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 Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy

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Dossier médical
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MessageSujet: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Dim 27 Oct - 15:11:46





Je referme la porte de ma chambre derrière moi. Cela fait quelques jours que je suis dans cet hôpital. Au début, je dois avouer que je n’étais pas rassuré. Je ne suis jamais resté aussi longtemps dans un établissement comme celui-là.  Quand j’allais chez le médecin, c’était pour des vaccins ou des prises de sang. Des rituels que doivent supporter tous les enfants. Puis, au bout de mes dix ans, mes parents ne se sont plus occupés de ce genre de choses. A l’époque, j’étais plutôt content. Cela signifiait, plus de piqures ni de seringues. Mais j’ai finalement compris que mes parents me rejetaient. Ce n’était pas flagrant au départ. Puis, peu à peu, ils m’ont considérer comme un poids mort.
Juste ça.

C’est peut-être pour rattraper ces huit ans loin des infirmières et de leurs  horribles médicaments que je me suis retrouvé dans cet étrange manège.

Le couloir étrange du dortoir m’intimide moins qu’avant, même si je ne suis pas totalement rassure. Je jette un regard à droite puis à gauche. Personne. Je me demande si on a des voisins de chambre. On : moi, et Lorian.

J’ai toujours un peu de mal avec mon nouveau colocataire. Avant avec Cecelia, c’était plus simple. On ne se voyait presque jamais. Je partais travailler au supermarché alors qu’elle dormait toujours, l’abandonnant dans ce lit trop grand pour nous deux. Mais le brun n’est pas du tout comme elle. Déjà, il parle moins. Beaucoup moins envahissant. Et chose, extrêmement différente : c’est un homme. Pas les mêmes sensations. Je me sens plus gêné. C’est idiot, j’en suis conscient ! Autre différence, il passe son temps à dessiner. Bien, le pire. Il devait être dans une école d’art avant d’arriver ici. La chance…
Moi, je n’ai jamais réussi à faire quoique ce soit de mes dix doigts.

Je marche tranquillement dans les couloirs. Je ne sais pas vraiment où aller. La plus part du temps je regarde Lorian dessiner. Mais il est parti à son club de dessin. Pas de chance.
Alors, j’erre sans but, comme une âme en peine. Je vais forcement tomber sur quelqu’un au bout d’un moment.  J’espère.
Je sors du couloir des Airs pour changer de bâtiment. Il fait trop chaud dans les couloirs pour je puisse mettre mon manteau rouge alors, je l’ai laissé dans la chambre. Mon jean noir ne va pas très bien avec la chemise blanche et le léger gilet couleur fauve que j’ai enfilé mais c’était tout ce que j’avais !  

Je déglutis. Les couloirs sont nus. Vides. Je rentre dans une salle au hasard. Vide elle aussi. J’ai l’impression d’être dans une maison hantée. Je repense à diverses légendes urbaines à propos d’hôpitaux. … Mouais. Ce n’est pas vraiment une bonne idée en fait. Je marche prudemment comme si j’allais croiser un fantôme mangeur d’être humain à chaque intersection. Je me mords la lèvre inférieure. Si quelqu’un arrivait à ce moment précis, je passerai pour le premier des idiots. Alors, pour me faire reprendre contenance je cherche quelque chose pour me redonner un peu de courage.

Et si je chantais un peu ? Pourquoi pas. J’ai entendu dire que chanter faisait fuir les Fantômes. A moins que ce ne soit les Lutins ou les Grands Méchants Loups ?
Peu importe. Je cherche au plus profond de ma mémoire quelque chose à fredonner. Mon esprit me fait revenir en arrière, dans mon enfance ou ma mère me berçait le soir avant d’aller me coucher. Je me souviens aussi des fêtes traditionnelles qui avaient lieu de temps en temps dans la ville, quand il ne pleuvait pas trop. Il me revient surtout une chanson.
Je commence à siffler l’air. C’est amusant comme ça résonne ici ! Mais quelles étaient les paroles déjà ? Je fais claquer ma langue. Ça m’énerve, je les ai presque !! Ça va forcément me revenir. Je continue de siffloter doucement.

J’oublie les couloirs blancs pour me creuser la tête pour retrouver ces paroles. C’est déjà une bonne chose…
Si j’avais le nom de la chanson ça m’aiderait surement !

