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 Réveil difficile [pv Raph]

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MessageSujet: Réveil difficile [pv Raph]   Jeu 6 Mar - 23:39:08

Le brouillard commençait à se dissiper. La lumière se faisait un peu moins vive, les formes commençaient à prendre un sens. Il avait été dans les vapes depuis vraiment trop longtemps. Difficile d’aligner deux idées, mais sérieux, il y avait vraiment trop de lumière dans cette pièce. Soupire las, il fallait qu’il se bouge. Chris se redressa, passant une main sur son visage. Il était crevé, pourtant il avait dû dormir pendant un bon moment. Coup d’œil aux alentours, il fallait vraiment qu’il éteigne… le Soleil. Oui, éteindre le Soleil, brillante idée.
Nouveau soupire, il n’était vraiment pas en forme, surement la morphine. Petit examen de son propre corps, quelques contusions, éraflures, un peu mal aux côtes, un cathéter dans le bras… à part son mal de crâne, tout allait bien. Sérieux, il ne savait plus ce qui s’était passé. Rassembler ses idées était assez durs. Il avait rêvé de cet accident ? Un requin gigantesque qui court sous le bitume, c’était quand même surréaliste. Ça avait l’air tellement réel, il avait senti sa chair se déchirer et bruler sur la piste. Comment un rêve pouvait-il être aussi réaliste ? Il se souvenait aussi de son court réveil, sur la civière. Tout semblait tellement normal à ce moment, la moto était loin de l’impact qu’il avait vu. Il y avait deux versions de cet accident, une dont il n’avait pas le souvenir, et une qui n’avait aucun sens. Vraiment, il ne comprenait rien à ce qui était arrivé, Tristan saurait sans doute lui répondre.

Il finit par s’asseoir au bord du lit, virant les couvertures au passage. Un rayon de soleil vint se coller dans ses yeux, c’était vraiment plus possible là. Le blond arracha le cathéter qui passait dans son avant-bras, se levant. La terre tournait un peu, il se ressaisit.
Rideaux fermés, soulagement. Coup d’œil circulaire à la pièce, pas de doutes, il était à l’hôpital. Ca faisait longtemps tiens. Il finit par s’étaler dans le lit, attendant qu’un infirmier ou médecin ait l’obligeance de se pointer et de lui dire quand il pourrait enfin sortir. Aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être, Tristan devait flipper comme un con, et sa moto avait dû encore finir dans un sale état. Les courses ne lui réussissaient définitivement pas. Ça devenait une manie de finir à l’hôpital dès qu’il s’amusait un peu. S’il voulait avoir le temps de se faire des cheveux blancs, il allait sans doute falloir que Chris calme un peu ses ardeurs…
Enfin, il avait encore un peu de temps pour ça, les effets de la morphine commençaient à se dissiper lentement, il se sentait déjà moins vaseux. Aucune foutue idée de l’heure, avec de la chance ils l’avaient juste collé là en observation en attendant son réveil. Peut-être que ça faisait des mois qu’il était dans le coma qui sait… il allait découvrir que le monde avait changé, peut-être que maintenant les gens se trimballaient avec des yeux bioniques, ça serait cool. Il se frappa le crâne, non vraiment, il fallait qu’il arrête de dire de la merde.

Il se redressa, des fringues à lui trainaient dans un coin de la pièce, génial. Il se mit en tête de s’habiller, un jean, un t-shirt à la con. Coup d’œil dans le miroir, sale gueule de déterré. Le blond se reposa dans son lit, fixant le plafond, il se bougeait ou quoi ce médecin ?
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Dim 16 Mar - 17:51:39


Réveil difficile

Raphaël reposa sa tasse à café vide sur la table. Il venait de s'accorder une petite pause après plusieurs heures de travail, et il était temps de s'y remettre. Il avait euthanasié un lot de souris le matin même, et les dissections s'enchaînaient depuis lors. Mais avant de retourner à sa sinistre mais passionnante tâche, il avait quelque chose à faire. Passer voir le nouvel arrivant de l'institut. Un patient amené dans la nuit, inconscient suite à un accident de la route apparemment, et dont on lui avait confié la garde. En théorie, ce genre de besogne n'était pas de son ressort. Après tout, il était chirurgien, pas généraliste, et il n'avait pas l'habitude des contrôles de routine. Mais le personnel était débordé, alors il avait accepté de faire une exception, pour cette fois. Il se leva donc, se dirigea vers la porte de la salle de repos et enfila son habituelle blouse blanche. Avec un peu de chance, la belle au bois dormant s'était réveillée. Selon le dossier, l'accident n'avait occasionné aucun traumatisme grave, alors il n'y avait pas vraiment de raison de s'inquiéter pour la santé de la victime.

Tout en empruntant les escaliers menant au deuxième étage, il se mit à réfléchir à ce qu'il savait sur son nouveau "protégé". Un homme d'une trentaine d'années, comme lui, de nationalité française et nommé Christian Gauthier. Le dossier mentionnait aussi une carrure imposante, et aucun problème de santé particulier. Du moins, aucun problème physique puisque, comme pour une majorité de patients, la mention "troubles sensoriels et hallucinations" apparaissait sur la dernière page. Il avait été placé dans une chambre de l'aile sud, ce qui était une bonne chose étant donné que les appartements du chirurgien s'y trouvaient aussi. En cas de problème, il pourrait réagir vite. Esquisser un sourire très professionnel. La porte, ornée d'un nombre "dix-sept" bien visible, était juste devant lui. Il tourna la poignée, et entra.

