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 Un bon biscuit est un bon ami.

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Celebren : 40
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MessageSujet: Un bon biscuit est un bon ami.    Sam 26 Oct - 10:58:55

J’ai bien dormi, j’ai encore rêvé de ce lieu étrange, celui que je vois dans mes hallucinations. Je me sens tellement bien là-bas, perdu dans la  forêt au milieu de cette clairière.  Je ne distingue pas bien les formes qui m’entourent mais je me sens bien au milieu de ces ombres aux contours rassurant. J’aimerais qu’elles restent auprès de moi pour toujours. Que plus jamais elles ne me quittent … Je suis tellement apaisé, j’ai l’impression qu’enfin la vie et douce et tendre avec moi, que plus jamais je ne serai seul, peu importe ce que je fais ou ce que je suis.
Mais comme souvent j’ai encore oublié de fermer les volets et le jour écourte mes nuits et mes rêves en venant caresser mes paupières.
Je suis heureux malgré tout de me dire que ce soir je pourrais de nouveau visiter ce  monde merveilleux, et qu’en attendant pour me rappeler la sensation délicieuse qu’il me procure j’aurais toujours mes précieux biscuits.
La réalité me paraît tellement cruelle… Je suis toujours seul avec mon sentiment d’angoisse. Je le sens m’envahir, me ronger et tout aspirer en moi. Il crée un grand vide, un néant que seul la nourriture semble pouvoir combler. Alors je me promène toujours avec quelque chose dans mes poches. Parfois des bonbons, des sucettes, mais souvent des petits gâteaux secs, ceux que je préfère.
Mais, je ne suis pas qu’un estomac sur pattes, malgré mon regard absent et éthéré. Je ressens plein de chose, et même que parfois ça me brise le cœur. Pour des petits riens, j’ai l’impression que tout s’écroule. Je suis bête… Je sais que je suis un imbécile qui n’a rien pour lui, dont on se demande même s’il a bien un cerveau. Mon visage n’exprime pas grand-chose des émotions qui me traversent et je ne sais pas non plus les illustrer par des mots. Je me sens prisonnier, j’aimerais que quelqu’un puisse me voir  Moi et pas cette apparence que je ne saurais certainement jamais apprécier.

Aujourd’hui je ne travaille pas, M.Moriarty me laisse une journée de repos chaque semaine. Il est vraiment gentil et puis contrairement à ce que les gens pensent il met tout son cœur dans sa cuisine.  Je suis sûr qu’il ressort épuisé de chacune de ses semaines de travail. Mais les pensionnaires de l’institut sont souvent ingrats avec lui…  
C’est une belle journée en tout cas, même si il fait un peu froid,  je suis bien content d’en profiter. Mais je ne sais pas quoi faire, alors j’erre avec mon paquet de gâteaux dans les couloirs de cette immense bâtisse. Je sens les regards désagréables ou moqueurs de certains de mes camarades d’infortune glisser sur moi et je me sens mal à l’aise… J’ai envie de me cacher dans un trou de souris pour que plus personne ne fasse attention à moi, être invisible, disparaître, mais c’est impossible. Il faut mieux que je trouve un endroit où me réfugier et calmer un peu cette soudaine panique. Mes sourcils se froncent, et j’ouvre la première porte sur mon chemin : la bibliothèque…
Le bibliothécaire n’est pas à son bureau à l’accueil, certainement  parti dans la réserve chercher un vieux bouquin. Heureusement qu’il n’est pas là d’ailleurs, il ne m’aurait jamais laissé entrer avec mes biscuit chéris.