Soudain, je claque des doigts. Sally Garden ! Les paroles me reviennent doucement, peu à peu.
Mon cœur s’emplit d’une petite fierté. Je n’ai pas une aussi mauvaise mémoire que cela finalement.
Un sourire apparait sur mes lèvres et je me mets à chanter d’une voix la plus aigüe et fluette que je puisse faire. -Du plus loin dont je me souvienne, ce ne sont que des femmes que j’ai entendu pour ce chant :

Down by the salley gardens my love and I did meet;
She passed by the salley gardens with little snow-white feet.
She bid me take love easy, as the leaves grow on the tree;
But I, being young and foolish, with her would not agree.


Ma voix se meurt. Je ne me souviens plus du second couplet. Zut !
Je m'assois sur une table, croise les bras et lève la tête comme pour appeler à moi les mots qui me manquent. Cependant, je n’y arrive pas. Alors, je baisse mon visage vers le sol et ferme mes yeux dores avant de me remettre en marche.

Je suis tellement concentré que je sursaute en entendant la porte s'ouvrir. Je me redresse.

- Excusez-moi ! J'ai été surpris.  







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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Dim 10 Nov - 18:41:39

J'ai joué du piano toute l'après-midi. Quand enfin, j'ai redressé les yeux, ce fut pour voir le soleil mourir à l'horizon et recouvrir le ciel de son sang... J'ai attendu encore quelques secondes, en silence, les doigts posés sur les touches sans plus jouer. Comme accordant une minute de silence à cette vie qui s'éteint. Comme pour prêter oreille à son dernier soupir, à sa toute dernière prière, alors que chaque minute qui passe lui vole un peu d'énergie, alors qu'à chaque seconde qui découle, son sang s'écoule goutte par goutte. Avant, j'étais totalement absorbé par ma passion... à présent, la mort hante chacun de mes instants. Le silence, aussi. Je ne supporte pas le silence. Dieu merci, je crois entendre un chant. Dans la pièce voisine. Un peu faux, je dois le reconnaître, cette voix aiguë m'arrache une légère grimace. Il commet quelques maladresses, rien de grave, mais un musicien tel que moi ne peut y rester totalement insensible ! Je me redresse, plissant un peu ma chemise blanche. Je porte une veste de costume bleue, un pantalon assorti. Mes cheveux sombres bouclés retombent en quelques mèches taquines devant mes yeux d'un gris pâle mêlé de bleu, un regard rendu plus acéré par ma peau blafarde et mes hautes pommettes. Je ne suis pas très grand... mais affreusement maigre. Je suis malade. Je ne sais pas ce que j'ai, mais... J'ai de terribles difficultés à avaler le moindre aliment solide. Les médecins en viennent à m'injecter des vitamines par intraveineuse... Une horreur.

Je sors de la pièce et je cherche du regard ce chanteur impromptu. Mes yeux se posent sur le jeune garçon. Il semble plus jeune que moi – ce n'est pas bien difficile à faire, je vous l'accorde, à cause de mes cernes mauves qui alourdissent mes paupières. J'hésite puis je lui offre un sourire du bout de mes lèvres pratiquement inexistantes pour ne pas l'effrayer, inclinant légèrement la tête pour le saluer. Ce visage... J'avais déjà pu l'apercevoir. Mes yeux se glissent le long de ses cheveux clairs, se redressent vers l'ambre de ses prunelles. Un véritable petit éclat de soleil. Comme un rayon perdu, un rayon orphelin. Il semble tout aussi perdu qu'un poussin, me regardant avec une telle surprise que j'en ressens comme une certaine satisfaction. À croire que j'ai pu l'impressionner, l'espace de quelques secondes. Ma haute taille en est peut être responsable, ou bien mon physique digne d'un épouvantail... Jeune homme, as-tu pris le temps, comme moi, de contempler la fin du soleil ? La disparition de tes semblables ? Les traces sanglantes qu'ils ont abandonné sur le ciel? Des traces qui auront tôt fait de s'effacer... Non, Thimothy, allons, qu'est ce qu'il te prend ? Depuis des jours à présent, au fur et à mesure que mon état se dégrade, je suis hanté par le sang... J'en vois partout, je rêve de scènes de massacres, de sang qui coule, dégouline, me submerge au point où je m'y noie. Et me réveille en sursaut, les yeux emplis de larmes. Les médecins m'ont donné un traitement de cheval pour calmer tout ça. Mais j'ai mal aux dents. Ma gorge me semble si souvent, bien trop souvent, littéralement asséchée.