L'intérieur était simple et vide, comme on pouvait s'y attendre d'une chambre d'hôpital tout juste attribuée. Le soleil, qui aurait dû éclairer la pièce à cette heure, était maintenu dehors par d'épais rideaux. Et sur le lit, un homme était allongé, les yeux ouverts. Le fameux patient. Il avait dû se réveiller quelque temps auparavant puisqu'il s'était habillé, mais le réveil en question devait être récent puisqu'il n'était pas sorti. Bien, il fallait donc entamer l'entretien. Autant en finir rapidement pour pouvoir retourner étudier au plus vite. Sans se départir de son sourire, Raphaël s'approcha du lit.

"Vous avez dormi longtemps. Comment vous sentez-vous ?"


Dernière édition par Raphaël A. Lindberg le Dim 23 Mar - 17:52:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Dim 16 Mar - 20:18:09

Le bruit caractéristique d’une porte qu’o ouvre, enfin. Ce plafond commençait à devenir sérieusement ennuyeux, le blond se redressa avec joie. Un médecin venait de faire son entrée, il allait enfin pouvoir rentrer chez lui. Il s’assit au bord du lit, fixant l’homme, détail qui le fit sourire, c’était plutôt rare les docs avec des cheveux longs. Ce dernier s’approchait un peu de lui, Chris recommença son check up à voix haute.

Un peu mal au crâne, j’crois que me suis pris une rambarde…sinon ça va, juste les égratignures banales.

Joignant le mouvement à la parole, il releva une manche de son tee-shirt, quelques griffures dû au goudron sur lequel il avait dérapé sur une bonne distance. Ça ne le gênait pas vraiment, après une dizaine d’années sur une moto, ces petits accidents  se faisaient vite oublier, ils étaient plus emmerdants que réellement douloureux. Il avait ce genre de cicatrices un peu de partout sur sa peau. Il relâcha la manche s’étirant un peu, ça sentait de plus en plus le vol plané, son dos semblait avoir pris un bon choc. Enfin, si c’était si grave que ça, on s’en serait occupé, il était dans un hôpital quand même. Il avait encore un peu de mal avec les circonstances de cet accident. Ça devait être le choc, ça lui avait foiré ses souvenirs… il avait dû faire un rêve assez improbable qui avait squatté ses souvenirs.

Il releva les yeux vers le médecin, c’pas le tout, c’était bien sympa ici, mais bon, il avait un commerce à faire tourner et un pote à rassurer. Ses chiens devaient déjà être chouchoutés comme des princes par Tristan. Tranquillement il fit mine de se lever, faisant craquer son épaule un peu gênante, il était en seul morceau, rien de cassé et son esprit vaseux avait repris consistance. Parfait.

Bon, comme d’habitude, je ne conduis pas, je fais attention, si j’ai des vertiges ou quoique ce soit je vais direct chez mon médecin ? Vous avez une décharge ? Pas besoin de taxi, un ami viendra me récupérer.

Il n’allait pas s’éterniser ici plus que ça. Il avait déjà dû dormir plus qu’il ne faut, il était temps qu’il bouge un peu. Le blond était déjà parti pour attraper son sac qu’on avait déposé près du lit, il avait suffisamment fait le con dans sa jeunesse pour finir à l’hosto une paire de fois, et rien ne s’était jamais aggravé. En une semaine il ne sentait plus rien, il se réparait vite le con.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Dim 23 Mar - 22:14:43


Un réveil difficile

Le docteur hésita un instant. Visiblement, le patient n’avait vu personne avant lui, et n’était donc pas du tout au courant de sa situation actuelle, ni de l’endroit où il avait atterri. Il avait dû s’imaginer que l’ambulance s’était contentée de le mener à l’hôpital le plus proche. Il allait donc falloir lui annoncer qu’il se trouvait à des centaines de kilomètres de chez lui, qu’il ne pouvait pas rentrer pour le moment, et lui expliquer des circonstances inexplicables. Tâche ô combien complexe, surtout pour un chirurgien peu expérimenté en relations humaines. Tant pis, il fallait essayer, et croiser les doigts pour que le grand blond, contre toute attente, se révèle coopératif. Il passa une main un peu embarrassée dans ses cheveux - détachés puisque leur propriétaire n’était pas en laboratoire - tout en suivant Christian des yeux.

« Monsieur Gauthier, je suis désolé, mais je crains que vous ne puissiez pas partir maintenant. »

S’éloignant du lit puisque son patient n’y était plus, il se rapprocha de la porte et s’adossa au mur. Son sourire était toujours là mais s’était légèrement altéré, comme pour afficher des excuses muettes. La main, quant à elle, quitta sa chevelure brune pour se fourrer dans la poche de sa blouse. Son regard se planta dans celui de son interlocuteur, et il continua.