J’entre donc dans ce grand espace livresque, où les étagères massives semblent contenir de vieux bouquins aux éditions uniques.  On dirait la bibliothèque d’un de ces romans fantastiques que j’ai lu, et que le cinéma à magnifiquement bien illustré. J’aime bien lire, je ne lis pas de la grande littérature, ça je le concède, mais je m’intéresse à plein de choses. J’adore les contes et les histoires pour enfants, beaucoup de gens trouve ça futile, mais je perçois de l’angoisse à chaque page…
Elle est grande cette bibliothèque. Il y a même des tables pour travailler, mais il ne semble y  avoir personne pour l’animer de bruit de feuilles froissées, de plumes qui se frottent sur le papier ou de pages qui se tournent, même pas un chuchotement. Mes pas lourds font le pire des vacarmes, mais je suis bientôt arrivé au rayon qui m’intéresse. Je n’ai pas à chercher longtemps pour tomber sur les contes des frères Grimm. C’est un peu tarte à la crème, mais j’adore la tarte et encore plus la crème…
Je me promène encore un peu, jusqu’au fin fond de cette immense pièce, je sais qu’il doit y avoir des tables prés des fenêtres. J’adore lire à la lumière de l’automne, ça me fait quelque chose… Une impression mélancolique que je ne pourrai pas nommer.
Mais je suis surpris de voir  que quelqu’un est déjà installé et je me cache discrètement derrière une étagère, pour éviter son regard et je le l’observe de loin… Ce n’est pas très honnête, je sais bien, mais je pensais être seul et d’un seul coup un homme apparaît comme par magie. Je n’aime pas trop ça, moi qui voulais être tranquille, je suis un peu déçu… Je ne sais pas trop ce qu’il fait, mais je peux voir à quoi il ressemble. On doit avoir un peu prés le même âge, ses cheveux son noirs et bouclés (j’aime bien les gens avec les cheveux bouclés), sa peau est pâle, vraiment pâle, et son visage semble émacié…  C’est vrai qu’il à l’air frêle. Pas petit, ou quoique ce soit d’autre, mais amaigri pour on ne sait qu’elle raison… On dirait un petit oisillon tombé du nid. Ça me fait de la peine, je ne sais pas trop pourquoi, alors je sers un peu plus le livre et mon paquet de gâteaux contre moi.  J’aimerais lui sourire, mais ce n’est que moi, et je ne pense pas lui être d’une grande aide… Pourtant, je suis sûr qu’un petit geste suffirait, pas grand-chose juste un petit truc. Alors je prends mon courage à deux mains, je cache un de mes gâteaux dans ma main et je passe juste à côté de la table pour le déposer sans bruit dans un coin. Peut-être qu’il n’y fera jamais attention et que ma pauvre galette restera à pourrir en ce lieu… Mais peu importe je l’ai fait, et j’en suis très heureux. Ça ne m’empêche pas d’accélérer le pas et de me réfugier quelques étagères plus loin dans une alcôve aménagée de banquettes en cuir un peu usées. Je me précipite et je m’installe de telle manière à pouvoir caler ma tête contre le mur. Je replis mes jambes contre moi et j’ouvre mon livre sans faire attention à la page. Je souris et je sens mes joues se réchauffer.
J’espère que mon petit gâteau le comblera, autant que moi il peut me combler.
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Mer 6 Nov - 0:22:54

Mes mains sont enfoncées dans mes cheveux. Mes boucles épaisses glissent devant mes yeux clos, alors qu'avec lenteur, je masse mon cuir chevelu, dans une vaine tentative de chasser cette fichue migraine loin de mes pauvres neurones. Mes maux de tête sont toujours aussi fréquents, toujours aussi puissants. C'est une véritable torture. J'enchaîne les cachets, les calmants, j'en viens même à abandonner mon piano pour me réfugier dans cette satané bibliothèque, prisonnier de quelques étagères, me réfugiant dans leur ombre pour éviter au maximum les rayons du soleil. Mes cauchemars ne cessent pas. Je rêve de vieilles caves, de longs couloirs seulement éclairés par la lueur des étoiles. Et le pire de tout : d'un silence mortel. Un silence étouffant, oppressant, un silence qui écrase toute vie sous une chape de béton armé. Comme la vierge de fer. Je sentais refermer son étau, transpercer toute vie de ses lames acérées. La vie, c'est un cœur qui bat un rythme, une mesure, c'est le sang qui coule dans les veines, c'est le doux murmure d'une respiration, c'est la sonorité tranquille d'un pas qui s'avance... pas ce silence...

Je finis par relâcher ma crinière et croise mes longs doigts devant mon visage. Depuis que je suis ici, j'ai encore perdu du poids. Tout ce que j'avale me fait régurgiter. Il n'y a que la nourriture liquide qui arrive à prendre ses aises dans mon estomac sans que je n'ai besoin de la recracher. Je n'ai rien de beau, loin de là. Mes traits sont tirés, des cernes violettes alourdissent mes paupières, mes articulations saillantes en découragent plus d'un. J'ai beau dormir la nuit, je me sens tout aussi épuisé le lendemain matin. Je fixe droit devant moi, puis je finis par poser mes mains à plat sur le bois de la table pour me redresser. Je ne vais pas passer toute l'après-midi ici... Et c'est alors que je remarque le petit gâteau que l'on a posé près de moi. Étonné, je le prends entre le pouce et mon index, l'humant en craignant une blague, puis j'en croque un bout tout en regardant autour de moi. J'ai juste le temps d'apercevoir le coupable s'enfuir à pas rapides, et aller finalement se nicher dans une alcôve. Je fronce légèrement les sourcils et je m'approche doucement de sa cachette, aussi discret que lui l'avait été, et c'est à mon tour de prendre le temps de l'observer.

