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 Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]

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MessageSujet: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Sam 28 Déc - 19:06:27


Et ma main glisse dans ses boucles...




J’ai toujours espéré que nos retrouvailles seraient plus belles que ça. Que tu serais revenu dans mes bras pour m’enlacer, avec ton beau sourire et ton rire qui m’attendri à chaque fois. Que tu aurais râlé pour la forme sur mon poids avant de te blottir encore plus dessus en me demandant de ne jamais le perdre car… cela te plait. J’ai toujours voulu que tout cela se passe dans la joie et la bonne humeur, que l’on s’enlace, peut-être que je… enfin que l’on s’embrasse et que nous passerions la journée ensemble dans les bras l’un de l’autre ou alors à parler de tout ce que nous avons pu faire chacun de notre côté, toi à Cambridge, toi et tes belles compositions que tu mourrais d’envie de me jouer tout de suite, aussi vite. Et moi, ici, à Naicelea, qui te parlerait de toutes les recherches que j’ai pu faire sur ta maladie, du remède que j’aurais pu trouver rapidement finalement et du fait que je pourrais te soigner. Tu aurais sauté de joie, tu aurais encore passé tes doigts tout fins dans mes mèches grisées, tu aurais ris, souris, tu m’aurais encore embrassé en m’enlaçant. Et j’aurais pleuré de joie, encore et encore. Parce que tu le sais, je pleure toujours autant. Voire même plus qu’avant peut-être, je n’en sais rien. Si… plus qu’avant, bien plus qu’avant. Tu sais Thimothy, si nos retrouvailles s’étaient passées de la sorte, je n’aurais pas pleuré de tristesse, loin de là, mais de joie, de joie d’enfin être avec toi, d’être ensemble, comme tout avant, tu sais…

Mais je n’ai jamais espéré nos retrouvailles. Parce que je savais que ça se passerait mal. Quand je suis parti, je m’étais promis de ne jamais craquer et de ne jamais faire d’erreurs à nouveau. Mais ma plus grosse erreur était de partir. Partir. Ne jamais revenir et ne jamais retrouver l’homme que j’aime… J’ai du te faire souffrir, tu dois encore en souffrir, et te revoir me rend heureux comme me fait souffrir, moi aussi, tu sais. Je m’étais dis qu’on ne se reverrait jamais, comme ça au moins, nous n’aurions plus de problème. Pourtant j’en ai pleuré, Thimothy. J’ai pleuré un nombre de fois incalculables dans mon lit le soir, en pensant à toi, en pensant à nous, en pensant à la plus grosse erreur de cette vie, en espérant ne plus jamais… ne plus jamais te voir pour ne pas te faire souffrir encore. Thimothy, je t’ai fait du mal et je m’en veux. Maintenant que je te retrouve, qu’est-ce que je dois faire ? Est-ce que je vais encore te faire aussi mal, tu penses ? Thimothy, il faut que tu me dises tout ce que j’ai à faire parce que maintenant, je le sais, je ne veux plus jamais te faire de mal. Je ne veux plus te laisser comme j’ai pu le faire avant et je n’ai plus envie que tu… me haïsses.


    «« Je vais… Je vais m’occuper de toi, assieds toi ici. »


Ma chambre, ma petite chambre. Elle n’est pas aussi agréable que mon ancien appartement, et je m’en veux je crois. Je vais chercher du linge chaud que je viens poser au niveau de ton ventre, puis vers ton front aussi. Je te donne même un verre avec un médicament avant de te faire t’allonger calmement. Tu sembles épuisé, si épuisé… Et c’est en partie de ma faute. Tu étais plus détendu, avant, quand tu étais avec moi. Et moi j’ai fait empirer ton état. Je passe alors mes doigts bien chauds dans tes boucles pour masser ton crâne pendant un bon moment.