« Vous êtes ici à l’Institut Naicelea. Et contrairement à ce que vous pourriez croire, vous n’êtes pas là à cause de votre accident. Comme vous l’avez dit, vous ne souffrez d’aucune blessure importante. En revanche, nous voudrions vous aider au sujet des hallucinations auxquelles vous faites face depuis quelque temps. Vous devez savoir de quoi je parle, n’est-ce pas ? C’est pourquoi il faut que vous restiez, vous comprenez. »

A présent, attendre la réaction du patient-malgré-lui. Attendre les questions qui allaient venir, forcément, sur un ton méfiant. Et trouver les réponses qui le rassureraient. Voilà. Il n’y avait pas de raisons que cela se passe mal. Après tout, les autres médecins s’en sortaient bien.

Un oiseau se mit à chanter devant la fenêtre, saluant la journée radieuse qui suivait son cours. Les deux hommes ne bougeaient pas et continuaient de se fixer en silence, ce qui ne manquait pas d’occasionner un léger malaise. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans la tête d’un tout nouveau patient de l’Institut ? A son arrivée, Raphaël était ravi, libéré de la prison de St-James, même s’il devait pour cela être enfermé ailleurs. Mais pour tous les autres, comment s’était effectuée la transition entre le monde extérieur et le centre ? Il ne s’était pas vraiment posé la question jusqu’à présent. Il se promit de demander son avis à Erwin quand il en aurait l’occasion. Son collègue pourrait lui donner ses impressions.


Dernière édition par Raphaël A. Lindberg le Sam 12 Avr - 11:14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Dim 23 Mar - 23:28:03

Un haussement de sourcil. La hanse de son sac dans la main, le blond tentait de sonder le médecin. Il ne pouvait pas partir ? C’était quoi encore cette embrouille ? Il s’était juste cassé la gueule comme un cake, pas de quoi le retenir plus d’une journée. Le pire c’est que ce type en blouse avait l’air sérieux, presque désolé… ça ne semblait pas être une trop grosse blague de mauvais goût.

Ses hallucinations ? Chris tiqua, il n’était pas dans la merde là, il se noyait dedans. On était en train de l’enfermer dans un  hôpital psychiatrique… non, là ça allait vraiment pas le faire. Au fil des mots du scientifique, son regard se tourna vers le mur, avec l’espoir de trouver quelque chose à quoi se raccrocher. Les murs ne lui apprendraient rien de plus. Il prit une longue inspiration, plantant son regard dans le scientifique et ouvrit la bouche. Le blond se contenta de souffler, il ne savait même pas quoi dire pour sa défense. Non, c’était carrément surréaliste comme scène. En dix secondes, il venait de passer de mec lambda à timbré à interner, et il ne savait même pas comment réagir. Le silence se fit pesant, Christian semblant assez absent, décontenancé par la nouvelle qu’on venait de lui apporter.
Le sifflement de l’oiseau le fit reprendre pied. Non, sérieux, c’était pas possible là. Il avait une vie, on ne pouvait pas juste arriver comme une fleur et lui dire qu’il était condamné à rester enfermé comme une bête. Il avait des potes, des chiens, des motos, un commerce, des clients. Personne n’allait s’octroyer le droit de décider à sa place de ses actions, et encore moins de l’enfermer. Ces connards en blouse ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Lâchant son sac, le blond se dressa, fourrant ses mains dans les poches de son jean. Son regard se fit plus dur, assez froid.

Vous vous foutez de ma gueule ?

Le blond se retenait déjà de lui cracher dessus, sinon de lui en coller une en pleine face. Il avait déjà eu assez d’emmerdes comme ça. Son mal de crâne le faisait de plus en plus chier, le sifflement de ce piaf lui hérissait le poil. Un acouphène strident sembla décider qu’il s’agissait du moment opportun pour venir lui fendre le tympan. Chris portant la main à son oreille, comme si ça allait arranger les choses. Sa respiration commençait à s’accélérer, le médecin pouvait  voir son corps se mettre progressivement à trembler, sous la tension de la quasi-totalité des muscles de son corps se contractant. Il releva les yeux vers le mur, ses pupilles avaient une fâcheuse tendance à tressauter.  

Un voile d’ombre commençait à ternir la vision de Chris, son corps s’engourdissait peu à peu. Il était à deux doigts de se casser la gueule. Il sortit l’autre main de sa poche, assez perplexe et perdu. Il ne savait plus où il était. La noirceur avait tout englobé, pas comme s’il était aveugle simplement… comme si la monde avait disparu. Sa respiration devenait plus saccadée. Toujours cette migraine qui lui sciait les tempes. Quelque chose l’effleura, de glacial, d’à peine matériel, dans son dos. Le blond fit volte-face, rien. Il n’y avait absolument rien, nulle part. Juste une vague impression de présence sur sa droite. Il y lança son bras au hasard, il sentait quelque chose de solide. La respiration se faisait de lui en plus ardue. Il devait détruire cette chose avant qu’elle ne l’asphyxie. Il envoya son poing dans la forme qui se ne dessinait que dans son esprit.