Il semble plus grand que moi. Je détaille avec stupeur ses cheveux mi longs, lisses, d'un mauve à peine croyable. Son visage émane une telle douceur... Je m'en sens curieusement apaisé, et c'est en croyant percevoir d'agréables petits kilos superflus qu'il finit par effacer ma méfiance. Je pense à Benedict, le médecin qui a longtemps veillé sur moi. Un homme à l'embonpoint certain... mais que j'ai toujours trouvé tout simplement sensuel. Ravissant. Excitant. Les courbes me rassurent, me donnent l'envie de m'y blottir, d'y glisser mes mains, les cajoler pendant des heures. J'ai si mauvaise mine à côté de lui, moi dans mes vêtements dans lesquels je flotte, avec ma tronche de déterré, mes traits tirés, mon derme pâle. J'hésite et je lui souris timidement, m'installant finalement à côté de lui. Même à ses côtés, je me sens.. si différent. Je perçois sans mal la chaleur que son corps dégage. Je suis glacé. Je suis gelé depuis des mois maintenant. Je vais finir par porter de gros pulls en hiver...

_ Merci, pour le biscuit.
Ma voix est douce, tendre dans la moindre de ses syllabes. Comme si elle pouvait m'aider à faire oublier un peu cet aspect de mort vivant que je suis obligé de me traîner. Je grignote le biscuit qu'il m'a offert jusqu'à le terminer, puis je joins mes mains sur mon ventre en fermant les yeux.
_ Je n'avais pas encore pu te croiser... Tu es arrivé il y a longtemps ? Je lui demande sans le regarder, profitant de l'alcôve pour me reposer. Et je crois que.. je suis heureux.. qu'on m'ait remarqué. Qu'on ait eu un geste pour moi. Ça me touche terriblement...
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Dim 10 Nov - 15:55:25

Collé la tête contre mon livre, prostré dans mon coin, rempli de ce petit sentiment de bonheur qui avait su me remplir de joie, je n’ai même pas remarqué que je n’étais plus seul. Il a fallu qu’on s’asseye à mes côtés pour que dans un sursaut de surprise je me rende compte que je suis maintenant accompagné. Les yeux rond comme des billes, étincelants d’étonnement et les joues rose, je contemple ce long jeune homme à qui j’avais bien voulu concéder un de mes biscuits, dans l’espoir de lui communiquer toute ma sympathie.  Je crois que je n’ai jamais vu une personne aussi efflanquée …
Pourtant maintenant qu’il est tous prés je peux voir tout le tragique de sa condition physique. Il semble brisé.  Malgré, ce corps aride, comme vidé  de toute vie, je peux y déceler les vestiges d’une certaine beauté.  J’aimerai le détailler encore un peu mais dévisager quelqu’un est impoli.
Je ne sais pas trop pourquoi il m’impressionne… C’est peut-être à cause de cette voix grave, vibrante presque sucrée, qui contraste tant avec son apparence.
Je crois que je me colle un peu plus au mur. Je suis gêné d’être ainsi démasqué. Mais il mange le petit biscuit devant moi et je souris comme un nigaud. Il a l’air d’aimer mon cadeau, ça ne peut pas être quelqu’un de mauvais ! Il se laisse aller alors dans l’alcôve, fermant tranquillement les yeux… Je ne le dérange pas plus que ça, ça me rassure. Je tripote mes doigts, et pince un peu mes lèvres avant de me détendre un peu.


« … Merci, si tu en veux d’autre j’en ai plein… Euh… Je ne suis pas là depuis très longtemps effectivement. Je. Je m’appelle Amaury et toi ? »