    «« Ca va aller, Thimothy… Ca va aller… »



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MessageSujet: Re: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Jeu 5 Juin - 11:15:22

Je t'ai suivi avec le même pas traînant que celui d'un homme fraîchement déterré. Et c'est le cas de le dire... Je suis pâle, et alors que tu m'entraînes avec toi, tu peux sentir le poids que j'ai perdu, comme si tu avais pu prendre les kilos qui ont quitté mon corps. Je me sens comme euthanasié. Les sentiments ont été si puissants que j'en suis complètement éteint : le torrent de ma haine a poli mon cœur au point où je suis plongé dans une sérénité seulement provoquée par la disparition momentanée de mes émotions. Elles sont pourtant belle et bien présentes, tapies ici et là dans les recoins de ma tête, elles ondoient doucement comme une rivière à présent tranquille, calmée momentanément par le barrage de ma raison, une raison qui impose du calme à ce cadavre qui me sert de corps. Je ne puis plus exploser de rage comme j'ai pu le faire par le passé, je suis trop faible pour ça... Alors la haine reste là, réchauffe mon sang, n'attend qu'une étincelle pour s'embraser, sans plus avoir la même puissance dévastatrice, une puissance pourtant nécessaire pour totalement me débarrasser de son existence.

Enfin, nous entrons dans ta petite chambre. Je la parcours d'un simple regard. Ton odeur vient doucement taquiner mes narines et mes muscles se détendent. Une brusque inspiration plus profonde m'échappe, comme si j'étais un vulgaire noyé que l'on venait de sortir de l'eau. Je lève de nouveau les yeux vers toi et je te laisse m'installer sur ton lit. Il est correctement fait, de nouveau, tu n'as pas laissé un pli sur les draps ou la couverture. D'un regard, je remarque une théière et le paquet de biscuits dans lequel tu as dû piocher plus d'une fois. Déjà avant, ta gourmandise était sans limites... Je me souviens de ces après-midi où tu buvais paisiblement ton thé, grignotant quelques gâteaux bien beurrés, alors que je restais niché contre toi, allongé pratiquement sur ton corps, le nez  blotti dans ton cou. Tu caressais parfois mon dos de ta main libre, ou tu tournais la tête pour déposer un baiser sur ma tempe, égarant ensuite ton nez dans mes boucles brunes, épaisses, ces boucles de cheveux que tu as toujours aimé toucher... Et cela me faisait bien râler, à l'époque, bien que ces plaintes ne soient en réalité que d'autres encouragements.

Je repousse le linge que tu viens m'apporter... Quoi que, non, je le serre entre mes longs doigts, je le plaque contre mon ventre pour me réchauffer. Ta main s'approche, se fond dans mes cheveux épais. Mes boucles s'enroulent doucement autour de tes doigts, alors que je ferme les yeux au massage que tu m'offres. J'hésite puis, prudemment, je m'allonge paisiblement sur ton lit et ouvre les prunelles pour les lever vers toi. Je t'observe de nouveau, en silence, et lève ma main pour effleurer ta taille, la poser sur cette dernière, caresser légèrement la courbe de ton ventre du bout de mon pouce. Je me redresse légèrement. Les muscles de mon abdomen se contractent douloureusement... Je suis curieusement usé. La maladie me ronge, au point où j'en viens à me demander si je ne suis pas atteint du tétanos ou de toute autre infamie. Mon bras se glisse autour de ta taille et te rapproche un peu de moi. Je repose ma tête contre ton ventre et me détends une fois de plus quand tes mains s'évadent dans mes cheveux. Tu sais quel bien cela me fait... Mes yeux se ferment avec une certaine langueur, alors qu'un soupir de satisfaction franchit mes lèvres pâles, ces lèvres toujours abîmées, que ce soit à cause des gerçures ou de mes propres morsures.