Le scientifique pouvait apercevoir son patient s’éclater le poing dans un mur, sans aucune formalité. Le retirer dans un grognement de douleur en y laissant une trace assez visible. Le blond recula de quelques pas, ses yeux ne semblaient plus suivre la moindre logique, ses pupilles bougeant frénétiquement, ne se fixant sur rien.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Sam 12 Avr - 11:13:14


Un réveil difficile

Ce fut le comportement étrange du motard, plus que sa réplique cinglante, qui alerta Raphaël. Si l’hostilité était relativement normale étant donné ce que venait de lui dire le chirurgien, les yeux fous l’étaient nettement moins. Le patient, qui parlait tout à fait normalement une minute plus tôt, semblait à présent en proie à l’une de ces crises d’angoisse qui paralysent les voies respiratoires et font trembler tous les membres. Voilà qui n’était pas bon, pas bon du tout. Alors, même si l’impact ornant désormais le mur était loin d’être engageant, il s’empressa de rejoindre le blond, qui vacillait dangereusement sur ses grandes jambes. Passer un bras dans son dos pour le soutenir sans pourtant appuyer le contact plus que nécessaire. Il fallait l’encourager à s’asseoir, sans faire de gestes brusques pour ne pas risquer de finir blessé. Après tout, Christian semblait tout à fait enclin à la violence, qu’elle soit contrôlée ou non.

« Restez assis, je vous prie. Il faut vous calmer, je vous promets que tout ira bien. »

Sur ces paroles, Raphaël passa une main furtive sur le front de son interlocuteur mal en point. Aucun doute possible : soit ce dernier était doté d’une température corporelle nettement plus élevée que la moyenne, soit il était brûlant de fièvre. Le chirurgien hésita un instant. Le patient avait besoin de soin, mais il n’avait rien amené avec lui, persuadé de n’avoir que quelques examens de routine à conduire. Il pouvait aller chercher quelques cachets dans sa chambre toute proche, bien sûr, mais était-il sage de laisser l’armoire à glace seule ? Il resta un moment à l’observer, pesant le pour et le contre. Puis se dirigea vers la porte. Il ne risquait pas grand-chose en parcourant les quelques mètres qui séparaient sa chambre de celle de son patient.

« Je vais vous chercher de quoi vous remettre sur pieds. Je reviens tout de suite, et je compte sur vous pour rester tranquille, d’accord ?»

Et le battant se referma derrière lui. A pas pressés, il traversa le couloir jusqu’à ses appartements, composa à la va-vite le code d’ouverture de la porte et entra dans la pièce qu’il connaissait par cœur. Comme toujours, l’ordre régnait dans la petite chambre. Les médicaments, ainsi que tout son matériel personnel, étaient soigneusement rangés dans l’un des tiroirs de son bureau. Il ne mit pas longtemps à trouver la boîte d’antipyrétiques qu’il cherchait, et prit aussi une seringue et un petit flacon de sédatif, qu’il glissa dans la poche de sa blouse. Au cas-où. Cela pouvait toujours servir. Puis il referma le tiroir, prit un verre propre et alla le remplir au lavabo de sa salle de bain. Il n’avait plus qu’à rejoindre Christian et espérer que les cachets fassent effet. Il aimait le travail bien fait, et ne souhaitait pas particulièrement faire mauvaise figure aux yeux des autres médecins de l’institut en se révélant incapable de gérer une simple crise de panique.

Son verre d’eau dans une main, la boîte de comprimés dans l’autre, il se dirigea de nouveau vers la chambre numéro dix-sept, plus lentement pour ne pas risquer de renverser de l’eau sur le sol. Puis il ouvrit la porte et jeta un coup d’œil vers le lit.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Sam 12 Avr - 13:40:49

Cette foutue migraine reprenait de plus belle, le noir autour de lui commençait vaguement à retrouver quelques couleurs. Sérieux, il avait l’impression d’être quasi-aveugle. Il avait mal de partout, ne tenait plus sur ses pattes, ça sentait mauvais. De vagues sons, passés dans un mixeur, lui parvenaient. Il tourna vaguement la tête, ça avait à peu près une forme humanoïde. Le blond lui aurait bien foutu son poing pour vérifier mais là, franchement, il n’en avait plus la force. Il devait déjà lutter pour ne pas s’écrouler au sol, il devait calmer un peu ses efforts.

Si le médecin n’avait pas été là pour le soutenir, aucun doute que Chris serait tombé. Quand à ce qu’il lui disait, il n’en avait pas la moindre idée. Juste du bruit sourd, sans le moindre sens. Le voilà assis, soit. Brillant, il se sentait déjà mieux. Sa tête semblait enfin décidée à se calmer, tout tournait moins, il était juste crevé. Il finit par se coucher sur le lit, ne remarquant même pas que la silhouette de plus tôt avait disparu. Putain, il avait l’impression d’être en train de crever. Il était en nage, tous les muscles de son corps étaient engourdis, et il n’avait pas la plus petite idée de ce qui se passait autour de lui. Le mécanicien ferma les yeux, tentant de calmer sa respiration qui s’emballait de façon improbable. Son mal de crâne semblait enfin enclin à lui laisser un peu de répit. Merde, il crevait de chaud, et en prime, ses fringues étaient trempées.
Il se redressa, virant son tee-shirt pour le lancer plus loin dans la pièce. Il retomba lourdement, fixant le plafond un moment, essayant de remettre ses idées en place. Rien à faire, son cerveau n’était pas coopératif. Soupirant, il se cala sur le ventre, la tête dans le coussin, il était froid, le bonheur. Il ébouriffa ses cheveux, passant ses doigts sur l’hirondelle tatouée dans sa nuque.