Pourquoi j’hurle ? Il est à côté de moi, les yeux fermé, il doit chercher le calme, il a l’air si fatigué. Je me reprends. Je me demande malgré tout s’il ne se moque pas de moi… Plus je l’observe et plus je me dis qu’il en est incapable,  sa souffrance est trop visible et sa voix trop douce pour une telle chose.  Je m’inquiète un peu de son piteux état, et ma main vient effleurer la sienne dans l’espoir de susciter une réaction. Mais c’est moi qui suis saisi de sentir sous mes doigts sa peau glacée. Je crois qu’un frisson parcours mon dos… Je ne peux pas le laisser comme ça … Il doit-être frigorifié.
Pour une foi, je ne me suis pas couvert comme un oignon pou rien (oui, j’ai plusieurs couches de vêtement hein… Ce n’est pas parce qu’on est rondouillard qu’on n’est pas frileux).  J’avais mis  un T-shirt, ma grosse chemise en flanelle bleu  et mon espèce de gilet en laine noir que j’adore mettre dès que la température baisse un peu. Je pouvais bien lui prêter une de mes couches… Alors je pose délicatement sur lui mon gilet, et frictionne doucement ses épaules, j’espère qu’il ne va pas me prendre pour un fou… Je suis inquiet de le voir et de le sentir si chétif, j’ai peur de le cassé comme ça. On pourrait en mettre deux comme lui dans ses vêtements. Ce qui n’est pas vraiment mon cas surtout depuis que je suis arrivé ici… Ma chemise n’est plus aussi ample qu’avant d’ailleurs.


« T’es tout gelé dis-moi… Tu devrais prendre un autre petit biscuit, manger ça réchauffe »

Je ne me connaissais pas de tendance mère poule, mais là j’ai l’impression de couver un petit poussin abandonné. Il semble si délicat, je crois que je n’ai jamais rencontré quelqu’un de la sorte.
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Dim 10 Nov - 20:07:47

J'ai eu le temps d'apercevoir son sourire avant de refermer paisiblement les paupières sur mes yeux gris veinés de bleu. Sa voix est douce. Hésitante. Je tends l'oreille pour écouter la moindre des syllabes que ses lèvres de velours laissent échapper. Curieusement, rien que le son de sa voix exprime naturellement cette douceur qui semble émaner de son corps, et je ne peux m'empêcher de penser un instant à ce doux ventre qu'il semble vouloir dissimuler. Je me souviens de ces soirées que je pouvais passer à fourrez mon nez contre le ventre de Benedict, à me presser contre lui pour trouver enfin un peu de tendresse, dans l'espoir de chasser ces maux de tête effroyables. On m'a parlé d'une tumeur... J'espère qu'ils se sont trompés. Je devrais ne plus y penser. Oui, je devrais, concentre toi donc sur ce cher Amaury, Thimothy. J'entrouvre alors les yeux pour redresser les prunelles vers lui. C'est à mon tour de le dévisager.. Et sa timidité m'arrache un autre sourire, sincère. Il est attendrissant.

_ Thimothy Saint Baptiste... Hm, je suis ici depuis quelques mois. Je dois avouer que l'endroit est assez impressionnant... mais on y vit bien.

Sa main effleure alors la mienne... la sienne est potelée, surprenante au contact par la chaleur qu'elle émane. Ses gestes sont délicats, attentionnés, alors que moi-même, je me sens comme paralysé par le froid. Mes doigts sont longs, la peau tirée sur mes os leur donne un aspect digne d'une araignée à qui il manquerait trois pattes. Cependant, son geste semble comme leur redonner vie : je les détache pour les appuyer sur le coussin au fond de l'alcôve et m'aider à me redresser un peu. Si ses vêtements sont moins amples, les miens le sont bien trop. Mais je ne me sens pas bien. Je déteste cette maigreur, je déteste ce corps digne d'un épouvantail. À croire que je suis en pleine agonie. Je dois bien être le seul à espérer m'épaissir, à reprendre un peu du poil de la bête. Je ne fais pas fuir les corbeaux, je les attire, à croire qu'ils n'attendent qu'à ce que je m'écroule pour me dévorer. Par contre, les autres... Ils lèvent de moins en moins leurs yeux vers moi, ils ne vont plus vers moi. Je les effraie. Et ils ont sûrement peur de ce que je pourrais leur dire. Si ils savaient, pourtant...

Je ne suis pas un suicidaire, pas un mourant. J'aime la vie, je la croque à pleines dents. Je l'écris dans mes musiques, je la fais ressentir le long des notes que j'esquisse sur un instrument, je suis son messager, son traducteur. Je veux vivre, et pour longtemps encore. J'effleure mon propre ventre, mais aucun relief agréable ou encourageant se fait sentir sous mes doigts, alors je repose en fin de compte mes mains sur mes cuisses. J'ai mis un pantalon plus ample pour les dissimuler, elles aussi, ou on va finir par croire que je suis perché sur des échasses. D'un regard, j'aperçois celles plus charnues d'Amaury, et je surprends mon cœur rater un battement. Il est beau. J'aimerais être comme lui. Je désirerais tellement... être plus épais, pouvoir offrir un corps plus tendre, plus doux, plus accueillant.