Mes doigts effleurent une de tes poignées d'amour, habilement glissée au dessus de la ceinture de ton pantalon. Mes lèvres viennent effleurer le tissus doux de ton pull, une laine douce... J'y presse un instant mon visage, le fourre contre ton ventre pour humer ton odeur, pour me serrer au plus pres de toi. Tu es beau... Tu es beau, mon Benedict, avec tes cheveux qui grisaillent, tes mains si tendrement déposées sur mon corps, tes charmants kilos superflus qui adoucissent ta silhouette. Je m’assois plus correctement. De ma main libre, je redresse légèrement ton pull, découvre ta chemise, et me penche pour déposer un délicat baiser sur ton ventre. Je te libère ensuite, mes longues mains t'offrent une dernière caresse avant que je ne me rallonge sur le lit, ton lit. Je croise les mains sur mon propre ventre et je tourne la tête, frottant le bout de mon nez contre l'oreiller. Tout a ton odeur ici...
_ Puis-je avoir... De quoi boire ?
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MessageSujet: Re: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Dim 15 Juin - 15:10:32


Et ma main glisse dans ses boucles...




Tu m’as attendu. Tu m’as attendu et je me suis lâchement enfui, je ne t’ai jamais donné de nouvelles. Je me suis plaint que cela était difficile mais ce l’était sans doute encore plus pour toi. Mais j’ai tellement refusé de voir cette vérité là que… que je me suis laissé voiler par ma propre souffrance. Je me suis effondré alors que c’est toi qui aurait du sombrer, c’est toi qui a fait naufrage. Je suis ridicule à pleurer. Mais je crois que je suis encore plus ridicule d’être heureux de te voir de nouveau, Robert. J’en suis tellement ridicule. C’est vrai… je n’avais qu’à pas partir, après tout. Rester avec toi, m’occuper de toi, passer tout mon temps avec toi. Et je n’aurais plus maintenant à sécher mes larmes, à me sentir ridicule devant tout regard si froid, à encaisser les coups que tu as pu me donner, un petit peu plus tôt dans la journée. Thimothy, je m’en veux. Mais je n’ai pas le droit de m’en vouloir. C’est à toi de m’en vouloir, et tu as raison. Moi je ne peux que ressasser le passé comme un idiot et écouter toutes les critiques que tu m’offres. Je veux que tu continues. Je veux que tu me craches au visage toute cette haine que tu as envers moi. Je veux comprendre ce qu’il m’a pris de partir sans même prendre le temps de t’expliquer la situation. Tout allait pourtant si bien entre nous, bon sang, Benedict, tu n’es qu’un vulgaire imbécile ! Bon sang… Bon sang, bon sang… Si seulement… Non, voilà que je me plais de nouveau, je n’ai pas à faire ça ! A mon âge, il serait peut-être temps que je devienne un homme et que j’apprenne à encaisser les choses, les émotions, les coups. Il faut que je le fasse.

Je baisse doucement les yeux vers toi alors que tu te détaches déjà de mon corps pour te rallonger. Je ne peux pas m’empêcher de te sourire un peu tristement. Je ne veux pas que tu ais pitié de moi, je ne cherche pas à faire ça. Je ne cherche vraiment pas à le faire et je peux te le promettre. Mais tu me connais, depuis tout ce temps, pas vrai Thimothy ? Tu me connais, tu as l’habitude de me voir m’en vouloir pendant des jours et des jours, des semaines entières, à, parfois, ne plus en dormir la nuit et te réveiller pour te demander si tu m’en veux encore. Et même si tu me réponds par la négative, je trouve le moyen d’angoisser encore. Notre couple a toujours marché ainsi, après tout. Je ne pense pas que cette habitude changera un jour. Je pense que c’est quelque chose qui restera gravé sur les grandes lignes de notre relation, tu ne penses pas ? Mes doigts se tendent doucement et je caresse sa main, je reviens apporter un peu de tendresse le long de ton poignet avant de m’éloigner et aller chercher un verre. Je fais chauffer le thé, tu sais que je ne passe pas une journée complète sans en boire une tasse. Mais, à toi, je t’apporte un petit verre d’eau que je glisse entre tes doigts osseux. Cela m’en ferait presque peur. Je ne sais pas si j’en ai peur… Je crois que je suis trop heureux de te revoir pour avoir peur, là, tout de suite. Je reprends le verre, le rempli de nouveau, et te le redonne. Je n’hésite pas même une seconde à te rapprocher la boite à gâteaux dans un rire gêné. Elle est presque vide, c’est vrai, mais il en reste quelques uns… Et je sais que, contrairement à ce qu’il m’arrive de grignoter, ceux-là te plaisent un petit peu au moins.