_ Bonsoir... Ailill c'est cela ?
Ma voix est grave, douce, dégageant une force toute en opposition de mon corps squelettique. Une voix qui se montre vite passionnée dès que je chante pour accompagner mes musiques... C'est probablement tout ce qui concentre le peu de vie qu'il me reste, avec mon regard. Je m'adosse légèrement au mur et je croise les bras.
_ Je vous ai déjà vu au club... Celui de musique, je le dirige. Thimothy St Jones, pour me présenter, je fais dans un autre petit signe de tête avant de lui désigner la porte entrouverte qui laisse apercevoir le piano de la pièce.
_ Je vous ai entendu chanter, tout à l'heure... Que diriez vous que je vous accompagne au piano ?
Oui, je dois avoir l'air étrange... mais j'aime tellement la musique. Elle pousse mon cœur à battre, mon sang à couler dans mes veines. J'ai besoin d'elle. Elle me nourrit quand les aliments ne suffisent plus, c'est la meilleure des drogues, le plus efficace des calmants. Et j'aimerai, pour une fois, la partager avec quelqu'un. Comme si cette personne aurait pu me sauver si je basculais dans l'overdose...
_ Enfin, si vous le souhaitez, bien entendu...


Dernière édition par Thimothy St Jones le Lun 23 Déc - 22:35:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Ven 29 Nov - 19:09:34





Je déglutis. Cet homme a dû m’entendre. J’imagine que c’était involontaire. J’espère ! L’idée que l’on me surveille me donne des frissons. Tout le monde réagirait de cette façon. Je pense… quoique j’ai entendu parlé de personne. Bref ! Toutes personnes normales ! Cependant nous sommes dans un hôpital psychiatrique alors le nombre de personne logique est … un peu limité.
Je cligne des yeux. Cet homme ne porte pas de blouse blanche. Ce doit être un patient. Et encore un malade ! Un !
       
Mais à part ça, il a un air de scientifique. Je ne parle pas du tout de son regard sombre et sa peau blanche. Presque pas ! Il a une peau encore plus blanche que celle de Lorian ! Et je peux dire que mon voisin de chambre ressemble à un petit fantôme. Je ne vais pas jusqu’à le confondre avec le petit spectre qui est posé sur sa table de nuit mais… quand même !

Je souris. Un grand fantôme mouton ! … oui car ce nouveau venu a de jolis bouclettes brunes. J’ai presque envie de m’approcher pour tirer sur ses mèches !  Mais je n’oserai jamais le faire. C’est un inconnu. La simple idée de me rapprocher de lui me met mal à l’aise. Je préfère le dévisager de loin.

- Désolé de vous avoir déranger. J’espère ne pas avoir  chanter trop faux.

Je ris, gêné.  Un frisson me parcourt, j’ai envie d’aller me cacher dans un coin.

Je n’ai jamais pris de cours de musique. J’aime bien cela … mais je déteste la difficulté. J’ai toujours adoré écouter, regarder les doigts des pianistes courir sur les touches noires et blanches.  Cependant, je sais que je ne pourrais jamais faire quelque chose de pareil. Je suis trop impotent. Je ne sers pas vraiment à grand-chose. Mes parents avaient peut-être raison. Sûrement. Dans ce genre de situation, je me déteste. Un jour, j’ai vu une question de philosophie : Est-ce que notre vie à un sens. Je crois que me concernant, la réponse est toute trouvée. J’aimerai presque en rire… mais je n’en ai pas la force.
Timothy…. Il doit être anglais. Ce nom ne me dit rien. De toute façon même si je l’avais déjà entendu, je ne m’en serai pas rappelé. Je n’aurais pas pu.

Il me propose de chanter avec lui ? Il m’accompagnerait au piano ?

- Je… je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Je n’ai jamais vraiment chanté. C’était juste comme ça !

Je saute de ma table et manque de tomber par terre. Je me redresse aussi rouge qu’une pivoine. C’est certain, plus ridicule on ne peut pas ! Si seulement je pouvais être un escargot pour pouvoir me recroqueviller au fond de ma coquille ! Ho, que la vie est mal faite !!
Je grogne un peu, et me redresse. Je n’ose pas croiser le regard du grand mouton fantôme.
Je préférerais être simple spectateur. Je regrette presque mon ancien statut…

- Je suis désolé, mais je ne connais rien à la musique.