Il n’entendit pas la porte bouger une fois de plus, trop occupé par le bordel dans son propre corps. Le chirurgien pouvait voir l’hydre tentaculaire, à cinq têtes, qui s’étalait sur la quasi-totalité du dos du blond, couverte de sueur. Le crâne brulant et hurlant sur son épaule gauche n’était pas mieux loti, l’hirondelle, elle, était embourbée dans ses cheveux trempés et collants.
Chris avait presque réussi à reprendre une respiration normale. Il était à deux doigts de s’endormir, ses muscles étaient courbaturés, il avait l’impression de venir de passer un entrainement militaire de haut vol. Sérieux, il lui fallait de l’eau, il se sentait se dessécher. Toujours dos à la porte il releva la tête du coussin, apercevant la trace dans le mur et sur son poing.


Fais chier.


Un soupire de plus passant sur ses lèvres, enfouissant de nouveau son visage dans le tissu doux. Sérieux, ça commençait à lui casser sérieusement les couilles.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Mar 15 Avr - 12:24:25


Un réveil difficile

La pièce semblait dans le même état que lorsqu’il l’avait laissée, et le motard accidenté était toujours là. Heureux constat ; le médecin s’attendait presque à ce qu’il ait rampé en dehors de la chambre. Ou au moins en dehors du lit. Mais non, au contraire : le corps fiévreux s’y était allongé, imposant au point de dépasser de chaque côté du matelas. Décidément, la chance lui avait sourit en provoquant la crise du blond : si ce dernier était devenu violent, le médecin n’aurait pas eu la moindre chance de le maîtriser. Doucement, il referma la porte derrière lui avec son pied, et s’avança de nouveau vers celui qui semblait endormi. Il ne s’aperçut pas aussitôt que celui-ci avait ôté son T-shirt. Ce n’est qu’en s’approchant, à pas silencieux, qu’il se rendit compte que ce qui couvrait le dos de Christian n’était pas du tissu mais de l’encre. Le patient possédait en effet de larges tatouages. Un monstre doté de tentacules, un oiseau et un crâne, nota-t-il en posant le verre d’eau et les médicaments sur la table de nuit. Leur réalisation avait dû être douloureuse. La vision de l’aiguille s’enfonçant entre les couches de la peau s’imposa à son esprit. L’encre était injectée entre l’épiderme et le derme, avait-il lu quelque part, un jour. La précision de la manœuvre devait requérir une grande habileté de la part du tatoueur. Il commença alors à s’imaginer, ouvrant la peau pour observer les pigments plus en détail, découpant de très fines lamelles sur la surface du corps. Secouer la tête. Ce n’était pas le moment de divaguer.

« Monsieur Gauthier, je vous ai apporté de quoi vous sentir mieux. »

Il attendit une réaction, pendant une seconde, puis deux, puis trois. L’absence de réponse immédiate suggérait que l’homme en question s’était assoupi, la tête dans son oreiller, mais sa respiration rapide, rendue bien visible par l’absence de vêtement, indiquait le contraire. Entendait-il ? Peut-être pas, ou peut-être faisait-il exprès d’ignorer celui qu’il tenait pour responsable de son internement. Qu’à cela ne tienne, Raphaël fit tomber deux des cachets dans la paume de sa main – une dose simple n’aurait pas été suffisante pour un individu de ce gabarit, n’est-ce pas ? Puis il se campa résolument à côté du lit et, posant sa main libre sur l’épaule moite du malade, il s’approcha de son oreille pour reprendre, plus distinctement :

« Ne m’obligez pas à vous endormir de nouveau, s’il vous plaît. »

L’injonction sonnait comme une menace, ce qu’il regrettait profondément. Mais il souhaitait vraiment que le patient se décide à coopérer, car il n’avait pas envie de se servir du sédatif. Oui, cette idée lui déplaisait, d’une part parce que le blond risquait d’être d’une humeur encore plus massacrante à son deuxième réveil, et d’autre part parce qu’il avait l’intime conviction que la présence d’un corps inanimé près de lui éveillerait ses pulsions. Mais après tout, la seringue était un instrument qu’il savait très bien manier. La possibilité d’avoir à s’en servir n’était donc jamais exclue.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Mar 15 Avr - 14:33:37

Il n’avait plus la moindre excuse à présent. Comment pouvait-il espérer sortir de là alors qu’il avait réussi à s’éclater dans un mur sans le moindre contrôle ? C’était vraiment trop chiant. La tête dans les coussins, il essayait presque de s’y étouffer. Il était dans la merde, plus qu’il ne l’avait jamais été. Il n’y avait pas la moindre échappatoire. Il avait passé sa vie à faire en sorte de ne jamais avoir de limite, il s’était fait chier pour pouvoir faire uniquement ce qui lui plaisait, quand il le voulait, et voilà où il en était rendu. Il était retenu prisonnier et ne pouvait rien y faire. Il aurait bien eu envie de refaire un trou dans ce foutu mur qui lui collait déjà de l’urticaire, mais ça ne risquait pas d’arranger son cas. Autant essayer de dormir, avec de la chance il se réveillerait de ce cauchemar. Déjà que rien n’avait l’air réel, entre ses hallu et ce centre.