Mon regard se perd sur ton visage, sur tes mouvements lents, difficiles. Tu es devenu comme ça à cause de moi et je suis là à ne rien faire à part t’offrir à manger et à boire. Oh, si. Je m’éloigne une seconde de plus et je te confie une couverture que je glisse sur ses jambes et le reste de ton corps. C’est une vieille couverture, je pense que je l’avais déjà quand nous nous côtoyons avant. Un petit sourire m’échappe et je m’assois vers toi pour glisser mes doigts sur ton visage, dans tes cheveux. L’inquiétude se mêle à la joie, c’est un sentiment troublant, Thimothy, tu sais. Je me demande si tu ressens la même chose, toi aussi, en cet instant. Je glisse mes doigts le long de ton corps, par-dessus la couverture, mais ma conscience médicale me reprend finalement et je vais fouiller un petit peu dans mes affaires pour prendre mon stéthoscope, un petit marteau pour tester tes réflexes. Je fais les analyses habituelles, une prudence que je me dois d’appliquer pour tout le monde et encore plus à toi, vu la santé dans laquelle tu sembles te trouver depuis les quelques heures où nous parlons. Je devrais te faire une prise de sang mais je sais que… tu n’apprécies pas forcément, pas vrai ? Ca attendra plus tard. Quoique. Je ne sais plus rien, Thimothy…

    « Tu as vu un médecin, un scientifique, récemment ? »


Le son de ma voix se fait enfin entendre et je note quelques petits éléments sur un papier que je garderai dans mon dossier.


    « Ou il faut que je fasse tes tests ?   »


Je parle encore du travail, comme quand j’étais mal à l’aise, avant, je pense que tu t’en souviens. Je déglutis alors, un petit sourire gêné aux lèvres en hésitant encore et encore.

    « Pardon…  Le côté professionnel prend le dessus, je suppose que tu veux juste… te reposer…   »



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MessageSujet: Re: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Lun 16 Juin - 11:08:16

Tes doigts chauds reviennent caresser ma peau. Je sens leur très douce pression sur mon derme blafard, glacé. Mes veines sont plus visibles que jamais, réseau sanguin qui s'entremêle, dessine sur ma peau de douces arabesques. Je me sens parfois comme ces statuts de marbre, dans les musées auxquelles tu m'emmenais parfois. Lors de ces après midi pluvieux où tu souhaitais pourtant sortir, ces après midi où tu savais me surprendre par ta connaissance de l'art. Tu admirais le délicat tracé des membres dans le marbre, tu soupirais parfois en m'avouant que tu aurais aimé posséder une fibre artistique, une source créative... Mais tu n'avais trouvé ta voie que dans ce qui touche le réalisme, le scientifique, les connaissances aux bases déjà bien solides et qu'on ne cherche qu'à approfondir. Si j'étais l'oiseau qui savait se perdre dans un ciel infini, tu étais la taupe qui creusait, connaissait les tréfonds de la terre, côtoyait les piliers de notre monde. Nous étions si contradictoire, mais l'un sans l'autre, nous n'étions pas complets. J'étais le ciel, tu étais ma terre. J'étais l'ombre, tu étais ma lumière, cette lumière qui savait créer en moi bien des variantes, m'inspirer bien des choses. J'étais l'inspiration alors que tu étais l'expiration, je retenais pour imaginer, je prenais pour créer, alors que tu offrais et donnais tout ce que tu pouvais. Tu restes ancré au passé alors que j'ai besoin d'aller de l'avant. Tu t'enfermes dans tes angoisses alors que je chasse les miennes, au point d'en être totalement inconscient par instant. Tu donnes de la tendresse et je réponds par de la passion, tu m'apportes de la douceur et je te fais subir ma violence, tu m'échanges de ton calme contre ma folie...