Dernière édition par Ailill Ó Súilleabháin le Lun 3 Mar - 9:52:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Lun 23 Déc - 22:37:14

Il semble assez jeune... A moins que ce ne soit moi qui me laisse une fois de plus berner. J'ai l'air bien plus vieux que mon âge, malheureusement, tant par mes manières que mon apparence. J'ignore de quel mal je suis atteint, les médecins eux-mêmes sont plongés dans l'ignorance. Parfois, je me surprends à penser qu'il doit s'agir d'un cancer. D'une maladie qui me ronge et ne cesse de m'affaiblir. Mon état ne cesse de se dégrader. Je perds régulièrement un kilo, mes traits se creusent, ma peau perd ses couleurs, des vertiges me saisissent, des migraines me clouent au lit, m'obligent à rester dans la plus épaisse des obscurités pour chasser toute douleur. Je deviens plus sensible aux sons, aux odeurs, et mon cœur s'amuse à battre correctement quand cela lui chante. Il s'excuse, un rire gêné franchit ses lèvres, ses yeux fuient les miens. Timide, hm ? Il est vrai aussi que je ne dois pas l'aider à se sentir à l'aise. Pour tenter de le rassurer, j'esquisse de nouveau un petit sourire, du coin de mes lèvres, un sourire discret mais qui donne à mon visage une apparence un peu moins austère. Enfin, je l'espère.

Le voyant tomber, je m'approche d'un pas, inquiet. Est-ce moi qui le met dans un tel état ? Depuis quelques temps, j'ai bien remarqué que.. que j'effrayais de plus en plus de personnes. Benedict le premier. Il n'ose plus vraiment lever les yeux vers moi ou examiner ce squelette que je suis à présent. Mon apparence dérange, ma voix bien trop grave pour mon air blafard surprend. Une voix que je maîtrise à merveilles. Le pauvre garçon est rouge comme une pivoine. Le rouge... Quelle couleur charmante. Mon cœur rate même un battement alors que j'imagine un instant la chaleur de sa peau, et surtout, le sang inonder ses veines, remplir ses capillaires sanguins au point d'en modifier son teint naturel... Non, Thimothy, reprends toi. L'idée du sang me hante.. Sans cesse. J'en vois sur mes mains, je frissonne quand j'en aperçois, je me surprends à imaginer sa saveur sur ma langue. Il serait temps que je prévienne les médecins de mon état... Espérons que cet Institut ne me rende pas fou.

Je lui offre un sourire. J'espère le rassurer.. je retourne rejoindre la pièce que je viens de quitter. Je m'installe à mon piano et je fais craquer un instant mes longs doigts maigres. Puis je les pose sur les touches. J'inspire, puis je commence à esquisser les premières notes de sa chanson. Je ne connais pas cette mélodie... Mais l'entendre, en apercevoir quelques fragments, m'a suffis à ce que je parvienne à en jouer le premier couplet. Quand je joue, j'ai la sensation de changer... totalement. Mes yeux s'illuminent, pétillent de vie. Mon corps si mort se ranime, laisse la passion affluer dans mes cellules, envahir chaque recoin de mon organisme pour le faire vibrer au rythme de la musique, le faire réagir à la moindre petite note que le piano me souffle à l'oreille. Il fut mon premier amant. Celui à qui j'ai tout confié, celui qui m'a aidé à m'épanouir. Celui qui recueille mes peines pour les transformer en joie. La musique est ma passion, est ma raison de vivre. Et j'espère réussir.. à offrir à d'autres tout ce bonheur qu'elle sait me donner.

_ Venez, Ailill ! Approchez ! Chantez moi la suite ! Je lui demande alors qu'un sourire radieux éclaire mon visage. Ma joie est si visible qu'elle en rayonne dans mon regard, que mes traits en sont même adoucis. Je redeviens le jeune homme que j'ai été, un garçon enthousiaste, optimiste, sûr de lui... Pas ce squelette agonisant que je suis à présent. Je lui fais signe même de s'approcher et lui laisse de la place sur le petit tabouret placé devant mon piano. Comme pour l'encourager à reprendre son chant et pour corriger les possibles fautes que j'ai pu commettre, je me remets à jouer les toutes premières notes de la chanson...
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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Ven 24 Jan - 21:44:20





Je me trémousse mal à l’aise. Cette situation est des plus dérangeante. J’ai faillis me casser la figure, et je dois me ridiculiser devant un inconnu. Youpi ! Je voyais exactement ma nouvelle vie comme ça !! Exactement !!! L’homme squelette me dévisage. Je n’aime pas cela. J’ai l’impression qu’on me juge, qu’on me note. Mais le voilà qui sourit. Un sourire très tendre. Je baisse aussitôt la tête. Sous mes mèches blondes, j’esquisse une petite moue timide.
Il se retourne. Je le regarde un instant s’en aller. Il part ? Je pensais qu’il voulait que je chante. Je le suis et passe la tête par l’ouverture de la porte. C’est grande pièce. Avec un grand piano. Et un grand homme brun qui s’installe pour jouer. Je remets mes cheveux blonds derrière mes oreilles.