Je redresse les yeux avec stupeur quand il pose sur mes épaules frêles son gilet, un simple gilet de laine noire encore réchauffé par son corps. J'y perçois sans difficultés son odeur... mes sens s'hypertrophient, depuis quelques semaines, sauf ma vue. À croire que la faim me pousse à adopter des réflexes de prédateur. Il me frictionne, et je laisse échapper un rire sous la surprise, sous le plaisir. Mes yeux s'en illuminent, mes traits s'en trouvent soudainement éclairés, et je rajeunis de quelques années. La vie éclate sur mon visage, l'espace de quelques secondes, précieuses et rarissimes secondes. Je lève vers lui un regard reconnaissant sans perdre mon sourire heureux.
_ Non merci... J'ai des soucis de digestion, je lui avoue en baissant un peu les yeux et en haussant les épaules, Je ne dois pas trop en manger. Mais merci quand même...
J'hésite et je m'appuie très légèrement sur son épaule en fermant à demi les yeux, faisant mine de m'intéresser au livre qu'il lisait.
_ C'est quoi, ton livre ?
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Lun 23 Déc - 16:36:25

J’ai toujours eu honte de ce que j’étais… Je n’ai pas eu besoin des autres et de leurs remarques désobligeantes pour avoir du mal à assumer mon reflet dans le miroir. Au-delà de ma timidité maladive, je pense que c’est en partie  pour cela que je me mets constamment en retrait, que je suis éternellement passif face à ce qui m’arrive. Je tremble à chaque pas, et je me suis fait un point d’honneur à être le plus transparents possible. Mais parfois j’oublie tout… Ces moments d’allégresse, je ne peux les vivre qu’avec des gens un peu spéciaux. Des personnes qui ne voient pas qu’un « jeune homme grassouillet, mal dans sa peau ». Timothy, maintenant je connais son nom, avec son calme et sa docilité m’apaise. Je baisse un peu la garde, ma méfiance s’efface… Il sourit quand mes mains frottent ses épaules dans l’espoir de lui offrir un peu de chaleur. Je ne peux pas m’empêcher non plus : je souris, je souris comme un idiot, je suis ravi, je crois que ce ne m’est pas arrivé depuis longtemps. J’ai peur de lui faire mal, je sens ses os… C’est vraiment une étrange sensation, mais je suis trop heureux pour m’arrêter à ça.

Il a l’air très diffèrent des gens que j’ai pu rencontrer… Je ne suis pas habitué à ce qu’on se montre si doux et docile avec moi. J’ai envie de passer ma main dans ses cheveux bouclés et de réchauffer ses pauvres mains gelées. Je voudrais simplement qu’il soit bien… -Mon côté mère poule devient vraiment inquiétant- Sa tête vient se poser sur mon épaule et je me redresse. Je sens ses boucles brunes qui chatouillent mon cou. Mes mains se crispent sur le livre, je suis un peu gêné, je n’ose même plus le regarder. Il semble prendre ses aises, j’en suis ravi, mais je n’y étais pas préparé. Je ne peux plus me cacher maintenant… Je suis collé à lui, personne n’a jamais été aussi proche de moi. Une chose est certaine au moins : il est confortablement installé. Il semble comme un enfant qui lutte contre le sommeil, ses yeux se ferment, mais sa voix se fait encore entendre.


«  Les contes des frères Grimm… Je sais que c’est un peu enfantin, mais j’aime bien les lire et les relire »


Je bredouille, ma voix reflète tout mon trouble … Je serre le livre contre moi et je regarde encore Timothy, ses cheveux sont vraiment magnifiques. Le sentir contre moi, me désarme, je ne sais pas quoi faire sinon rester contemplatif…  Et pourtant, j’ignore où je trouve le courage de faire ce geste, mais je passe  mon bras derrière son dos pour le serrer un peu plus contre moi, et j’ose même effleurer ses boucles d’ébène qui me fascinent depuis le début. Je remonte un peu plus le gilet sur lui et ma main s’accroche à son épaule.[/justify]

«  Tu peux te reposer contre moi, y’a pas de souci. Je vois bien que tu es fatigué… En plus tu as de la chance, je suis particulièrement douillet et confortable… »
Je prends mon petit air fier et amusé, et je pince une de mes joues bien pleines pour illustrer mes propos. C’est l’une de mes qualités principales, je suis un coussin de très bonne facture et si on venait à me dire le contraire je serai profondément vexé.  