J'entends l'eau chauffer et souris finalement doucement quand ton rire timide franchit l'air. Je me redresse légèrement et j'attrape le verre pour le porter à mes lèvres. J'en bois encore quelques gorgées, mais je ne dirais pas non à une tasse de thé, aux saveurs plus intenses et parfumées. Je pourlèche mes lèvres à cette idée. Le thé que tu me prépares est toujours d'une délicate onctuosité, comme ces fois où tu me sauvais d'un mal de gorge à l'aide de quelques cuillères de miel, habilement dissimulées derrière les fragrances du thé. Je tends la main pour refermer mes doigts sur un biscuit et croque dedans du bout des dents. À l'époque, j'arrivais encore à manger un peu... Juste un peu. Les miettes me font tousser, mais je reprends un peu plus de force au goût bien particulier du chocolat bien sucré sur mes papilles. Être allongé me fait plus de bien que je n'aurais pu le croire. Je contracte légèrement mes abdominaux inexistants, sens le bas de mon dos se tendre alors que je trouve la force de m'asseoir et regarder ta chambre avec un nouvel intérêt. Je prends une autre bouchée de mon biscuit, un peu d'eau de nouveau. Tu as toujours pris soin de moi. Quand nous étions ensemble, tu me « forçais » avec tendresse à me nourrir, à ne pas me laisser dépérir. Tu vas chercher la couverture, une vieille couverture aux couleurs usées, ce qui m'arrache un sourire. Je la tire alors sur mes épaules et m'en recouvre, tournant la tête vers toi quand ta main longe mes boucles de cheveux.

Elle descend tendrement le long de ma joue et finit de m'apaiser. Elle longe mon bras, ma taille bien marquée, ma hanche osseuse, avant que tu ne te rétractes soudainement. J'ai pourtant retenu mon souffle... comme si je venais de me faire mordre. La morsure de l'envie, la morsure du désir. L'envie à ce que tu me touches, m'enlaces, m'embrasse. À ce que tu offres un peu de ton amour, assez pour réchauffer mon corps glacé, mon corps délaissé. J'ai essayé de t'oublier, comme tu m'as demandé de le faire. J'ai tenté d'être aimé de nouveau. Sans succès, aucune caresse ne me faisait... autant de bien que les tiennes. Aurais je dû aimer, Moi ? Tu sais bien que je ne sais pas le faire. Je désire, mais je n'aime pas. Je prends, mais je ne donne pas. Sauf à toi. Quand, au bout d'un moment, tu as su capturer ma confiance et la dompter. Je réponds par la négative à ta première question, alors que tu commences à m'analyser. D'abord les réflexes... Assez bons, rien de notable. J'entrouvre ensuite ma chemise, découvrant avec un peu de honte mon torse qui a perdu de sa musculature. Je frissonne au contact froid du stéthoscope alors que tu écoutes mes battements cardiaques... ô combien irréguliers.
Quand tu reposes ton matériel, je glisse une main le long de ta joue en faisant mine de soupirer en levant les yeux au ciel.
_ Arrête donc de parler travail, Bennedict..., je soupire avant de sourire avec douceur. Et, doucement, je t'attire à moi. Mes lèvres sèches, blessées et fissurées, se pressent aux tiennes veloutées. Je lève mon autre main pour la refermer sur ta taille, accrocher ton pull. J'ai besoin de toi. J'ai besoin à ce que tu m'aimes un peu... Les larmes viennent à leur tour dans mes yeux et je laisse échapper un soupir tremblant. Je glisse mon visage dans ton cou, si accroché à toi que je risque de te faire basculer sur moi. Mais ça ne me gêne pas... j'ai envie de t'avoir contre moi...
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MessageSujet: Re: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Sam 30 Aoû - 16:55:36


Et ma main glisse dans ses boucles...