C’est la première fois que je vois un piano pareil. Mes parents n’étaient pas très intéressés par l’art et la musique et je n’ai jamais eu envie de m’y intéresser. Je pince un peu mes lèvres. Et si j'osais ? Après tout, qu'est-ce que je risque ?  Je suis déjà dans une drôle de situation alors pourquoi se poser des questions.

Ce sont les paroles de cet inconnu qui me  décident.

- Oui Monsieur...  

Je m'approches  en souriant. J'ai perdu ma rougeur. Enfin... je crois.
Je me déplace jusqu'au piano. Il est encore plus grand de près. Et il brille … C'est joli. Il a l'air d'être très bien entretenu. Ce serait l'homme aux cheveux de mouton ?
Je me dandine un peu. Un doux son sort de l'instrument. Je ferme les yeux et je laisse les paroles me revenir lentement.

Il voulait que je lui chante la suite...

In a field down by the river, my love and I did stand
And upon my leaning shoulder, she laid her snow-white hand.
She bid me to take life easy, as the grass grows on the weirs,
But I was young and foolish, and now I am full of tears.


Lorsque la dernière note résonne, je suis à bout de voix. Je suis monté trop haut et j'ai trop  utilisé mes petits poumons. Je suis petit et alors ! Snif... Je ne cherche pas à être bon en art mais c'est injuste qu'à cause de ma petite taille, je n'ai aucune endurance. Je n'ai jamais aimé le sport. Quel qu'il soit ! Malheureusement.

- Vous avez eu ce que vous vouliez. Pourquoi m'avoir demandé ça ?  

Cela aurait tellement mieux si j'avais su chanter. Cela aurait tellement plus joli.  





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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Jeu 22 Mai - 21:06:16

Je connais la moindre touche de ce piano. Depuis mon arrivée, j'ai adopté cet instrument : j'ai pris le temps d'appliquer du vernis sur sa surface, de connaître le plus petit détail, comme la discrète fissure qui parcourt sa surface, les grincements d'un de ses pieds, ou encore la touche un peu capricieuse sous mes doigts, mon annulaire précisément. J'en viens à calquer ma respiration au rythme qui se dégage de chaque mélodie, à sentir mon cœur battre la mesure, pulser dans mes veines, m'harmoniser comme jamais à ce merveilleux instrument. Le piano est l'un de ces instruments qui sait vous toucher l'âme... Un instrument capable d'exprimer autant la violence que la douceur, la joie ou les peines, de transmettre un message ou au contraire, totalement le renfermer, au point qu'une musique peut nous paraître fade, sans aucune saveur. Il est, pour moi, ce qui représente au plus près l'être humain et son âme si torturée, sa personnalité si ambiguë : cacher pour mieux montrer, offrir pour mieux reprendre... Le piano a pu me donner tant de choses, il est encore ce qui me soutient chaque jour qui puisse passer au sein de cet Institut, mais je lui sacrifie, en échange, tout ce que je peux donner : ma vie, mon énergie, même mon esprit. Je pense sans cesse aux partitions, aux chants qui pourraient s'y mêler, à cette touche d'humanité qui finirait de parfaire la musique.

En cet instant, ce fut ce jeune homme, ma Muse, ce garçon à la voix si hésitante, pas des plus justes et chez qui, pourtant, j'ai senti quelque chose. Décelé un indice. J'ai toujours pensé que nous avions tous une musique pour nous représenter, une mélodie pour exprimer ce qui vit sous cette stupide écorce physique, pour servir de voix à cette âme qui brûle au fond de notre être. C'est ce pourquoi, d'ailleurs, dans les enterrements, il m'est important d'entendre de la musique, comme si cela permettait au mort de pousser son dernier soupir, de partager à ses proches un dernier fragment de son être avant qu'il ne s'éteigne, comme lorsque l'on souffle sur une chandelle. Je n'avais pas besoin de tourner les yeux vers lui pour le sentir sourire. Cela s'entendait dans sa voix. J'étais un artiste. Et je voyais dans la musique... Une façon de me rapprocher des hommes. J'étais timide, moi aussi, on ne peut plus maladroit avec les autres. Mais jouer d'un instrument, inviter quelqu'un à m'accompagner... Cela m'aidait à oublier ma solitude, ou même les soucis qui me pesaient. En cet instant, je me surpris à sourire de nouveau alors que j'écoutais finalement non pas seulement sa voix, mais aussi, le sens de ses paroles. Sa voix monte, monte bien trop haut, tire sur ses poumons, avant de brusquement s'évanouir... Cependant, je continue de l'accompagner, jusqu'à marquer les derniers accords et le laisser me questionner. J'écarte mes doigts du piano et prends le temps de les masser longuement.

