas encore), mais il fallait quand même le temps que tu y trouves tes marques. Et pour une première exploration, ça avait été plus mouvementé que prévu ! Tu repensas sans t’en rendre compte aux premiers jours que tu venais de passer ici. Entre les nuits assommé de médocs’ et tes cauchemars, ça ne te laissait pas encore une bonne impression. Broyant du noir ce murmure s’échappa de tes lèvres :

« ça fout les j’tons ce truc ! »
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Sam 3 Mai - 13:41:10

C’était quoi ça ? Ca sortait d’où cette gêne ?
Qu’est ce qui pouvait encre se passer dans la tête de ce gosse pour qu’il soit aussi peureux d’annoncer qu’il venait d’arriver dans cet institut ? Franchement, c’était censé être un crime ? Sérieux, le blond avait l’impression d’observer un arc en ciel d’émotions. Ce gamin avait vraiment besoin de se détendre, ça devenait grave à ce niveau-là.
Il y avait deux solutions, soit Chris était devenu socialement inadapté pour trouver à ce point cheloues des réactions humaines, soit c’était se brun qui avait un sérieux problème. Au pire ils étaient dans un genre d’hôpital psychiatrique non ? Les deux étaient possibles au final. Même le fait qu’ils soient juste des produits de son imagination. Non, quand même. Il était as ce genre de timbré là.
Nouvelle déclaration du gamin, un petit rire s’échappa du mécanicien.

On est d’accord sur un point.

Il se reposa confortablement cotre le mur. Cet endroit était flippant… ne serait-ce parce qu’on kidnappait les gens pour les y enfermer, sans espoir de visites ou de sorties en dehors d’une guérison. Sachant que personne n’avait la moindre idée de ce qui se passait dans la tête des pensionnaires. Ils étaient tous mal partis dans cette histoire. D’ailleurs pour l’option sortir d’ici vivant, même une fois guérit, Christian n’était pas sûr. Est-ce qu’un terroriste au QG de la Cia a vraiment des chances de s’en tirer, même s’il balance toutes les infos à sa disposition ? Pas vraiment. Les rats de labos non plus ne retrouvent pas leur liberté si facilement. Plus qu’à espérer une arrivée surprise d’un groupe de timbrés écolos pour les sortir de leur cage et les refoutre dans l’herbe.
Le blond ferma les yeux, profitant des quelques rayons qui daignaient se poser sur lui, malgré son emplacement assez mal choisi pour ça. Un moment passa ainsi, avant que l’ours ne rouvre les yeux.

Au fait, moi c’est Chris.

Ouais, brillant. Après s’être tapé dessus pendant dix minutes, il était peut-être temps de se présenter. Putain de manières de paysan.
Le blond s’étira de nouveau, bon, il lui fallait une nouvelle occupation. Vu que son fort était déjà pris, il ne pouvait pas vraiment tenter de faire sa sieste. Oh pitié, il se mettait à penser comme un vieux. Sérieux, qui fait une sieste sinon des vieux qui s’emmerdent comme des gros tas ?  Ça devenait déprimant, ce foutu institut le tuait à petit feu.  Et le gamin qui semblait gêné de ne pas y être depuis longtemps, il devrait plutôt en être satisfait. C’était la mort cet endroit.
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MessageSujet: Re: L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]   Lun 9 Juin - 13:30:22

Ruminer de sombres pensées ne t'amenait généralement à rien de bon. Pourtant cette fois, le résultat t'étonna. Alors que tu marmonnais pour toi-même en espérant que personne ne t'entende, la voix du grand blond te fit sursauter. Zut, c'est qu'il avait l'ouïe fine ! Allait-il se foutre de toi ? Et ben... même pas. Mais plus surprenant encore, il avoua que lui aussi trouvait cet endroit effrayant. Cette déclaration n'était pas des plus rassurantes. Si même ce grand gaillard flippait, ça n'était pas encourageant. Malgré ça, ses paroles te réconfortèrent légèrement. Tu n'étais pas seul à trouver que quelque chose n'allait pas ici. Ca te donnait l'impression d'être moins fou.
Mieux encore ! Vous etiez d'accord sur quelque chose. C'était peut-être ce qui te parrut le plus incroyable à cet instant. Si bien que tu en restas bouche-bée, et ne lui répondis rien.

Un silence s'installa, tandis que tu balladais ton regard sur les reliures de ton fort littéraire. Ton doigt glissait d'une couverture à l'autre, en savourant les différences de textures, et les divers titres des ouvrages. Coincé entre des encyclopédies, un pavé intitulé Puzzle attira ton attention. Tu cherchais un moyen de l'extraire de la structure de papier, quand l'ours-humain se réveilla avec une pointe d'llumination dans la voix. Il s'appellait Chris. Tiens, un nom ! C'était pas une mauvaise idée ça. Ca t'évitait d'avoir à l'appeller "l'ours-blond" si tu avais besoin de l'interpeller. Quoi que ce surnom te semblait plutôt approprié. La tête baissée sur le livre que tu voulais prendre, tu relevas une seconde les yeux pour lui annoncé dans un timide sourire :

"Moi c'est Axel. Heureux de pouvoir mettre un nom sur ta figure, Chris !"

Tu retournas ensuite à ton extraction de livre. Faufillant tes doigts entre les paquets de pages, tu pinças ton futur livre de chevet. Quelques secondes plus tard, tu tenais le-dit "Puzzle" entre tes mains avec un sourire victorieux. Survolant le résumé des yeux, tu regardas de nouveau ton compagnon de bibliothèque.

"Chris... C'est pour Christophe ?"
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L'ennuie, ça a du bon quand même [ouvert à qui le veut]

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