La porte se ferma. Par pitié, on ne pouvait pas le laisser seul cinq minutes ? Ça lui foutait déjà les nerfs d’être coincé dans un hosto, alors si on refusait de lui laisser ne serait-ce qu’une minute pour se remettre, ça n’allait pas le faire longtemps.
Chris senti le poids d’un autre homme sur le matelas. Pas envie de bouger. A la voix, toujours le même médecin. Il préférait rester planqué dans son oreiller. Oui, il boudait comme un gosse pris en faute. En partie par dépit, et en partie par honte. Ouais, ça le foutait mal quand même d’avoir fait une crise. Il préférait faire le mort, au moins pour le moment, peut-être que ce mec allait abandonner et se barrer, ce serait déjà un bon début.
Une main sur son épaule, ça semblait mal parti. Ce type n’allait donc pas le lâcher hein ? Dans un grognement le blond se redressa, lançant un regard dubitatif au chirurgien.

Ça va être dur de me faire bouffer des pilules si je pionce.

Sur ces belles paroles, il attrapa  les cachets pour les avaler. Une chose de fait, au moins le médecin n’allait plus l’emmerder pour qu’il le fasse. Léger soupire, ça commençait à lui faire chier d’être trempé, il avait besoin d’eau froide, au plus vite. Son cerveau avait besoin d’un bon nettoyage au karcher aussi, mais ça, ça allait être plus compliqué. Assis au bord du matelas, il reposa son regard, plus calme, sur le brun.

Y a des douches dans le coin ?
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Jeu 24 Avr - 21:03:38


Un réveil difficile

Satisfait de la coopération de son patient, le brun se redressa et sourit en lui indiquant la porte de la petite salle de bain, à côté. Chacune des chambres de l’internat en était dotée. On y trouvait une douche ou une baignoire selon les préférences, des toilettes et un lavabo, ce qui participait grandement au confort des patients – ainsi que de tout le personnel logé dans l’enceinte de l’Institut. Devoir partager des salles d’eau communes n’aurait certainement pas été au goût de tout le monde, et aurait renforcé l’atmosphère carcérale de l’endroit ; le choix de ces installations était donc parfaitement adapté. Et tant pis pour la facture d’eau, dont le montant exorbitant était de toute façon pris en charge par le maître des lieux. Le géant allait donc pouvoir se rafraîchir, comme il le souhaitait. Il semblait aller un peu mieux, déjà, et passer sous l’eau l’aiderait à chasser le malaise qui l’avait frappé quelques minutes auparavant.

« Pouvez-vous marcher ? Si vous sentez que vos jambes ne tiennent pas le coup, ne forcez pas, d’accord ? »


Mais ses recommandations ne furent apparemment pas utiles, car Christian referma la porte derrière lui sans avoir eu besoin du moindre soutien de sa part. Il récupérait vite. Du moins, pour l’instant, c’était l’impression qu’il donnait. Toutefois, Raphaël décida de rester à proximité, afin de veiller à ce que son patient ne fasse pas de rechute, une fois enfermé seul dans sa salle de bain. Un évanouissement sous l’eau chaude était vite arrivé, après tout. Alors, tranquillement, il vint se poster à côté de la porte, adossé au mur. Et, haussant la voix pour que le blond puisse l’entendre à travers le battant de bois, il continua de parler. Entretenir la conversation lui permettrait de savoir si l’autre allait bien.

« Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis le docteur Lindberg, et je suis votre médecin référent, ici. Si vous avez un problème, vous pouvez m’appeler. Et si vous vous posez des questions, ce qui est tout à fait normal, je ferai de mon mieux pour y répondre. »

Puis il se tut, attendant – espérant – une réponse. D’après ce qu’il avait pu entendre pour le moment, le motard n’était pas du genre bavard, à son grand soulagement. Les moulins à paroles avaient le don de l’agacer. Mais en l’occurrence, il souhaitait la communication. Si son patient acceptait de parler, leurs rapports en seraient facilités dès maintenant, et la tâche si particulière de devoir s’occuper de Christian sur le long terme n’en serait que plus facile. Ce premier contact était donc primordial aux yeux de Raphaël.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Ven 25 Avr - 0:23:35

Salle de bain dans la chambre ? Cool.
Pas que Chris avait horreur des salles d’eau communes, il en avait fréquenté suffisamment pour trouver ça plus fun qu’autre chose, mais là tout de suite, un peu d’intimité lui ferait du bien. Sérieux, les médecins lui collaient de l’urticaire. Il s’y dirigea rapidement, ignorant au passage le scientifique. Ce n’était pas méchant, c’est juste que là, franchement, il avait envie d’être tranquille.
Porte fermée, il souffla doucement, au moins, ici, il ne viendrait pas lui faire chier.
Bon, okay, le blond avait été un peu optimiste quant à son état, il était quand même crevé, un peu de marche rapide et la tête lui tournait. Bon, au moins, il était là où il voulait. Il gicla ses fringues qui n’allaient pas tarder à puer pour se retrouver enfin à poil. Coup d’œil à la porte, nan, ce mec n’allait quand même pas se pointer. Pas que le mécanicien avait tant que ça de pudeur, juste qu’il n’avait pas envie de tirer une gueule d’enterrement devant témoin, parce que oui, là, franchement, il n’avait plus le courage.
Nu comme tout, il se dirigea dans la douche, ouvrant rapidement l’eau froide.