« … En plus je tiens chaud ! »
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Sam 28 Déc - 17:52:01

Il sourit. Il me sourit. J'en suis presque surpris. Son sourire est aussi chaleureux que son corps. J'en viens même à sentir mon cœur se laisser envahir par cette douceur et abandonner un peu la fraîcheur de la solitude. Cela va bien faire des années que l'on ne m'a pas traité avec tant de respect et d'attention. J'ai eu de nombreux amants... Mais la plupart se contentaient de me déchirer avant de m'abandonner sur le lit une fois leur faim apaisée. Moi-même j'ai parfois offert mon corps, donné un peu d'affection, sans jamais recevoir une tendresse digne de ce nom. Seul Benedict savait me l'offrir... Après son départ, j'ai été comme en manque. J'en ai cherché partout, auprès de tous ceux que je pouvais croiser, je me suis même laissé tenter par les charmes vulgaires des demoiselles ! Oui, je suis profondément sexiste, bien que mes bonnes manières suffisent à le cacher. Après cette période, comme un drogué après une cure, j'ai finalement progressivement oublié ce qu'étaient... Ces bons sentiments. Bien que j'aie longtemps continué à en rêver, à l'imaginer. À essayer de me souvenir de ces sensations chaleureuses que j'ai pu partagées comme on cherche à se remettre sur la langue les arômes d'un bon repas.

Son épaule sous ma joue ne présente aucun angle dérangeant. Au contraire, j'y prends même plaisir à appuyer un peu ma tête et je sens mes maux de tête se calmer un peu. J'ai enfin trouvé un coin serein où je peux me détendre. Sa voix elle-même est douce, ne présente aucun ton, aucune parole qui pourrait me brusquer ou remuer un peu trop mes neurones... Elle est hésitante et je retiens un sourire à l'image qui me vient à l'esprit : celle d'un lapereau charnu qui s'extirpe timidement de son terrier et qui ne s'avance que par petits bonds en avant, prêt à fuir au moindre geste brusque ou à la plus petite menace qui pourrait se trahir... Mais il ne risque rien avec moi. Du moins, je l'espère. Depuis quelques jours, mes rêves sont hantés par des visions affreuses. Du sang. Du sang partout. Et surtout, entre mes lèvres. Un sang rouge, chaud, épais. Parfumé. Un sang que j'avale à grandes gorgées pour calmer cet incendie qui embrase mes veines, mes chairs, ces flammes qui me torturent, assèchent mes os, la moindre de mes cellules. Une soif telle que j'en perdrais la raison...

Un frisson m'échappe à ces souvenirs affreux. Je me blottis un peu mieux dans le gilet qu'il m'a prêté, disparaissant un peu plus dessous, je ramène même un coin du tissus près de mon visage. Je savoure son odeur en fermant les yeux. Une odeur douce, légèrement sucrée, comme doit l'être probablement son derme. Je frotte le bout de mon nez contre le tissus doux du gilet. À croire que je suis vraiment un enfant sur le point de m'endormir... Pourtant, ce n'est pas le cas. Je cherche simplement mes points de repère. De quoi le différencier des autres. Depuis le début de ma maladie, je deviens plus sensible que jamais : l'ouïe, le goût, le toucher, l'odorat ou même la vue commencent à prendre de plus en plus d'importance. Auparavant, je ne me fiais qu'à mes impressions...mais mes sensations commencent à empiéter sur mes réflexions, sur mon instinct. L'odeur d'un proche suffit à m'adoucir, alors qu'il y a encore quelques années, j'avais la sensation d'avoir toujours le nez bouché, de ne jamais prendre le temps de détailler le parfum de l'un ou de l'autre... J'en viens à me demander ce qui peut m'arriver.