_ Car j'étais curieux de savoir la suite de la chanson.
Je tourne enfin mes yeux clairs vers lui et je reprends en jouant quelques notes, par simple envie de me défouler.
_ Pourquoi aviez vous cette chanson en tête ? A quoi pensiez vous ?
Oui, je suis curieux... J'ai envie de savoir, de connaître le fil de ses pensées, à quoi cette musique peut être liée en lui. Le pourquoi du comment, oui, c'est ma philosophie. Pourtant, je n'ai absolument rien d'un homme en apparence sociale ou vraiment intéressé par les autres. Je passe toutes mes journées emprisonné dans une pièce isolée, plongée même parfois dans le noir quand la fatigue me gagne.
_ Si vous aimez cette chanson, je pourrais vous aider à la travailler... Ce n'est qu'une question d'entraînement, je continue en cessant de nouveau de jouer, sans pour autant tourner les prunelles vers le garçon, Vous semblez avoir un vrai enthousiasme à chanter. C'eut été plaisant... De vous entendre. Je pourrais peut-être vous aider à mieux accorder votre voix, ou maîtriser davantage votre souffle... Nous n'avons que du temps à perdre, ici, autant l'occuper de façon à s'amuser ou se faire plaisir. Je peux aussi chercher les partitions pour vous accompagner au mieux durant votre chant. Enfin, si tout cela vous intéresse, bien entendu.
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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Mar 12 Aoû - 16:02:36





Tout au long de la chanson, je ne me suis pas tu. Je ne suis pas parti, la tête basse et les joues écarlates de honte. J'aurai pu l'être mais je ne l'ai pas fait. J'étais comme fasciné par les notes. Le piano semblait vivant et la mélodie était si fluide que j'aurais pu la croire sortie d'un court d'eau. Et qu'est-ce qu'une fine rivière sans vie ? Si les croches et les noires pouvaient être des gouttes, alors mes mots étaient des ébauches de poissons. Oui, des ébauches. Mes paroles étaient maladroites. Pas hésitantes mais fausses.
C'est peut-être exagéré mais quand je redescend de mon état de transe, je prend une large inspiration. Un peu comme si je sortais d'un bain glacé.

Je ne pensais pas que mon pays d'enfance me manquerait autant.

Je dois être ridicule par rapport au talent de cet homme brun. Mes doigts s'enroulent nerveusement autour d'une mèche blonde et tirent légèrement dessus. Mes yeux dorés regardent attentivement les mains du pianiste. Grandes et fines. Presque délicates comme celles d'une femme.
C'est étrange de penser cela...

Je relève la tête. Il avait vraiment envie d'entendre la fin ? L'histoire n'était pourtant pas si prenante ou intéressante. Juste le pauvre amour d'un homme qui n'a pas eu le courage d'être heureux. Peu brillant. Mais je sais que ce musicien a vraiment été curieux de connaître la fin de cette chanson. Je le vois dans ses yeux. On dirait deux pierres précieuses.
Ce type doit vraiment être fasciné par la musique ! Un fou !

On pourrait s'entendre... Lors de mon proccès, j'ai beaucoup entendu des remarques me concernant : "malade", "psycopathe" sont les plus récurrents. Pourtant je ne comprend pas. Je ne suis pas fou mais être dans cet hôpital me donne un nouveau départ. Un départ qui doit certainement réserver un bon nombre de rebondissements et d'aventures ! Bref ! Que des choses que je n'ai connu avant. Plus j'y pense plus je me dis que je ne regrette rien. Merci Mary. Ta mort m'a servi à repart d'un bon pied.

- A quoi je pensais ?

J'hésite un peu. Dire que j'avais peur dans ces couloirs sombres est la meilleur façon de se faire passer pour un idiot ! En y réfléchissant, la chanson m'est venu un peu par hasard. Je repensais à certaine chose. A mon travail au supermarché et à la forêt vu en rêve. Ho oui, ce rêve tellement doux. Et ce calme... Cependant, il semble s'estomper peu à peu. J'ai l'impression de m'éloigner de cette délicieuse chaleur. Cela me peine. Peut-être qu'au fond je me disais qu'en me replongeant dans cette chansonnette, je pourrais retrouver ce lac.
Cela aurait pu être aussi pour me rapprocher de mes parents. Ces gens que j'ai laissé derrière moi sans un regard. Cela aurait poignant ! Cette petite histoire larmoyante ! L'envie de retrouver mes racines, me faire pardonner de mes faits et gestes mais non... Je ne regrette pas d'avoir tout plaquer et d'avoir claquer la porte. De toute façon, cela ne les aurait pas dérangé de me jeter dehors alors autant l'avoir fait moi-même. De plus, je n'ai pas eu un seul message après mon départ, même lors de mon procès.