Je te regarde, je te contemple. Je viens de finir les petits tests… Mais je ne sais pas quoi faire d’autre que te regarder. Tu n’es pas un patient comme les autres, toi… Tu es mon Thimothy, mon petit Thimothy, et je prends soin depuis si longtemps maintenant. Cela devrait m’aider, me pousser à vite t’emmener dans un bloc pour avoir du matériel pour te soigner. Tu es malade, je le vois, et les tous petits exercices que je viens de te faire faire le prouve. Je devrais prendre soin de toi plus que quiconque, et pourtant, je te laisse là, sur mon vieux lit. Tu es tout maigre, tout pâle, mon Robert. Et mon cœur bat à tout rompre, j’ai peur… Peur de ce qui est en train de t’arriver. Mais je te vois déjà venir, tu sais, avec ton léger sourire et ta caresse sur mon ventre pour me dire que tout va bien. Je te vois venir… avec ta douceur. Et j’en ai besoin, ça fait… si longtemps que je ne t’ai pas eu à mes côtés. Puis, tout devrait bien aller, au moins ce soir… Et ce n’est plus comme avant, maintenant je peux t’emmener te faire soigner en l’espace de quelques minutes, ce n’est plus comme si je devais prendre ma vieille voiture pour t’emmener à l’hôpital le plus proche, qui se situait à trente minutes de ma maison. De notre maison. De qui aurait pu être… notre maison. Mais je veux pas y penser, pas maintenant. Je veux profiter d’être avec toi, d’être contre toi.
Et là, tu me… tu m’embrasses alors que quelques heures avant, tu m’en voulais comme jamais. Tu as les lèvres toutes sèches, mais j’ai l’impression qu’elles sont toutes douces, tu sais ? Parce que je t’aime et ça me rend heureux de t’avoir contre moi, parce que je t’aime et ça me rend heureux de t’embrasser, et parce que je t’aime et… je t’aime je t’aime je t’aime… Mais tes larmes me brisent le cœur et moi aussi, je pleure. Je sens tes mains sur moi, et je viens te serrer contre mon corps.

    « Je suis désolé… » je te murmure, lentement, en reniflant. « Je t’aime, mon Thimothy…   »


Je me rallonge à côté de toi, et je t’attire contre mon corps. Je prendrai ma tasse de thé après, je crois que c’est bien plus important de t’avoir là, de te sentir entre mes bras, si réel, si vivant. C’est comme si je… ne voulais plus te lâcher et te garder contre moi à tout jamais. Je regrette ce que j’ai pu faire, la façon dont je t’ai lâchement abandonné. Je me sens mal… d’avoir fait ça.


    « Tu veux qu’on se repose un petit peu ? Et tu pourras manger là, j’ai ce qu’il faut et…   »


J’ai un petit peu de mal à croire que tu sois là. Je ne sais même plus comment je dois réagir. Est-ce que tu m’en veux, ou est-ce que tu m’aimes ? Est-ce que tu… veux encore de moi ? Je crois que j‘ai peur…  Alors je reviens embrasser tout doucement tes lèvres, puis je ferme les yeux.




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MessageSujet: Re: Et ma main passe dans ses boucles... [Thimothy]   Jeu 18 Sep - 20:20:11