Il entoure alors mes épaules de son bras. Je suis surpris et je me tends instinctivement un instant en levant un regard étonné vers lui, mais il me rapproche simplement un peu plus de lui. Je retrouve mon sourire et mes muscles se détendent sous ma peau. Il ne me veut pas de mal. Alors je repose ma tête et je ferme à demi les yeux quand ses doigts effleurent mes boucles de cheveux épaisses. Mes prunelles se rabaissent vers son ventre que j'essaye d'apercevoir sous ses vêtements amples, que j'effleure tout en douceur du bout de mes doigts sans oser y poser ma main. Je me presse légèrement un peu mieux contre lui quand il m'y invite et j'ai enfin l'audace de poser simplement mes doigts sur son ventre.
_ En effet, tu es doux et confortable, je complimente dans un grand sourire en fermant les yeux, J'aimerai bien prendre un peu de poids...
Je soupire.
_ Je suis trop maigre, les médecins en viennent à m'injecter des trucs... J'aimerai bien être.. plus agréable. J'ai toujours froid, j'ai mal partout, je me fatigue d'un rien... En plus de ça j'ai l'estomac fragile ! Tu veux savoir ? J'aime terriblement le croissant chaud... Un croissant juste sorti du four et qu'on remplit de beurre salé.. hm...
J'en pousse un petit gémissement mélancolique.
_ C'est ce que je préfère.. Mais depuis que je suis malade, je n'arrive rien à avaler.
Je n'ai jamais autant parlé depuis que je me trouve à l'institut ! Mais je me sens seul.. Et ce garçon a réussi à gagner ma confiance. Comment ? Oh... Par sa douceur et... Ses petits kilos superflus, je dois l'avouer. Il me rappelle Benedict... Et cela suffit à ce que je sois moins farouche avec lui.
_ Et toi, qu'est ce que tu préfères ? Je lui demande en esquissant un sourire.
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Ven 24 Jan - 11:16:32

Comme c’est agréable… J’avais presque oublié que l’on pouvait avoir ce genre de rapport avec autrui. Pas de moquerie, de mépris, de colère ou de haine, mais pour une fois de la douceur, du calme et de la tendresse.  Peut-être que je pourrais devenir ami avec Thimothy ? Peut-être qu’il voudrait bien de moi comme coussin de compagnie ? Qui sait !
Je sens son corps se tendre pour finalement se laisser aller contre moi. Je suis content, je ne lui fais pas peur et ne il ne me prend pas pour un fou.
Je me sens bien, presque aussi bien que dans mes rêves… Non d’ailleurs,  la sensation qui m’envahit est bien plus agréable que n’importe le quel de mes songes. Je n’ai pas besoin de mes petits biscuits pour ressentir le bonheur que peut me procurer le sucre. Non, pour une fois la vie voulait bien être douce avec moi. Je savoure chaque seconde, chaque sourire qu’il m’adresse, je suis sur un petit nuage. Je n’ai jamais eu beaucoup de rapports affectueux avec mon entourage, même avec mes parents, à part ma grand-mère, les autres m’ont toujours terrorisé…
Timothy est mignon, plus je le regarde et plus j’oublie ses os saillants, je ne vois plus qu’un petit museau rose qui tente de se cacher sous mon gilet .Les boucles de ses cheveux  sont douce, ses traits fins… Je suis étonné de ne pas l’avoir remarqué avant, il est pourtant le genre de personne qui me fascine  parce que nous n’avons rien en commun.

Je sens ses doigts se poser sur mon ventre, et  mon visage s’enflamme… Je ne sais pas quoi faire. Mon Dieu… Cette partie de moi que je déteste n’a pas l’air de le déranger, au contraire. Mon cœur bat de plus en plus vite, je n’ose pas enlever ses doigts fins qui semblent y trouver du réconfort. Je dois dire que mon séjour à l’institut n’a pas grand-chose à voir avec un programme d’amaigrissement… Depuis que je suis ici, je suis loin d’avoir maigri… Je n’ai jamais était un garçon filiforme, mais avant, je n’étais pas aussi dodu… Non, je suis devenu douillet en même temps que ces rêves sont venus me hanter. Le sucre, les gâteaux et les bonbons sont devenus indispensables à mon existence. Depuis le funeste été de mes 18 ans, je passe mes journées à grignoter. Après quelques mois, les conséquences on été désastreuses… J’ai du refaire toute ma garde-robe, impossible pour moi de rentrer dans un de mes jeans, ou de mettre un pull ou une chemise sans ressembler à un rôti … Depuis j’essaie de cacher tous ces petits kilos accumulés, mais cela a toujours été peine perdue.
Dire que ce qui m’avait fait venir dans la bibliothèque était l’espoir d’y trouver une cachette…

Je suis encore plus mal à l’aise lorsqu’il me dit ne rien pouvoir avaler. Cela me brise le cœur. Je ne conçois qu’on ne puisse être incommodé par la nourriture, même malade j’ai toujours de l’appétit. Mais je suis réchauffé par le son de sa voix. Il aime les croissants ! Moi, je peux lui en faire des croissants s’il veut ! Tous les jours même ! Je m’emballe un peu, et mais yeux se pose sur lui plein de joie.



«  Je t’en ferai tous les jours si tu veux ! Je fais les meilleurs croissants du monde… Enfin peut-être pas, mais en tout ca son m’a toujours dit qu’ils étaient très bons ! »



J’attrape la main qui traîne sur mon ventre et la serre un peu plus.