- ... Juste à mon pays natal, fis-je avec un sourire. C'est vrai que cela me rappelle des choses.

Je hausse les sourcils. Cet homme accepte de me donner des cours de chant ? Je fais un drôle de bruit un peu comme une grenouille. Je me racle la gorge pour reprendre contenance. C'est la première fois qu'on me propose cela. J'aime bien chanter mais juste de temps en temps. Un peu comme tout le monde quoi !
Je réfléchis. Mes doigts reprennent leurs mouvements dans mes mèches blondes.

- Hmmm... Pourquoi pas. Je veux bien essayer. Mais vous allez avoir beaucoup de travail !
, finis-je avec un éclat de rire.






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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Mar 19 Aoû - 14:56:59

Le fait que sa voix trébuche parfois, qu'elle s'égare de quelques pas des notes correctes, ne brise pourtant pas la musique. Non pas seulement car mes propres notes pourraient rattraper ses erreurs... Mais parce que je suis sensible à ce qu'il tente d'exprimer. Les sentiments sont parfois forts, bien trop pour qu'on parvienne à les convaincre de respecter leurs limites, pour qu'on puisse les contraindre à ne pas s'écarter d'un bon ton, d'une bonne note. Moi, par exemple, suis bien incapable d'écrire ou de mettre ne serait ce que des mots sur mes ressentis ; la musique a toujours été mon langage par excellence, Mon moyen pour exprimer, m'exprimer, pour me débarrasser de ce qui me ronge, pour soulager mes épaules du poids qui s'y dépose parfois. Comme ces soirs où je caresse les touches, où une musique douce berce les couloirs, alors que je rêve de lui, alors que je me perds paisiblement à l'idée d'effleurer Sa peau, d'écouter son souffle, d'assister à son sommeil pendant que je suis rongé par mes propres insomnies. Comme ces jours où je martèle le piano, où ma haine rugit à chaque série de notes, où le piano frémit sur ses pieds, laisse échapper des cris aigus ou de sourds grondements haineux...

_ Votre pays ? D'où venez vous ? Je continue à le questionner en fronçant les sourcils sous la curiosité. J'avais déjà voyagé, par le passé... En Ecosse, en France, j'ai traversé l'Angleterre. Il y a tant de choses que j'aurais aimées voir. Tant d'endroits où j'aurais souhaité emmener Benedict. Tant de musiques, de rythmes si différents d'un pays à l'autre, que ce soit le rythme bien marqué en Afrique, les douces et délicates mélopées des pays prisonniers des glaces, musiques de Suède, d'Autriche, de Pologne, les melting pot musicaux en Amérique où tous les styles de musique se côtoyaient, où des quartiers étaient essentiellement réservés au Jazz, au blues, que sais je ! La musique est un langage universel, nous avons tous les mêmes notes, nous sommes tous capables de les percevoir et les produire, pas comme ces syllabes qui n'appartiennent qu'à une langue, ces sons qu'on ne peut plus entendre... Regrettais je mon pays ? Non... Je ne sais pas, à dire vrai. Je n'ai jamais eu le temps d'y penser. Jamais eu l'envie de m'y pencher.

Peut-être car j'ai été si empressé de trancher mes racines, d'aller de l'avant, que je n'ai pas pris le temps de me retourner. Les remords ? Les regrets ? Je ne les connais qu'à peine. Je suis un homme davantage tourné vers son futur, vers ce qui l'attend. Vers ce que je peux et dois faire. Me préoccuper de mon passé... ne m'apporte bien souvent que des culpabilités, des culpabilités totalement futiles et dérisoires : je ne peux rien faire pour changer ce qui a été fait. Certes, je peux en tirer des leçons, mais c'est bien la seule utilité qu'on peut lui accorder. Alors qu'est ce qui lui rappelait son pays ? Pourquoi s'y replonger ? Un regard autour de moi m'offrit un semblant de réponses. Car ici, on n'avait plus rien. On n'avait plus nos repères. Le seul que je possédais, et bien... c'était Lui. Benedict. Tout comme j'avais ma musique. Une passion qui m'aidait à trouver un but, quelque chose auquel penser chaque jour qui s'offre à moi. Proposer au jeune homme une telle activité... l'aiderait peut-être à se donner quelque chose à faire. Quelque chose à travailler et sur lequel progresser. Enfin une chose sur laquelle on pouvait exercer un tant soit peu de pouvoir... Après tout, notre maladie nous échappait, ses symptômes aussi... Les médecins eux mêmes étaient complètement dépassés.