Je me serre précieusement contre toi. Je t'enlace, je m’agrippe à toi. J'en ai besoin. Tu es chaud et doux... J'en ai tant besoin. Tant besoin. Mes yeux se ferment, je t'embrasse, je frotte ma tête contre toi, j'embrasse avidement ta peau, tes vêtements, je n'y prête aucune attention à dire vrai. Je perds la tête, la faiblesse a fini de me ronger. J'effondre de moi-même les piliers qui me soutenaient, ces vulgaires bouts de bâton qui soutiennent mon âme comme le font les malheureux piquets d'une tente... Une tente qui n'attend que de s'effondrer, de se laisser emporter par ce maelström de sentiments, cette tempête qui m'emporte. L'amour, la rancœur, le désespoir, le soulagement... Ni ma raison ni ma conscience ne souhaitaient lutter contre ce déferlement. Je n'en avais plus la force, je ne voulais plus même discerner ce que je ressentais, je ne voulais plus ressentir. Je souhaitais seulement... Me libérer, me débarrasser de ça, de ce qui m'étouffait. Je voulais que mon cœur batte avec plus de libertés. Je voulais... pour la première fois te confier tout ce qui me faisait souffrir, t'abandonner tous les poids que je m'acharnais à porter. Autrefois, je me forçais à tout garder sur mes épaules, je surveillais mes souffrances comme un chien enragé, je t'empêchais de t'en approcher, de les effleurer...

Mais cette fois... non. Non... J'ai besoin de te confier tout ce que j'ai, j'ai besoin de partager mon fardeau. J'ai besoin de me reposer contre toi, dans tes bras. D'ici quelques jours, je serais de nouveau sur pieds. Tu te rallonges et tu me rapproches de ton corps, avec cette douceur bien particulière, cette tendresse qui me fait fondre. Mes muscles si tendus semblent de coton. Enfin... Ce ne sont plus ces chairs tendues, ces chairs douloureuses, si sèches qu'elles me foudroient à chacun de mes mouvements. Quand tu me serres contre moi, je me glisse sur le côté, je pose une main sur ton ventre rond, glisse mon visage dans ton cou. Je ne devrais pas. Je ne devrais pas le faire. Pas avec toutes ces pensées que j'ai dans la tête. Pas avec ces envies, ces désirs sournois au fond de mon être, au plus profond de mes entrailles. La soif qui assèche ma gorge, la fièvre qui me prend, qui me trempe le front, mais qui me glace le sang. Mon cœur bat plus lentement. Je referme complètement les yeux et me détends. Manger... ? Manger... Non, j'ai simplement soif, je n'ai pas faim. J'entrouvre les lèvres et frôle sa peau du bout de mes lèvres asséchées. J'embrasse sa gorge, un simple baiser, une pression sur son derme. Je sens presque son cœur qui bat, qui résonne contre mes lèvres...

_ Oui... J'ai besoin.... de repos, je crois, je lui glisse à l'oreille. Alors que tes lèvres viennent chercher les miennes, tout mon être parcouru d'un frisson. Et d'un mouvement de hanche, je m'hisse sur toi. Mes jambes se referment sur tes hanches, ton ventre presse le mien alors que je me penche à 4 pattes sur toi, mes mains de chaque côté de ta tête. Je viens chercher tes lèvres une seconde fois, en un baiser un peu plus poussé. La pointe de mes canines vient sensuellement presser ta lèvre inférieure, jusqu'à ce qu'une goutte de sang perle... Une goutte de sang que je m'empresse de cueillir de ma langue, alors que mes mains, finalement, viennent se perdre dans tes cheveux. J'empoigne ton crâne et le rapproche au plus près de moi pour t'embrasser avec toute mon envie, toute ma passion, jusqu'à gémir de douleur. Je me redresse légèrement et prends ta main plus petite que la mienne, la plaquant contre mon torse, la dirigeant même vers mon cœur. Les battements désordonnés s'apaisent au contact de ta main et je reprends alors mon souffle, assis sur le haut de tes cuisses. J'ai peur de ce qu'il peut m'arriver. J'ai peur de te mordre, de te mordre à sang... Mes yeux se ferment et ma tête retombe légèrement. Mes mains caressent tes flancs, ton ventre, se reposent sur tes pectoraux. Je rouvre à demi les prunelles en un geste langoureux avant de me rallonger sur toi.
_ Je ne me sens pas bien... Je suis désolé, Benedict. Je suis désolé.
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