« Et gare à toi si tu mange pas mes magnifiques croissants ! »



Je lui pince le bout du nez, en riant. Cette situation me rappelle de vieux souvenirs…. Ce ne sont pas mes parents, malgré leur profession, qui m’ont appris à faire les croissants, mais ma grand-mère il y a très longtemps. Peut-être que je pourrais apprendre à faire des viennoiseries à Thimothy, un de ces jours.
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MessageSujet: Re: Un bon biscuit est un bon ami.    Lun 3 Fév - 14:19:16

Je n'ai pas l'habitude de parler autant. J'en ai la gorge un peu sèche... Une sensation que je ressens de plus en plus souvent. J'essaye de ne pas y penser. Mais je sais que ce n'est qu'un gain de temps quelques minutes. La faim ne me torture pas autant que la soif : elle plante ses griffes dans ma langue, descend le long de ma gorge. Elle semble la mettre en sang, arrachant la peau, les muqueuses, me laissant une sensation de pure sécheresse. Je commence déjà à percevoir ses lacérations incandescentes, ses brûlures qui marquent ma chair, ses crevasses qui la percent. Je ravale ma salive, mais c'est comme engloutir un verre d'acide. Pourtant, il ne fait pas si chaud, ici... Quoi que, je sens le rouge monter à mes joues en sentant son ventre contre mes doigts, son souffle suffisant à faire croître momentanément ce corps si doux. Je n'arrive pas à ne pas penser à Benedict, à ce scientifique que j'aime tant, si adorablement serré dans ses vêtements. J'ai même vu qu'il n'était plus capable de fermer sa blouse... Et dire qu'il parle de faire un régime ! Je n'attends que de glisser mes mains sur son ventre, pincer tendrement ses poignées d'amour, mordre sa peau. Mordre sa peau à pleines dents. Et m'abreuver enfin...

J'écarquille les yeux et je me redresse un peu, comme si avoir un mouvement physique pouvait suffire à me détacher de mon esprit. Comme si mon corps pouvait être plus fort que ma tête. Je ne contrôle peut-être pas mes pensées, mais je suis encore capable de maîtriser mes mouvements... Et c'est le plus important. M'assurer que je peux m'arrêter, que je suis capable de garder les rênes fermement, suffisamment pour qu'aucun geste déplacé ne s'échappe. Et pourtant, je presse très légèrement, tout en tendresse, son ventre. Pour mieux le sentir contre mes doigts, contre ma paume. J'imagine Benedict, j'imagine les rougeurs à ses joues alors que... Non. Ressaisis toi Thimothy. Concentre toi sur ce qu'Amaury dit, ne pense plus qu'à cela, oublie ta soif. La joie dans son regard doux m'arrache un sourire. Je la sens réchauffer un peu mon corps gelé, une chaleur discrète, là, au creux de mes entrailles, blottie dans mon cœur. J'avais oublié... quelle prison de glace peut être la solitude. Quand elle vous pousse à vous barricader, à dresser ces murs glacés entre vos sentiments, vos réflexions, et les autres. J'avais oublié... comme il pouvait lui être facile de fondre grâce à une simple discussion ou un sourire échangé.

_ Oh... Je veux bien en goûter un, quand tu en feras ! Je ne te promets pas de le manger en entier, mais j'essaierai, j'assure avec tranquillité. Je tousse un peu, pour tenter, bien vainement, de libérer mes bronches. Elles me semblent encombrées... Ce n'est pourtant pas le cas. Elles commencent à se resserrer. Mon souffle se fait plus difficile, plus sifflant, comme une crise d'asthme. Le fait qu'il me pince le nez m'arrache un petit rire, mais une quinte de toux sèche me déchire la gorge et je plaque ma main sur mes lèvres. Je me détache complètement pour me relever. Je dois me tenir au mur alors que ma toux manque de me faire régurgiter le peu que j'ai pu avaler, mais je parviens à me calmer à temps...
Rien que tousser m'épuise... Mes jambes peinent à me porter. Mon front est déjà humide de sueur et des frissons me saisissent.
_ Je... Je vais aller boire. Je reviens.
Je tente de le rassurer dans un sourire, mais je suis de nouveau plus pâle que jamais. Mes traits sont tirés sous le malaise et l'inquiétude. Je déteste être dans un tel état.. C'est avec une démarche hésitante, assez faible, que je commence à m'éloigner, m'efforçant de respirer au mieux...
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Un bon biscuit est un bon ami.

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