_ Oh... Travailler deux heures par semaine devrait suffire et vous apporter un peu d'activités... Cependant, je préférerai travailler le soir, si vous n'y voyez pas d'inconvénients. Que diriez vous de chercher une musique que vous appréciez ? Une musique avec ou sans paroles, un morceau sur lequel nous pourrions travailler sur votre voix et sur lequel je pourrais jouer pour vous accompagner...
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MessageSujet: Re: Down by the Sally Gardens ♪ ~ feat. Timothy    Mer 5 Nov - 18:31:00





Je baisse les yeux vers le sol. Je n'aime pas vraiment me rappeler de mon passé. Mon père et ma mère qui me considéraient comme un raté. Une enfance sans ami et sans avenir. Pour moi, il n'y a pas de passé. Juste un futur dans lequel je dois m'engouffrer à tout prix avant d'être totalement détruit. De brèves souvenirs remontent peu à peu. L'odeur de cigarette dans le hall de l'appartement. Le goût du café lors des pauses à la galerie marchande... Non vraiment je ne veux plus y retourner. Plus jamais !
Je m'étais enfermé dans une sorte de monotonie proche de la maladie dans laquelle j'agissais sans réfléchir. Les semaines, les mois passaient sans que je m'en rende compte. Toujours le même manège. Se lever, aller au travail, prendre un café et un sandwich à la pause, retourner travailler puis rentrer. Se laver puis dormir. Et encore et encore les mêmes journées sans saveur. Avec du recul, j'ai presque envie de vomir. Je n'avais personne à qui parler, à qui me confier. Cela me donnerait presque l'impression de déprimer. presque.
Heureusement qu'il y a eu Mary. Sans elle, que serai-je devenu ? Je caresse machinalement le bracelet à mon poignet. Je ne saurais jamais la remercier assez. Ma petite Mary.
Je me racle la gorge.

- Irlande ..., fis-je entre deux toussotements.

Je n'avais, mais alors, vraiment pas envie d'en parler ! Les chants de mon enfance ont été mon seul petit réconfort. Cela me rappelle quand ma grand-mère était encore en vie et que mes parents étaient attentionnés avec moi. Je foudroie du regard le jeune homme brun. Je lui en veux. Énormément. Il a osé me faire repenser à ces quelques mois passés. Mes tics nerveux sur le bracelet deviennent plus accentué.
Clic, clic, font les perles en plastiques.
Mes yeux prennent une couleur sombre bien différente de leur teinte dorée habituelle. Le bruit du réveil le matin, les heures interminables sans sourire. Mes dents se serrent. Timothy, mon pote, tu es rentré en terrain miné ! Si j'étais toi, je ferai demi-tour fissa ! Mais étrangement, je sens mes joues me lancer. Je me rends alors compte que je souris. Comment ça je souris ? Je passe ma main droite sur le bas de mon visage comme pour lisser une barbe inexistante ou pour dire à mes muscles faciaux de bien vouloir m'obéir.

Je devais vraiment avoir une drôle de tête. Soudain, l'image du type dans Shining jaillit dans mon esprit comme un diable de sa boîte. Mmm... j'espère que je n'étais aussi flippant que lui...

Je regarde longuement cet homme. J'ouvre la bouche avant de la refermer. Est-ce que je dois m'excuser ? Si oui m'excuser de quoi ? Je n'ai rien fait. Si non, alors pourquoi je me sens comme pris en faute ?

A la place, je préfère changer de sujet. Mais de quoi discuter ? Pas du passé, c'est sûr... De musique ? Bonne idée mais je n'ai pas de grande connaissance dans ce domaine. Juste les chants. Et merde ! Voilà ! On retourne au point de départ !

Je fixe longuement l'homme brun. c'est alors une révélation se fait. Il me propose vraiment de faire parti de son club ? ... C'est la première fois qu’on me demande quelque chose comme cela... Faire parti d'un groupe.

Être quelqu’un ...

Je crois rêver.

- J’accepte de faire parti de vote club, dis-tu d'une voix si basse que tu te demandes si l'on t'a entendu.







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