Un frisson le parcouru, il tourna les divers boutons jusqu’à être sûr que ça n’allait pas devenir chaud. Il avait juste besoin de se calmer, pas de faire un bain relaxant. Il pouvait au moins espérer que le contact glacé le réveillerait. Il finit par simplement s’asseoir sur le carrelage, laissant l’eau couler sur sa tête et ses cheveux.
Le doc lui parlait, encore.

Vous leur avez dit quoi à mon entourage ?

Un sourire passa ses lèvres, Tristan avait dû coller la misère aux ambulanciers. C’était la première fois qu’ils n’étaient pas collés au réveil à l’hosto l’un de l’autre. Ils avaient intérêt à l’avoir bien rassuré, sinon ils allaient voir un autre brun en furie débarquer dans cet institut et foutre le bordel pour retrouver son motard. Ce mec pouvait faire plier une montagne.
Le blond envoya le bras pour attraper le gel douche, se levant finalement pour se laver, quand même, il n’était pas handicapé. Laver ses cheveux au passage, flemme de chercher du shampoing, et puis au pire, ça lavait non ?
Réponse reçu, il se rinça tranquillement avant d’éteindre et sortir. Merde. Là il avait l’air con, il avait foncé sous la douche, sans même prendre de quoi se changer. Tant pis, un coup de serviette dans les cheveux, histoire qu’ils ne dégoulinent pas, et attacher la serviette à sa taille. Ça ferait bien l’affaire. Le temps de relever la tête, ses épaules étaient de nouveau trempées à cause de ses cheveux, c’était bien la peine.

Il tendit la main vers une seconde serviette, apparemment pour le lavabo. Sérieux, ça n’avait aucun sens ce genre de trucs. Utiliser quarante shampoings, après-shampoings, gels douche et autres merdes, avec une serviette pour les mains, le corps, les cheveux… pourquoi les gens se faisaient chier comme ça ? Ouais, c’était un bon vieux paysan, et fier de l’être.

Il sorti tranquillement, une serviette autour de la nuque, une autre autour des reins, pour aller s’asseoir sur le lit. Ne pas paraitre crevé, c’était le plus important.

Sinon, j’en ai pour combien de temps ici ?
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Ven 9 Mai - 23:35:37


Un réveil difficile

« Vous leur avez dit quoi à mon entourage ? »

La question était difficile. Même s’il s’y attendait, le chirurgien hésita un petit instant, préparant soigneusement sa réponse pour ne pas assombrir l’ambiance déjà tendue. Et pendant ce temps, l’eau continuait de couler, derrière la porte. Évidemment, il n’avait pas assisté à l’accident, ni au rapatriement du motard blessé à l’institut. A vrai dire, il n’avait pas mis les pieds en dehors du domaine depuis son arrivée, et d’après ce qu’il savait, il n’était pas le seul. Personne ne sortait du bâtiment perdu dans les montagnes, ni les patients, ni les scientifiques. Le transport des nouveaux arrivants, les livraisons de vivres et de matériel, c’était le travail de… qui au juste ? Probablement des hommes engagés par le maître des lieux. On ne les voyait jamais, mais ils devaient être là, dans les hélicoptères qui se posaient parfois, à l’abri des regards, à la limite du parc. En tout cas, aucun moyen de savoir comment s’était passé le contact avec les proches de Christian Gauthier. Avaient-ils au moins été prévenus ? Le scientifique supposa que oui. Après tout, M. Daw ne voulait sûrement pas d’ennuis avec des familles inquiètes et des enquêtes trop poussées.

« Moi ? Je ne leur ai rien dit. Je n’ai pas vu vos proches, à vrai dire. Le contact avec l’extérieur ne fait pas partie de mes attributions. Mais si vous le souhaitez, je pourrai vous présenter à mes supérieurs. Ils vous renseignerons.»

S’éloigner de la porte en entendant le géant sortir, vêtu d’une simple serviette-éponge autour de la taille. Ce dernier avait l’air de mieux se porter après un brin de toilette. Raphaël détailla une nouvelle fois ses tatouages exposés alors qu’il allait prendre place sur le lit. Même ceux-ci avait l’air plus nets, à présent, malgré les gouttelettes qui restaient accrochées à sa peau.

« Sinon, j’en ai pour combien de temps ici ? »

Bien sûr, le temps des questions n’était pas terminé. A celle-ci, par contre, il pouvait apporter une réponse sans obliger le motard à prendre de rendez-vous ennuyeux. Il ne savait pas à quel point celle-ci était sincère, au juste, mais c’était la réponse qu’il devait donner. Lui y croyait plus ou moins, et faisait taire du mieux qu’il pouvait la partie de son esprit qui refusait de croire les dires de ses supérieurs. Un nouveau sourire apparut sur son visage, se voulant aussi rassurant que possible.

« La durée du séjour dépend uniquement de vous. Plus vite vous saurez gérer vos troubles actuels, et plus vite vous pourrez rentrer chez vous. »
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Lun 12 Mai - 16:43:50

C’était quoi ces réponses ? Si on pouvait les nommer ainsi.
On le redirigeait vers d’autres pour une info à la con, et sérieux, c’était quoi cette estimation de son temps de guérison ?  On s’était planté de secteur et on l’avait envoyé aux alcooliques anonymes ou quoi ? Un soupire las passa ses lèvres. Il aurait bien gueulé, foutu le bordel pour qu’on arrête de se foutre de lui…mais là, franchement, il n’en avait pas la force. La seule chose dont il avait envie c’était de dormir comme un gros tas, pour deux semaines au moins. Impossible. Si ce médecin le voyait s’étaler de nouveau, sûr qu’il allait l’emmerder un peu plus. Génial, pas une heure qu’il était réveillé, il en avait déjà sa claque de cet endroit.
Si sa sortie dépendait de lui, autant faire semblant d’être en état. Ce n’était pas le moment de dormir, il s’étira de nouveau, essayant de décoincer son dos qui ne semblait toujours pas d’humeur à le pardonner pour son vol plané.
Peine perdue, joie.

Absence de quelques secondes.
C’était officiel, ça n’allait pas le faire là. Il s’endormait quasi sur place. Chris se leva rapidement, son corps avait sérieusement besoin de bouger pour ne pas juste s’écrouler sur le matelas.  Il s’approcha de la fenêtre pour pousser un rideau et regarder dehors, le soleil l’emmerdait moins, son mal de crâne avait enfin déserté.  
La montagne, cool. Au moins il n’était pas trop dépaysé. Son regard se balada un moment, bon, au moins on l’avait pas trainé en ville, c’était déjà ça. Sinon il aurait vraiment fait un meurtre. Il se redressa, jetant un œil au brun qui l’observait toujours.

Hum… c’est bon hein, j’vais pas sauter par la fenêtre.

Quoi que ça lui ferait bien envie, l’extérieur avait l’air quand même vachement plus sympa que cette chambre.  Le temps de faire craquer son épaule et l’ours commençait à chercher des fringues. Il allait chopper la crève à rester quasiment à poil comme ça. Il vira sa serviette, s’habillant tranquillement, que le chirurgien soit là ou non peu importe. C’pas comme s’il était pudique ou que ce mec n’avait jamais vu un mec à poil.
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MessageSujet: Re: Réveil difficile [pv Raph]   Mer 4 Juin - 14:53:58


Un réveil difficile

Détourner le regard. Non pas que la nudité du blond soit gênante – après tout, le chirurgien en avait vu d’autres – mais il savait d’expérience que fixer le corps de quelqu’un, même d’un point de vue purement professionnel, avait tendance à refroidir l’atmosphère. Se concentrer sur autre chose, donc. Le sol, par exemple. Oui, le sol, c’était bien, juste le temps que le motard se mette au lit et dissimule ses tatouages et sa peau sous les draps. Ensuite, Raphaël ne s’attarderait plus très longtemps dans cette chambre morose : son patient avait visiblement besoin de repos. Et puis, ce dernier semblait impatient de se retrouver seul. Il avait renoncé à poser plus de questions, au grand soulagement du brun, et le ton qu’il avait employé pour sa dernière phrase ne laissait pas le moindre doute quant à son agacement. Le scientifique avait beau ne pas être très doué pour lire le langage corporel d’autrui, certains signes ne trompaient pas. Un peu déçu de ne pas avoir réussi à mettre Christian à l’aise lors de sa première visite, il commença à reculer vers la porte. Cependant, au moment de poser sa main sur la poignée, il se ravisa : tout n’avait pas encore été dit, et sa conscience professionnelle lui interdisait de prendre congé sans avoir rempli sa tâche dans son intégralité.

« Encore une chose. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, mon bureau est à l’étage du dessus. Vous pouvez aussi vous adresser aux autres scientifiques ou au gardien. Et les autres patients n’hésiteront pas à vous aider non plus, j’en suis persuadé. »

Il s’arrêta un instant, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule. Le blond allait-il se souvenir de son nom ? Peut-être fallait-il le lui rappeler ? Non, il parviendrait à s’en sortir. Sûrement.

« Je vous recommande de visiter les lieux dès que vous le pourrez. Des plans sont disponibles à l’accueil, si vous en avez besoin. Quant aux cuisines, elles sont ouvertes toute la journée. Si vous avez faim, n’hésitez pas à descendre au réfectoire. C’est au rez-de-chaussée, vous trouverez rapidem... »

Un léger ronflement l’interrompit. L’autre n’avait pas attendu la fin des explications et s’était endormi sur le lit : il devait être exténué. Raphaël abandonna donc et se tut pour ne pas perturber son sommeil, puis il sortit de la chambre sans faire de bruit. Refermant la porte de la chambre numéro 17 derrière lui, il passa une main dans ses cheveux avec un léger soupir. L’exercice avait été plus difficile que prévu, mais il avait fini par s’en sortir plus ou moins bien. Il méritait une petite pause. Justement, une bouteille de vodka russe l’attendait dans le placard de sa table de nuit. Un verre ne l’empêcherait pas de travailler, et le remettrait sur pieds. Et puis, personne ne saurait, après tout…

[FIN DU RP]
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